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La France en villes

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Invisibiliser pour dominer. L’effacement des classes populaires dans l’urbanisme contemporain. 1Cet article est le fruit d’un constat dressé sur deux terrains d’études ayant a priori peu de choses en commun : un nouveau quartier d’habitation, de bureaux et de commerces, d’un côté, des jardins partagés, de l’autre. Ce constat est qu’une grande proportion des enquêtés décrivait l’antériorité des lieux en disant qu’« il n’y avait rien » ou qu’il s’agissait d’espaces « sans usage ». Partant de l’hypothèse que la récurrence de ces éléments de langage est « révélatrice d’un processus social fort et nettement dessiné » (Kaufmann, 1992 : 33), nous avons tenté de l’identifier en analysant les discours de nos enquêtés. Nous nous appuyons sur un matériau qualitatif issu de deux enquêtes par entretiens semi-directifs et observation participante conduites entre 2012 et 2014 à Lyon et en région parisienne.

Ces corpus n’ont pas été constitués avec l’objectif central de travailler sur l’antériorité ou l’invisibilisation des usages et usagers. 1.1. 8 Source : INSEE, RGP 2006 et 2013. 1.2. 1.3. Fracture sociale, fracture territoriale, les faits sont plus têtus que les idéologies. Dans une tribune récente, je soulignais, sur la base d’un atlas retraçant cinquante ans d’urbanisation dans la région lyonnaise (1), que «le résultat le plus clair [de ces évolutions longues] est la séparation sociale et spatiale en cinq décennies des couches populaires et des catégories favorisées», qui annonçait l’explosion actuelle. Depuis, la crise persistante des «gilets jaunes», se sont installés dans la chronique habituelle. A l’unisson, les exégèses idéologiques de tous bords fleurissent, avec leurs explications courtes : populismes, extrémismes de droite et de gauche, ras-le-bol fiscal ou sentiment d’abandon des services de l’Etat et des élites intellectuelles du pays.

Il n’est pas sûr que la parole libérée, et très souhaitable, dans la multiplication des réunions d’échanges suscitées par le «grand débat public, suffise à dépasser ces représentations que le peuple de France se donne à lui-même. Je leur ai toujours préféré l’établissement des faits. «Revanche des villages» La France sur le point de découvrir le péage urbain. Le gouvernement va faciliter la création de ce dispositif, qui existe déjà à l’étranger, pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Quinze ans après Londres, douze ans après Stockholm et sept ans après Milan, la France est sur le point de découvrir le péage urbain.

Le gouvernement a décidé de faciliter la création de ce dispositif dans les agglomérations, avec un tarif plafonné par l’Etat, selon la dernière version de l’avant-projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) transmise au Conseil d’Etat, publiée mercredi 17 octobre par le site d’information Contexte. En France, le Grenelle de l’environnement organisé en 2007 avait prévu des expérimentations de péages urbains, mais « les critères de mise en place étaient tellement restrictifs qu’aucune expérimentation n’a pu être mise en place », explique-t-on au ministère des transports. Depuis plusieurs mois, cependant, des élus réclament la possibilité de tester ce dispositif. Plafonds maximum de tarif Pas de barrières physiques. « L’urbanisation joue un rôle dans l’augmentation des risques liés aux inondations » Géographe et maîtresse de conférence à l’Ecole normale supérieure, Magali Reghezza-Zitt rappelle qu’« un Français sur quatre vit en zone inondable ». LE MONDE | 16.10.2018 à 18h56 • Mis à jour le 17.10.2018 à 07h49 | Propos recueillis par Cécile Bouanchaud Frédéric de Lanouvelle, porte-parole du ministère de l’intérieur, a d’ailleurs évoqué dans une interview à la chaîne LCI ce besoin de repenser les politiques de réaménagement du territoire : « Il faudra reconstruire en pensant l’adaptation de notre urbanisme à ces phénomènes climatiques. » Dans la seule région Provence-Alpes-Côte d’Azur, un million de personnes vivent en zone inondable.

Géographe et maîtresse de conférence à l’Ecole normale supérieure, Magali Reghezza-Zitt rappelle par ailleurs qu’« un Français sur quatre vit en zone inondable ». Lire aussi : Sept solutions pour se protéger des crues ou les limiter Ces cinquante dernières années, nous avons assisté à une urbanisation importante des zones inondables. Quartiers précaires : réhabiliter plutôt que détruire. La plupart des villes en développement se construisent aujourd’hui de manière informelle, et le milliard d’habitants vivant actuellement dans des quartiers précaires devrait doubler d’ici 2030. Ces quartiers constituent autant de morceaux de territoire en décrochage. Caractérisés par une exclusion urbaine et socio-économique, ils pâtissent d’un accès insuffisant aux services et équipements.

Anciens centres dégradés, quartiers dévastés à reconstruire suite au déclenchement d’une crise, bidonvilles, quartiers en dur se densifiant ou encore extensions de villes sous-équipées, ils représentent tous un défi majeur pour les collectivités locales et les États. La perception de ces espaces a ainsi évolué : à l’injonction à la « résorption » des bidonvilles, on privilégie désormais l’amélioration sur place de ces quartiers ; une stratégie moins coûteuse, plus acceptable et plus durable. Éviter les relogements Des quartiers à part entière Une approche multi-villes. L’essor des trottinettes électriques oblige à repenser le partage de l’espace public en ville. Quelles villes françaises font le plus d'efforts pour limiter le trafic automobile ?

Les grandes villes françaises ont-elles pris le virage de la mobilité durable ? C’est ce qu’a essayé de mesurer l’ONG Greenpeace. Dans un panorama publié mercredi, elle passe au crible l’action de douze métropoles françaises pour limiter le trafic routier, une des causes majeures de la pollution atmosphérique. La mauvaise qualité de l'air serait responsable de la mort prématurée de 48 000 personnes chaque année en France. Malgré ce problème de santé publique, «très peu de villes se sont engagées sur une sortie des véhicules diesel et essence» et «l’action des responsables politiques est insuffisante en matière de développement des alternatives à la voiture, telles que le vélo ou les transports en commun», regrette l’association.

A lire aussiQualité de l’air : la Commission européenne poursuit la France en justice Quelle était la méthodologie ? Greenpeace a consulté une vingtaine d’associations locales avec l’aide du Réseau Action Climat afin d’évaluer les efforts des villes. L’avenir des transports collectifs gratuits : aujourd’hui Dunkerque, demain Paris. Avec un collectif de jeunes chercheurs sociologues, géographes, nous avons souhaité réaliser une enquête approfondie concernant le passage à la gratuité des transports collectifs à Dunkerque. Dunkerque qui a déjà expérimenté les transports collectifs gratuits le week-end, et qui s’apprête donc à passer à la gratuité totale des transports collectifs. Alors quels sont les premiers enseignements que l’on pourrait tirer de cette recherche réalisée à Dunkerque donc le week-end, qui va concerner à l’heure actuelle, uniquement la mobilité de loisir, puisque le week-end ce sont essentiellement des déplacements de loisir qui sont réalisés par les usagers ?

Une hausse de la fréquentation des transports et une baisse du vandalisme Première conclusion : depuis le passage à la gratuité des transports collectifs, on a une diminution des dégradations et des actes d’incivilité dans les bus. De nouveaux usagers… …et de nouvelles activités De nouvelles représentations du bus et de la ville Mobilité. Périurbain. Acheter / Emprunter Pour réaliser un panier d’achat ou de prêt il est impératif d’être inscrit (onglet « inscrivez-vous »). Acheter Les films édités en DVD ou en vidéo VHS Pal sont vendus pour un usage privé ou institutionnel. Usage privé : droit de représentation dans le cercle de famille uniquement.Usage institutionnel : droit de visionnements individuels ou en groupe dans les locaux de l’organisme acquéreur (établissements d’enseignement, bibliothèques, associations, entreprises …). - Les projections avec programmation et publicité extérieure, même sans participation aux frais, directe ou indirecte, sont soumises à des conditions particulières : nous contacter.- La présentation de films pour des expositions, festivals, projections payantes… est soumise à des conditions particulières : nous contacter.

Emprunter Prêts réservés aux institutions et professionnels de l’image pour visionnements individuels ou en groupe restreint. Pour toutes projections non commerciales : nous contacter. Quand l'Insee sert d'arme pour attaquer la «France périphérique» de Christophe Guilluy. Une nouvelle note de l'Insee sur la répartition de la pauvreté en France s'est transformée dans les médias en projectile dirigé contre les thèses du géographe. Pour l'institut, la pauvreté se concentre «dans les grands pôles urbains». Mais au fait, qu'est-ce qu'un grand pôle urbain? Dans le dernier numéro de sa publication hebdomadaire Insee Première, l’institut révèle, grâce à des données disponibles pour la première fois sur les revenus au niveau communal, que la «pauvreté [est] très présente dans les villes-centres des grands pôles urbains», pour reprendre le titre du document.

«Globalement, 77% de la population pauvre réside dans les 230 grandes aires urbaines de métropole, dont 65% dans les grands pôles urbains et 20% dans l'aire urbaine de Paris», lit-on encore. Cette pauvreté est d’autant plus concentrée qu’on se rapproche du cœur des aires urbaines, alors que les couronnes périurbaines affichent un taux de pauvreté plus faible: Quand la méthodologie devient prétexte à embrouille. Retrouvez l'entrée "zonages" dans l'espace de cartographie interactive. Mis à jour le 28/10/2012 Accès à l'espace de cartographie interactive Les assistants "Zonages" vous guideront dans votre démarche de recherche, de consultation, d'analyse et de comparaison des périmètres ou des territoires de votre choix.

Consultez également la liste des indicateurs des thèmes : "Organisation du territoire" et "Zonages" pour retrouver plus d'indicateurs. Suivi des politiques d'aménagement du territoire Dans le but d'analyser la cohérence et les modalités de mise en oeuvre de ces politiques, le pôle d'observation des territoires met à disposition, sur tout le territoire français, un ensemble de données sur les zonages définis par ces politiques. Ces assistants "Zonages" permettent de répondre aux questions suivantes :- à quels zonages appartient ma commune ?

- par quels zonages sont couverts ma région, mon département ou toute zone infra-départementale ? Les Communes de Paris - Le WebDoc GrandParis. Organisation type d'un espace urbain. Il y a pire que les bouchons parisiens. Vous vous plaignez des embouteillages à Paris ? Tsss tsss… Regardez les chiffres de la congestion automobile à Londres ou Los Angeles (voir tableau plus bas). Ça ne console pas, mais en matière de maîtrise de ses émotions un vendredi après-midi sur le périph parisien entre Porte Maillot et Porte de Clignancourt, ça peut aider.

Certes, le temps moyen perdu dans les embouteillages parisiens en 2015 est de 45 heures par conducteur, selon une étude parue mercredi et réalisée par Inrix, spécialiste des services d’infotrafic. Soit près de deux jours. Mais le rapport, qui s’est concentré sur la collecte de données en Europe et aux Etats-Unis, montre qu’un conducteur équivalent a perdu l’an dernier 101 heures dans les bouchons londoniens (soit plus de quatre jours), 70 à Bruxelles ou 57 heures à Moscou. Londres est la première ville à dépasser les 100 heures. La capitale française n’est «que» 15e au classement des villes «les plus saturées d’Europe», écrit Inrix.

Richard Poirot. De nouvelles métropoles au 1er janvier 2015, De nouvelles métropoles au 1er janvier 2015. A la une, vie-publique.fr. Place Bellecour, Lyon © Alexi TAUZIN, fotolia.com Au 1er janvier 2015, les agglomérations de Bordeaux, Brest, Grenoble, Lille, Montpellier, Nantes, Rennes, Rouen, Strasbourg et Toulouse deviennent des métropoles. A cette date, est également créée une nouvelle collectivité territorialeCollectivité territorialeStructure administrative, distincte de l’administration de l’État, qui doit prendre en charge les intérêts de la population d’un territoire précis., la métropole de Lyon, qui se substitue sur son territoire au département du Rhône. Ces métropoles sont créées en application de la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles ("loi Maptam"). Outre la métropole de Lyon, la loi Maptam crée deux autres métropoles à statut particulier : les métropoles du Grand Paris et d’Aix-Marseille.

Celles-ci seront mises en place au 1er janvier 2016. Untitled. Observer les déplacements en ville : Paris, Lyon, Marseille. En ce début d'année 2016 paraissent quasi simultanément des bilans d'enquête sur les déplacements dans les trois plus grandes métropoles françaises. Indépendants les unes des autres, et appliqués à des périmètres différents, ils permettent néanmoins une mise en perspective intéressante. 1. Paris : bilan des déplacements en 2014 Etude annuelle à l'échelle de Paris intra-muros "Déplacements à Paris, les vélos dépassent (presque) les autos, Le Parisien, 14 janvier 2016 Les Parisiens circulent en bus, en métro, à vélo… mais de moins en moins en auto. 2. Le dossier de presse, l’Enquête Déplacements de l’aire métropolitaine lyonnaise, janvier 2016, 29 p. 3. L’Agam (Agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise) a rendu public, en décembre 2015, le rapport de l’Observatoire des mobilités de Marseille Provence Métropole. La France périurbaine a-t-elle été abandonnée.

Pour le géographe Christophe Guilluy, la France est coupée en deux. D’un côté, une « France métropolitaine », constituée des 25 plus grandes aires urbaines. De l’autre, la « France périphérique » : villes petites et moyennes, espaces ruraux, communes multipolarisées, espaces périurbains « contraints »… « Invisible et oubliée », cette France périphérique cumulerait les difficultés et serait le terreau du vote Front national, particulièrement fort dans ces zones. Mais cette thèse est loin de faire l’unanimité. Décryptage. Le périurbain, un territoire de relégation sociale peuplé de « petits Blancs » en souffrance ? D’un côté, une « France métropolitaine », constituée des 25 plus grandes aires urbaines (soit de Paris – 12 millions d’habitants – à Dijon – 380 000 habitants), comprenant « les zones denses des agglomérations et une partie des couronnes périurbaines ». Le 25 mars 2015, dans le cadre d’une interview donnée à la fondation Jean-Jaurès, il résumait sa thèse en ces termes :

Les métropoles. Afin de renforcer les territoires, le statut de métropole a été créé par la loi du 16 décembre 2010 pour affirmer le rôle des grandes agglomérations comme moteurs de la croissance et de l’attractivité du territoire. La loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles a consacré 14 métropoles, rejointes par Nancy le 1er juillet 2016. On distingue désormais : 12 métropoles de "droit commun" (Bordeaux Métropole, Brest Métropole, Grenoble-Alpes Métropole, l’Eurométropole de Lille, Montpellier Méditerranée Métropole, la métropole du Grand Nancy, Nantes Métropole, Nice-Côte d’Azur Métropole, Rennes Métropole, Rouen Normandie Métropole, la métropole européenne de Strasbourg, Toulouse Métropole) ; 2 métropoles à statut particulier (la métropole du Grand Paris et la métropole d’Aix-Marseille-Provence) ; 1 collectivité territoriale à statut particulier dotée des compétences d’une métropole et d’un département (la métropole de Lyon).

30 ans de politique de la ville. Décentralisation : l'exemple de Lyon. Fractures territoriales et fractures scolaires à Marseille. Les aires d'influence des villes - Zonage en aires urbaines 2010. Le monde rural, vu comme un territoire délaissé mais idéal de vie pour de nombreux Français, selon un sondage. Villes, périurbain, rural : quels sont les territoires les moins favorisés ?