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Stéréotypes sur les femmes

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Hommes/femmes : Les stéréotypes sont partout, même chez les élèves d’HEC. Par Béatrice Toulon J’ai regardé cette vidéo conseillée par un copain qui l’a trouvée drôle et signe de l’époque.

Hommes/femmes : Les stéréotypes sont partout, même chez les élèves d’HEC

Moi aussi. Mais j’y ai vu aussi autre chose… Juin 2012, cérémonie de remise des prix sur le campus d’HEC. Au milieu de la fête, un petit film réalisé par les élèves avec la participation complice du directeur délégué de l’école, Loïc-Anil Peyrache. Comme on le sait dans notre époque du tout-communication, derrière les messages affichés se trouvent les « méta-messages », involontaires mais bien là.

Je vous propose un petit décodage d’un des nombreux messages à notre inconscient de ce petit films plutôt drôle: Une fille/deux garçons, le ratio d’or Les potaches d’HEC ont reproduit sans y penser le ratio d’or : une fille/deux garçons. Nemo, Rafiki… des héros au masculin Les héros de cinéma qui jalonnent la vidéo d’HEC peuvent être des animaux, mais toujours masculins. Les garçons devant, les filles derrière Je résume : aucune fille n’a de rôle moteur, actif, inspirant.

"La Fabrique des garçons": "On éduque les garçons à l'agressivité, à la compétition, à ne pas pleurer" Comment fonctionne la “fabrique des garçons” ?

"La Fabrique des garçons": "On éduque les garçons à l'agressivité, à la compétition, à ne pas pleurer"

Sylvie Ayral – S’il y a eu beaucoup de travaux sur les femmes dans une approche féministe, il y en a encore trop peu sur les hommes et sur la manière dont se construit leur identité masculine. Dès leur plus jeune âge, on éduque les garçons à l’agressivité, la compétition, à refouler le “je” au profit du “nous” du groupe de pairs, à masquer leurs émotions, à ne pas pleurer.

C’est le prix à payer pour pouvoir dominer, plus tard, presque toutes les sphères de la vie publique. Notre travail consiste à décrypter comment les garçons s’emparent ou non des figures d’hommes virils et dominants auxquelles on les expose. A l’école par exemple, ils subissent une double injonction: on leur dit qu’il faut être obéissants, qu’il faut s’appliquer, mais s’ils sont trop sages, leurs camarades vont les traiter d’intellos, de “gonzesse” ou même, comme on l’entend fréquemment en ce moment, de “soumis”. Vous décrivez, en définitive, une “fabrique de machos” ? Comment j'ai compris que le débat sur «Mademoiselle» et les jouets roses, c'est fondamental. Peut-être que ce qui compte, pour parvenir à l'égalité hommes-femmes, ce n'est pas l'égalité des salaires.

Comment j'ai compris que le débat sur «Mademoiselle» et les jouets roses, c'est fondamental

Peut-être que ce qui compte, c'est la déconstruction des clichés, des préjugés, du langage. Qu’il faut que les femmes aient le même salaire que les hommes pour le même travail, ça me paraît évident. Qu’elles puissent avoir le droit de vote, le droit d’avorter, qu’elles soient traitées en égales, c’est la putain de moindre des choses. Evidemment, il faut se bagarrer pour. Nos ancêtres (merci à elles) se sont déjà bien bagarrées, et elles ont fait un énorme boulot. J’ai un respect infini pour les féministes des dernières décennies. Mais quand même, pardon de le dire, à l’heure actuelle, aujourd’hui, je crois que s’il y a un truc qui me gonfle encore plus que les machos, c’est bien les féministes.

Y a des trucs essentiels, le salaire, le travail, tout ça. Qui est assez con pour penser que puisque les jouets sont roses ça veut dire qu’on est obligées de se mettre à l’aimer ? Voilà. Moi. CERVEAU, SEXE, ET PRÉJUGÉS - France Culture Plus. Les clichés selon Françoise Héritier. Stéréotypes partout. Boulette : carnet de santé / avril 2015 (source : Causette #56)