A Cardiff, donner de son temps à la collectivité ouvre les portes à plus de loisirs. Le temps, c’est de l’argent. A Cardiff, l’adage a été remis au goût du jour avec une idée aussi simple qu’universellement reproductible. Etre récompensé pour donner du temps aux autres, tel est l’objectif du TimeBanking. Dans la capitale du pays de Galles, cette initiative est portée par l’United Welsh Association (UWHA), dont l’activité de base est de procurer une aide précieuse aux personnes défavorisées cherchant un logement dans la ville et ses alentours.
Depuis un an et demi, en collaboration avec l’association Spice, l’équipe de l’UWHA se plie en quatre pour proposer à ses membres de s’investir en faveur de la collectivité en échange de bons pour des activités de loisirs. « TimeBanking, c’est un moyen d’encourager, d’inciter et de valoriser le temps que nos locataires membres accordent à leur communauté ou à notre organisation, pour l’aider à améliorer ses services », explique Emma Howells, chargé de ce projet à l’UWHA. Crédits photos : MobileVirgin (Une) / UWHA. Impression Le Cese favorable à une PAC plus territorialisée. Etudiants : pour un parcours d’accès à l’autonomie. Les sociétés vieillissantes changent la face du monde. Des géants démographiques comme l’Inde et la Chine, qui abritent 38% des 6,9 milliards d’humains sur Terre, propageront cette onde de choc qu’est la « mondialisation du vieillissement ». En 2050, un tiers des Chinois auront 60 ans ou plus, conséquence de la politique étatique du wan-xi-shao (mariage tardif, naissances espacées et peu nombreuses) conjuguée à la mesure coercitive de l’enfant unique décrétée en 1979 (lire l’article d’Isabelle Attané dans le numéro du Monde diplomatique de juin).
On peut d’ores et déjà pressentir l’ampleur de la secousse générée par le vieillissement vertigineux du Sud. Peinant pour enrayer les fléaux endémiques qui le tenaillent depuis des lustres, le tiers-monde aura-t-il l’ossature nécessaire pour s’outiller en ressources et en protections sociales pour en assumer les conséquences ? En inaugurant cette ère inédite, les sociétés développées marquent l’entrée théâtrale de son hôte distinctif, l’Homo senectus. Mais la gérontocroissance sème l’inquiétude. 382 locomotives rouillent près de Rouen. Au coeur de la plus grande gare de triage d'Europe, dans la banlieue de Rouen, s'étirent d'interminables files de locomotives. Ces machines diesel et diesel électrique occupent douze voies, sur une longueur de 7 km. Il ne s'agit pas d'un cimetière ferroviaire mais d'un garage pour locomotives et wagons attendant une très hypothétique reprise du trafic fret.
Au cours des dix dernières années, le marché du fret ferroviaire a chuté de moitié : au plus fort de son activité dans les années 1980, la gare de Sotteville-lès-Rouen voyait passer 2 500 wagons par jour. Aujourd'hui à peine une dizaine. Selon le comité de défense du triage SNCF de Sotteville, la moitié des locomotives ainsi stockées, dont certaines ont été réparées sur place, est en état de marche. « Et chaque machine vaut entre 1,5 et 2 millions d'euros.
Faute, selon le comité, de « garage sûr », cet immense convoi ferroviaire est exposé à tous les actes de vandalisme possibles. Moins d'arrêts maladie dans l'économie sociale.