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Civilisation...

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Comment faire face aux dangers qui nous menacent ? Certainement en réfléchissant différemment, et en se posant des questions de sens…

Bernard Stiegler : « Le marketing détruit tous les outils du savoir » - Société de consommation. Texte publié intégralement dans la revue Soldes [1], que vous pouvez vous procurer dans l’une de ces librairies ou lors de l’événement organisé au Point éphémère à Paris le 24 mars (voir à la fin de l’article). Peut-on sortir de l’ère industrielle ? J’ai la conviction profonde que ce qu’on appelle humain, c’est la vie technicisée. La forme de vie qui passe par la technique, qu’elle soit du silex taillé ou du silicium, organisée comme aujourd’hui par un microprocesseur ou par autre chose.

Dans tous les cas, nous avons affaire à de la forme technique. Quand on appréhende les questions dans leur globalité, il est inconcevable de faire face à cette poussée démographique avec des moyens non industriels. D’où vient cette hégémonie du capitalisme financier ? En 1977, au moment du mouvement punk, c’est l’enclenchement d’une catastrophe annoncée. Comment s’opère cette destruction des savoirs ? Aujourd’hui, 180 millions de Chinois sont dépressifs et partout ailleurs les gens sont dépressifs. Tuteurs, mentors, que transmettre aujourd'hui? Une passionnante réunion de l’AFREF, le mois dernier, posait la question du tutorat et de la transmission des savoirs. Au fil des interventions, une question s’est dégagée : que transmettre et pourquoi ? Dans une période de « crise de la transmission », est ce un hasard si la fonction tutorale connaît un tel renouveau, si le mentorat émerge dans les entreprises françaises ? Dans un billet précédent, nous avons observé les différences entre tutorat et mentoring, le premier davantage centré sur les savoirs à faire partager, l’autre sur la relation.

Mais, dans les deux cas, il y a bien un enjeu de transmission. Transmission des savoirs métier , de la culture, des valeurs, des codes. Il y a-t-il encore quelque chose à transmettre ? Mais dans un monde où « le changement » -organisationnel, technologique… – devient une fin en soi, est il toujours pertinent de vouloir transmettre ? « Les évolutions étaient lentes, les savoir faire anciens ne se dévalorisaient pas ».

Comme l’indique F. Post Industrial Design. Quel est aujourd’hui le rôle du designer industriel ? L’industrie a massivement migrée en Asie, l’innovation en terme d’ergonomie, de fonctionnalité et de coût de production est déjà au top, et les gens n’ont plus les moyens n’y l’envie d’acquérir tout un tas de nouveaux objets. On pourrait alors penser que ce métier a de moins en moins de sens, ou se limite à une approche purement stylistique. Mais en fait, le développement de l’informatique et du web tend à transformer les logiciels en de véritables « objets » du quotidien = un service rendu par des fonctionnalités, au travers d’une manipulation.

Qu’il s’agisse d’une interface ou d’un produit ou bien les deux, il y a toujours un besoin à analyser, des concepts à trouver et un outil à développer, avec l’ergonomie adéquate. Peut-être devrions-nous inaugurer le terme de Post Industrial Designer ? 3 thématiques pour illustrer ce post : 1. Lady Ada est une Makeuse très connue dans le milieu des hackers. 2. 3. 4.

Menace d’un nouveau choc pétrolier.