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DES ARBRES A ABATTRE

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“... je hais Vienne mais je suis quand même forcé de l’aimer... et ces gens sont mes gens et seront toujours mes gens...”

Des arbres à abattre ou l’écriture comme un cri.

Lors d’un “dîner artistique” donné par les époux Auersberger en l’honneur d’un vieux comédien du Burgtheater, le narrateur, assis dans un fauteuil à oreilles, observe l’intelligentsia viennoise, avec qui il avait rompu depuis presque trente ans. Comme la plupart d’entre eux, il a assisté le jour même aux obsèques de Joana, artiste en marge qui s’est suicidée, le dîner mondain ne s’annonçant alors comme rien d’autre qu’une sorte de requiem pour Joana. Alceste moderne, le narrateur, double à peine déguisé de l’auteur, ressasse son exaspération devant ce petit monde étouffant dont l’art semble la seule préoccupation, et rumine son besoin d’écrire enfin tout ce qui l’empêche de vivre. Le spectacle avait été accueilli avec enthousiasme en 2012. Claude Duparfait et Célie Pauthe ont décidé de partager à nouveau avec le public ce réquisitoire dont l’humour désintégrateur se nourrit d’une quête brûlante: retrouver la vraie promesse de l’art, celle d’une pleine respiration.

Les Echos. 2013-09-16~1272@TELERAMA_SORTIR. 11/17 SEPT 13 Hebdomadaire 8 RUE JEAN ANTOINE DE BAIF 75212 PARIS CEDEX 13 - 01 56 79 36 82 Surface approx. 11/17 SEPT 13 Hebdomadaire 8 RUE JEAN ANTOINE DE BAIF 75212 PARIS CEDEX 13 - 01 56 79 36 82 Surface approx. 11/17 SEPT 13 Hebdomadaire 8 RUE JEAN ANTOINE DE BAIF 75212 PARIS CEDEX 13 - 01 56 79 36 82 Surface approx.

2013-09-16~1272@TELERAMA_SORTIR

(cm²) : 842 N° de page : 18-20 Page 3/3 et trente neuf personnages' En le trahissant A la délirante logique de Jules Verne, Sebastien Azzopardi et Sacha Danmo ont prefere la cocasserie de ses personnages pour trousser une sorte dè commedia dell'arte bon enfant Et I on redécouvre soudain l'humour du romancier, sa liberte En ne s attachant qu'a ce qui pouvait sembler anecdotique, en le stylisant comme pour un theâtre de foire ou de marionnettes, le duo nous rend paradoxalement le sel et la poesie joliment désabusée de l'œuvre -F.P.

Figaroscope. Des arbres à abattre - La Colline. 17 Septembre 2013 Isabelle Bournat Du 11 au 28 septembre 2013 Sous-titré « Irritation », ce roman de Thomas Bernhard adapté au théâtre devient sur le plateau une houle textuelle qui s’étire de l’exaspération à vif au ressassement fascinant.

Des arbres à abattre - La Colline

Il fallait oser commencer par un interminable soliloque du narrateur, qui ne bouge pas de son fauteuil à oreillettes pendant près d’une heure. Ce premier et long tableau plonge le spectateur dans l’épaisse prose de Thomas Bernhardt sans que l’on détache les yeux de cet écrivain vieillissant (joué par Claude Duparfait), recroquevillé dans un coin de scène peu éclairé et déversant sur un mode tragi-comique toute l’attraction et la répulsion qu’il éprouve pour une classe viennoise d’artistes bourgeois. Avec la délectation du dégoût et du mépris sur lesquels il s’interroge lui-même, ce narrateur qui n’est autre que Thomas Bernhard, met quasiment en place tous les personnages que nous ne verrons en réalité que beaucoup plus tard. Trois mouvements Durée : 2h10. Théâtre contemporain. 2013-09-11~1058@PARISCOPE_SEMAINE_DE_PARIS. 2013-09-10~1832@LIBERATION_SUPPLEMENT. 10 SEPT 13 Parution Irrégulière Surface approx.

2013-09-10~1832@LIBERATION_SUPPLEMENT

(cm²) : 236 N° de page : 6 Page 1/1 ^ SCENES D'AUTOMNE Deux adaptations de romans de Thomas Bernhard pour bien commencer la saison: le théâtre national de la Colline à Paris fait sa rentrée sous le signe de l'auteur autrichien disparu en 1989. Premier spectacle à l'affiche, Des arbres à abattre, mis en scène par Claude Duparfait et Célie Pauthe, a déjà été présente au même endroit en mai 2O12. De ce récit très autobiographique, ils ont tiré un spectacle particulièrement réussi, fidèle à l'humour très noir de Bernhard, mais aussi attentif à la structure du livre (Libération du 31 mai 2O12).

Claude Duparfait, qui interprète le narrateur venu dîner chez d'anciens amis et retranché toute la soirée dans «le fauteuil à oreilles», estime que dans sa prose, Thomas Bernhard «dévoile une zone de sensibilité et d'émotion» que l'on ne retrouve pas dans ses pièces. Infos - Site officiel La Colline. Du 20 Septembre au 20 Octobre 2016 Petit Théâtre d'après Lydia Tchoukovskaïa, Virginia Woolf, Monique Wittig un projet en trois temps deIsabelle Lafon avec Johanna Korthals Altès, Isabelle Lafon, Marie Piemontese, Vassili Schémann en savoir + abonnez-vous du 2 Novembre au 4 Décembre 2016 Grand Théâtre mise en scèneSylvain Creuzevault Antoine Cegarra, Éric Charon, Pierre Devérines, Évelyne Didi, Lionel Dray, Servane Ducorps, Michèle Goddet, Arthur Igual, Corinne Jaber, Frédéric Noaille, Amandine Pudlo, Alyzée Soudet avec le Festival d’Automne à Paris.

Infos - Site officiel La Colline