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Les frontières d’Israël passent-elles par Roissy ? Jeudi et vendredi dernier, plusieurs dizaines de militantes et de militants de la cause palestinienne ont été retenus à l’aéroport de Roissy et empêchés de prendre un avion pour Tel Aviv. Alors qu’elles étaient en possession des réservations et documents de voyage nécessaires, ces personnes se sont vu opposer des refus d’enregistrement ou d’embarquement. Les mêmes scènes se sont produites dans d’autres aéroports européens, notamment à Genève, Bruxelles ou Budapest. Beaucoup ont découvert à cette occasion que les compagnies d’aviation acceptaient de faire le travail de la police. Elles ont en effet cédé ici aux pressions du gouvernement israélien qui les menaçait de devoir rapatrier à leurs frais ces passagers « indésirables ». Ces pratiques visant à empêcher des militants de manifester leur solidarité avec les habitants de Gaza et de Cisjordanie et les atteintes à la liberté de circulation qui en résultent méritent d’être vigoureusement dénoncées.

GUÉANT, NUL TOI-MÊME ! Le ministre de l’intérieur, dans sa détestation de ceux qu’ils présentent comme des immigrés, s’est trouvé une nouvelle cible : les enfants de familles « immigrées » (traduisez originaires du Magreb et d’Afrique), coupables – selon lui – de représenter les deux tiers des échecs scolaires, une statistique qu’il est bien en peine d’étayer.

GUÉANT, NUL TOI-MÊME !

M. Guéant est coutumier du fait : quand il ne tord pas les chiffres pour les plier à son bon vouloir, il les invente pour coller aux instructions de son mentor élyséen. Plus encore, devant le tollé qu’ont provoqué ses chiffres bidon, il rétropédale tout en rajoutant que ces mêmes deux tiers d’enfants sortiraient de l’appareil scolaire sans diplôme. Il faut donc en conclure que, pour Guéant, les enfants « d’immigrés » seraient pour la plupart définitivement nuls et inaptes à la scolarisation. Et, qui sait ? Les chercheurs en éducation, c’est leur expertise, ont immédiatement répliqué au ministre et confronté ses propos aux données existantes. QPC SUR LES CONTRÔLES D’IDENTITÉ. Aujourd’hui, des avocats sur l’ensemble du territoire se mobilisent afin que soit reconnu le caractère anticonstitutionnel des contrôles d’identité tels qu’autorisés par le Code de Procédure Pénale français.

QPC SUR LES CONTRÔLES D’IDENTITÉ

Des centaines de milliers, si ce n’est des millions, de contrôles d’identité ont lieu tous les ans en France en s’appuyant sur l’article 78-2 du Code de Procédure Pénale. Or, cet article viole gravement plusieurs droits et libertés fondamentaux constitutionnellement garantis, tel que la liberté d’aller et venir, le droit à un recours effectif et le principe de l’égalité devant la loi. L’absence de critère précis dans ces dispositions du Code de Procèdure Pénale est source d’arbitraire et ne permet pas un contrôle effectif des motifs du contrôle d’identité par un juge impartial et indépendant tel que pourtant le prévoit, tant le droit international que le droit européen ou le droit national.

Le 23 mai 2011 Signataires : GistiOpen Society Justice InitiativeSyndicat des avocats de France. Une vie entre syndicat et immigrés. Au-delà des liens qui ont en quelque sorte marqué la naissance du Gisti puisque ses fondateurs, étudiants à l’École normale d’administration (Ena) étaient tous syndiqués à la CFDT, nous avons voulu savoir comment ces relations se sont poursuivies dans le temps et, surtout, comment la CFDT s’était saisie des questions d’immigration.

Une vie entre syndicat et immigrés

C’est à travers l’histoire de Patrick Mony, ancien salarié du Gisti présent dans toutes les luttes que l’association a soutenues depuis le milieu des années 1970 et militant de longue date à la CFDT, que nous revenons sur les relations qui se sont tissées entre la CFDT et le monde associatif. Patrick Mony est devenu permanent du Gisti en septembre 1979. Il en a été ensuite le directeur jusqu’à fin 2006. De quand datent vos relations avec la CFDT ?

Je me suis syndiqué juste après la scission de la CFTC et donc à la naissance de la CFDT en 1964. En 1969, je suis parti en Algérie. Quelle était votre fonction à la Cimade ? Pour moi, il y a plusieurs raisons. 6. 9.