Comment rechargera-t-on les voitures électriques? | ParisTech Review. Les futurologues en parlaient depuis plusieurs décennies, mais cette fois-ci c’est sérieux: l’ère du véhicule électrique semble proche. La plupart des grands constructeurs automobiles envisagent d’en mettre sur le marché l’an prochain, et de nombreux consommateurs sont séduits par cette idée. Du Royaume-Uni à la Chine, nombre de pays font pression pour adopter ces véhicules sans pot d’échappement dans lesquels ils voient de réels avantages économiques et environnementaux.
Certains prévisionnistes estiment que d’ici 2030, la part de l’électrique pourrait représenter jusqu’à 86% des ventes de voitures neuves. Pourtant, un facteur subsiste qui freine encore la déferlante. Bien que les voitures électriques deviennent de plus en plus pratiques, de nombreux clients potentiels sont arrêtés par une incertitude de taille: où et comment va-t-on recharger ses batteries? Or leur anxiété se traduit en une perpétuelle hésitation de la part des constructeurs pour passer à une production de masse. Les transports publics de plus en plus sollicités au niveau mondial. IBM vient de publier les résultats de son enquête visant à évaluer la pénibilité des déplacements urbains quotidiens dans plusieurs villes internationales. Appelée IBM Commuter Pain Survey, cette étude a été menée auprès de plus de 8.000 citoyens de 20 villes internationales: Mexico, Nairobi, Pékin, Londres, Montréal, New York ou encore Paris.
Sur les quinze villes interrogées en 2010 et 2011, quatorze ont témoigné d'une amélioration des conditions de circulation depuis trois ans. Mais, paradoxalement, la majorité des sondés affirment avoir ressentit une augmentation du stress et de la frustration liés à leurs trajets quotidiens. Des résultats variables mais prometteurs D'après IBM Commuter Pain Survey, Montréal serait l'une des métropole où la conduite est des plus agréables, et à l'inverse, Mexico serait de loin la pire juste après Shenzhen.
Solutions pour décongestionner les centres-villes Plusieurs initiatives ont été rapportées par IBM dans son étude. Paris, une ville de piétons. Dix ans de « droit à la mobilité », et maintenant. Il y a dix ans, dès sa création, l’Institut pour la ville en mouvement mettait à l’agenda la question du « droit à la mobilité » dans sa charte fondatrice : « pouvoir se déplacer dans nos sociétés urbanisées est devenu indispensable. Les droits au travail, au logement, à l’éducation, aux loisirs, à la santé…, passent ainsi par une sorte de droit générique qui commande tous les autres, le droit à la mobilité ».
Ainsi posée, cette question était moins celle d’un « droit de » (ici : circuler) que celle de la mise en œuvre équitable d’un « droit à » l’accès aux ressources diversifiées dont les individus ont besoin pour se construire. Le contexte territorial était celui d’une diversification des localisations et des rythmes d’activités (travail de nuit par exemple) et des lieux-ressources que les services publics de transport peinaient à suivre. La mise à l’agenda d’un nouveau droit-créance : le droit à la mobilité Des résultats ponctuels, un travail de Sisyphe Des enjeux renouvelés. 41% des Français encore rétifs à l'usage des transports en commun malgré un coût jugé avantageux. Futuribles.