Blogosphère

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Elle s’approche de la fenêtre parce que c’est de cet endroit seulement qu’elle peut voir le monde. Il y a tant de monde, tout ce monde qui bouge et s’agite, qui va et qui vient. Elle se penche légèrement et pose ses deux mains sur l’appui intérieur de la fenêtre. Son regard ne voit plus le cadre qui faisait au monde son entour. Ainsi le monde est plus libre , il n’est plus réduit à la dimension d’un cadre; un monde sans encadrement. Et un monde sans limites, n’est il pas un monde fou?

dream about your life & live your dream

http://xavierfisselier.wordpress.com/
Salle noire dense l'aigle en toi détend ses ailes, la vie doucement s'insinue, se développe et te réveille. Le phœnix prend feu flamme - lumière pleine - danse, sens le sang couler en toi. Il est 2h48 écriture automatique de la nuit, les premières notes à peine éclosent, s'insèrent, se tissent, se superposent : battements rouges dans les tempes. Recroquevillé sur toi-même, tu te lèves difficilement, genoux à terre, tes pieds se plient, touchent le sol, appui, tu grandis, dos rond tête rentrée tu allonges tes membres, déroules tes bras jusqu'au bout des doigts, t'étires, amplitude, encore, ressors ta tête face, droite, tu es debout, craquement d'os, tu ouvres les yeux. Tu as cinq ans peut-être quatre et demi, tu regardes tout autour de toi cette agitation dans la maison, personne ne fait attention à toi. Tu te diriges vers la commode interdite, te hisses sur tes pieds, petites mains sur la poignée, tu ouvres le tiroir et vlam badaboum l'emporte avec toi.

THE ONE SHOT MI

http://www.theoneshotmi.com/
J’ai évidemment cru ne jamais être capable de me remettre de toi – de ton absence, tes mains sur mes hanches, ta bouche trop sèche, ton appartement crasseux, la littérature, la photographie, ces choses que nous partagions et que je n’échange avec personne aujourd’hui. http://feenmarges.blogspot.com/

en marge(s)

La colline vert pâle témoignait des violentes gelées qui avaient mis à mal le blé d’hiver, à son sommet trônait, entre deux chênes plusieurs fois centenaires, la vieille bâtisse en briques et silex typiques de la Puisaye. Une légère brume empêchait de profiter pleinement du vaste paysage, masquant notamment le petit hameau légèrement en contrebas, et ne laissant deviner qu’à peine la forêt dégarnie truffée de gibier qui découpait sporadiquement les petits reliefs locaux. Il faisait froid et humide d’une façon tout à fait banale en ces terres, c’est-à-dire intensément.

Le gnome noir

http://legnomenoir.wordpress.com/
http://delasexualitedesaraignees.blogspot.com/ Dans le car, Yusuf, le guide, nous raconte des choses de sa vie, des anecdotes drôles sur les touristes et sur lui-même. Il a un visage rond et doux comme une lune, sans cheveux ni sourcils et des yeux bleu pâle tombant sur les côtés. Il rit en fermant les yeux et en disant merci, car, explique-t-il, il ne rit pas souvent. Ce matin il a interrompu d’une boutade un débat sur les religions.

De la sexualité des araignées

l'ajournement des possibles

" La fille était probablement disposée à se laisser aborder pourvu qu'on y mette le prix. C'était ce prix que je tentais d'évaluer. http://ajournement.blogspot.com/
http://ledemotoir.blogspot.com/ Ils sont ensemble, mais se dénigrent. Ils sont ensemble et se dénigrent. Mais ils sont ensemble.

Le démotoir

écriture

J'habite un studio dans un immeuble un peu insolite. Étroit et pointu, sorte de Flat Iron petit modèle, il est coincé entre deux rues à angle aigu qui donnent sur une grande place des hauteurs de la ville. Le bâtiment est si étriqué qu'il n'y a qu'un logement par étage, percé de fenêtres sur trois de ses quatre murs.

Fut-il ou versa t'il dans la facilité ?

http://fut-il-ou-versa-t-il.blogspot.com/