Les fondements énergétiques de la démocratie. Recensé : Timothy Mitchell, Petrocratia, la démocratie à l’âge du carbone, traduit de l’anglais par Nicolas Vieillescazes.
Alfortville, Éditions è®e, 2011, 14 €. Janvier 2012 : l’Iran menace de fermer le détroit d’Ormuz. Casus belli : les États-Unis envisagent de répondre par la guerre si la république islamique met sa menace à exécution. Ni la répression intérieure du régime contre les mécontents, ni même son programme nucléaire n’ont ces dernières années amené réaction aussi belliqueuse. La raison en est connue : un quart du pétrole mondial transite par le détroit. Timothy Mitchell, politiste et historien spécialiste du Proche-Orient à l’université de Columbia, signe avec Petrocratia un court essai d’histoire globale, bien documenté et stimulant, qui éclaire la corrélation entre sources d’énergie, systèmes énergétiques et systèmes politiques. Charbon et démocratie sociale en Europe Pétrole et colonialisme au Moyen-Orient Les experts imposent leur loi. Diminuer l'éclairage inutile au bureau - Facture d'électricité, LEDs. Les économies d’énergie dans les bureaux, cela commence par éteindre les lumières le week-end ou le soir en partant !
Il n’est pas rare de voir des étages entiers éclairés et déserts en dehors des heures ouvrées. Il peut s’agir d’un oubli, mais dans certains cas, il s’agit simplement d’un employé zélé qui fait des heures supplémentaires, et qui a dû actionner l’interrupteur pour tout un open space, même s’il est tout seul. Il y a là un gisement d’économies à réaliser. C’est l’objectif poursuivi par une société japonaise qui diffuse des tubes LED, à installer à la place des néons habituellement utilisés sur les plateaux de travail.
En soi, la technologie LED est déjà économique. Les tubes LED sont contrôlés par une appli iPad ou iPhone Mais là où cette solution va plus loin, c’est que chaque liminaire dispose de 10 niveaux de luminosité, de zéro à 577 lux. Il pourra pour cela prendre en compte les horaires de travail, par exemple en diminuant la luminosité pendant l’heure du déjeuner. Eole en stock. Les coûts de l’intermittence Les producteurs d’électricité le savent depuis longtemps, tous les kWh ne se valent pas.
Non seulement ils n’ont pas le même coût, mais surtout certains sont garantis, quand d’autres ne le sont pas. La production d’électricité à partir d’énergie solaire et, plus encore, éolienne, est ainsi marquée par une variabilité qui joue non seulement à l’échelle de la journée, mais aussi sur plus longues périodes. En Europe de l’ouest, par exemple, les pics de consommation électrique correspondent aux périodes de froid hivernal et aux chaleurs estivales, c’est-à-dire à un régime anticyclonique marqué par l’absence de vent. Cela n’a guère de conséquence quand l’électricité d’origine solaire ou éolienne ne représente que quelques pourcents de la production totale, mais la montée en puissance de ces sources d’énergie oblige à s’intéresser au problème de façon sérieuse.
Dans d’autres contextes, c’est la question de la localisation des parcs éoliens qui fait problème. NégaWatt prône une « gouvernance territoriale de l’énergie »