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Idées

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Le débat : « Innovation : avons-nous trop peur de l'échec ? » Le logiciel dévore le monde, quand les codes dominent les objets. Cet article Le logiciel dévore le monde … depuis les Etats-Unis complète et confirme les propos de précédents articles notamment : Google mobility service et Nos systèmes de transport et la révolution numérique, pourquoi cela va tout changer.

Le logiciel dévore le monde, quand les codes dominent les objets

Google Mobility Service, article de Science Fiction, décrivait les services de mobilité que ferait Google en reprenant leur démarche et leur lecture du monde. Le logiciel possède une place centrale. L’autre article rappelle les risques à l’inaction vis-à-vis des codes numériques : "apprenez à programmer ou vous serez programmé". Il devient maintenant évident que la majorité des ruptures que l’on observe sont liées à ce basculement de la valeur vers les logiciels.

Ceci est vrai dans tous les domaines : tourisme, transport, services urbains, banques, éducation, santé… Concevoir et produire en masse des objets sans avoir pris soin de les « enrober » voire même de les « tisser » avec plusieurs couches de logiciels devient risqué voire inutile. Gratuité des transports collectifs. De l’expérience sociale à l’alternative politique. La gratuité des transports collectifs (TC) semble être un sujet tabou dans la société et dans les sciences sociales [1].

Gratuité des transports collectifs. De l’expérience sociale à l’alternative politique

Pourtant, une vingtaine d’agglomérations françaises ont franchi le pas ces dernières années. Analysant l’expérience menée à Aubagne depuis 2009, le passionnant ouvrage Voyageurs sans ticket. Liberté, égalité, gratuité montre que ce silence cache une gêne des décideurs, des chercheurs et des citoyens, en grande partie liée à une incapacité de « penser l’alternative ». En effet, les deux auteurs, l’élue communiste d’Aubagne Magali Giovannangeli et le philosophe Jean-Louis Sagot-Duvauroux, proposent une analyse rigoureuse de la gratuité qui se transforme, au cours de l’ouvrage, en un véritable plaidoyer politique. À Aubagne, la gratuité aurait engendré une politisation des citoyens et un nouveau sentiment de liberté, tout en permettant de construire une alternative concrète à la sphère marchande.

Une expérience sociale de transformation de l’« espace public » Jean-François Marcotte: L’émergence de l’économie des biens communs. Mais pourquoi parler de biens communs en 2012?

Jean-François Marcotte: L’émergence de l’économie des biens communs

La notion de «bien commun» n’est pourtant pas nouvelle! C’est que le bien commun se trouve au coeur d’une nouvelle économie en émergence, qui fait tranquillement sont chemin à l’intérieur même de l’économie mondiale de marchés. Dans l’optique de cette nouvelle mouvance, un «bien commun» est une ressource gérée par une communauté démocratiquement constituée et utilisée de manière à la rendre accessible à tous dans l’intérêt actuel et futur de la communauté. L’émergence de cette économie des biens communs s’inscrit dans la montée d’un mouvement social à l’échelle mondiale et apparaît de plus en plus clairement dans nos radars.

Les sources d’un tel mouvement sont multiples et se rassemblent autour de plusieurs intentions, dont le rejet de l’économie mondiale de marchés, les limites de la société de consommation, la prise de conscience environnementale sur la capacité de la planète à supporter l’exploitation des ressources par les humains.