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Après le sentiment d’urgence et d’unité politique qui a semblé prévaloir lors des mois avril/mai autour de la question des gaz de schiste, le débat semble prendre une autre tournure. Et les clivages politiques se reformer. Suite au vote animé (voir article lié) des députés sur la proposition de loi Jacob portée au départ par le PS et l'UMP, les sénateurs qui devaient s’exprimer sur le texte le 1er juin ont finalement suspendu la séance (avant de la voter le 9 juin à 166 pour et 152 contre) après des débats non moins passionnés autour notamment d’un amendement devant permettre la fracturation hydraulique à des fins scientifiques. Car si la majorité UMP pointe toujours les dangers de cette technique, elle ne semble pas prête –contrairement à la plupart de la gauche- à fermer la porte aux expérimentations.
Publié le 30/05/2011 à 09:15 Le collectif Ouest Aveyronnais «Non au gaz de schiste» ne désarme pas. Hier matin, place de la République, ils ont pu dire: «On essaie de nous endormir. La lutte n'est pas finie. Avec le système démocratique tel qu'il fonctionne, notre seul moyen de se faire entendre, c'est la rue»... Cette matinée était consacrée aux méfaits des forages sur l'eau.
"Oui, oui, oui" , a répondu Christine Lagarde, quand on lui a demandé sur Europe 1 si elle envisageait des sanctions envers l' industrie pétrolière et une "décision presque autoritaire" de baisse des prix des carburants. Mais les spécialistes du secteur sont sceptiques sur une mesure qui leur semble peu réaliste. La ministre de l'économie a sommé les professionnels d' expliquer pourquoi la baisse récente du prix du baril n'avait pas été répercutée complètement sur les prix à la pompe, comme l'a mis en évidence un rapport commandé à la DGCCRF . Dans une première réponse, les professionnels ont avancé des arguments pour justifier la situation : hausse du dollar face à l'euro ; différence entre le cours du baril brut et ceux des produits finis, dont dépend le prix à la pompe ; brièveté de la période d'étude du rapport de la DGCCRF, quinze jours ne permettant pas d' avoir une tendance fiable. Christine Lagarde pourrait tenter un coup de force pour des réductions sur l'essence et le gasoil.