
Roms
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Lyon: un prêtre passe la nuit avec des Roms pour leur relogement
Un prêtre qui avait accueilli en urgence une cinquantaine de Roms dans une salle paroissiale après une expulsion a passé la nuit de mercredi à jeudi avec eux devant le tribunal administratif de Lyon, dans l’attente d’une décision sur leur relogement. «Je me voyais mal rentrer chez moi et les laisser ici», a expliqué jeudi matin à l’AFP le père Matthieu Thouvenot, son col romain dépassant d’un épais blouson d’hiver, après une nuit passée dans son duvet devant le tribunal administratif de Lyon. Autour de lui, des familles de Roms attendaient la décision du tribunal, leurs sacs de couchage soigneusement repliés dans un coin et leurs déchets réunis dans un sac poubelle. Des militants du Secours catholique et de l’association Enfant sans toit ont également passé la nuit là, venus en «signe d’amitié», comme le prêtre, en «contact régulier» sur ce dossier avec l’archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, qui s’était rendu dans sa paroisse quelques jours plus tôt pour rencontrer ces familles roms.C’est tout bon, François, change rien !
Nicolas Sarkozy fait un carton plein avec l’Eglise
Un nouveau campement de Roms dans le Rhône évacué par la police
Huit Français sur dix se déclarent favorables (dont 42 % très favorables) au démantèlement de camps illégaux de Roms actuellement réalisé par les forces de l’ordre. Ce niveau d’adhésion est similaire à celui enregistré il y a deux ans (79%) au début de la polémique estivale suscitée par le discours de Grenoble. L’adhésion à ces opérations avait ensuite diminué pour rester néanmoins majoritaire (66 % fin août contre 79 % début août).
Les Français et le démantèlement des camps de Roms
Le dangereux pari de Nicolas Sarkozy, actualité Le regard : Le Point
Nicolas Sarkozy joue avec le feu. Sa politique sécuritaire, délibérément mise en scène tout l'été, a produit ses effets dans l'électorat populaire et d'extrême droite . L'hémorragie constatée lors des régionales est stoppée. Le chef de l'État regagne même sérieusement du terrain auprès de ces catégories qui avaient cru en lui en 2007 et qui s'étaient éloignées, déçues par l'absence de résultats. Le démantèlement des campements illégaux, "en priorité les Roms", comme le disait la circulaire du 5 août , était un message clair et visible à tous ceux qui pouvaient douter de la volonté présidentielle. Mais, en même temps, ce message a été tout aussi bien perçu par le reste du monde, qui s'est indigné que la patrie des droits de l'homme, volontiers donneuse de leçons, semble stigmatiser une minorité ethnique.Malgré la réprobation clairement exprimée par l’Église et les associations, le gouvernement a renvoyé 250 Roms par avion jeudi 26 août. Le rapport annuel du Collectif national Droits de l’homme Romeurope, publié ce même jour, dresse un tableau saisissant des difficiles conditions de vie de ces personnes en France. Un atelier désaffecté squatté par des Roms à Reims. Ignorant les critiques internationales et en pleine visite de deux ministres roumains à Paris, la France a renvoyé jeudi plus de 250 Roms vers la Roumanie. Après une série de vols médiatisés la semaine dernière, deux avions « spécialement affrétés » de la compagnie roumaine Blue Air pour transporter des Roms originaires de Roumanie ont décollé à la mi-journée de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle et de Lyon à destination de Bucarest. Ils étaient quelque 150 passagers à Roissy et une centaine à Lyon, des hommes, femmes et enfants, le visage fermé, sous bonne escorte policière.
Les reconduites des Roms se poursuivent envers et contre tout
Alors que s’intensifie le démantèlement de squats et de bidonvilles où des familles roms ont trouvé refuge, les expulsions soi-disant volontaires du territoire français se médiatisent. Parallèlement, aucune solution durable pour l’insertion de ces personnes n’est réellement réfléchie. Toute cette action, soudain médiatisée à des fins politiques, ruine les efforts d’intégration des personnes concernées et ceux des associations qui les accompagnent. Ces familles sont victimes d’une violence institutionnelle inacceptable comme l’ont souligné plusieurs représentants de l’Eglise Catholique. Aujourd’hui, les Roms vivent dans la peur.

