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LA BELLE AUDE - PILPA

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« On a réalisé en six mois ce qu’une entreprise classique fait en un an » Une loi inspirée par les ex-Pilpa de Carcassonne. {*style:<a href='javascript:void(0);'>*} 1 / 2 C'est un dispositif dont auraient bien aimé profiter les anciens salariés de l'usine Pilpa à Carcassonne, dans leur projet de création de la Société coopérative et participative (Scop) La Fabrique du Sud.

Une loi inspirée par les ex-Pilpa de Carcassonne

Pour aider les salariés repreneurs, la loi Economie sociale et solidaire (ESS) du 31 juillet 2014 a créé la Scop d’amorçage qui permet aux salariés de renforcer progressivement leur part au capital social. Le décret relatif à sa création est entré en vigueur ce 1er janvier. La glace des ex-Pilpa a le parfum de la solidarité. Dans l'ancienne usine de glaces Pilpa, des rires éclatent, brisant le silence qui règne dans l'entrepôt presque entièrement désaffecté.

La glace des ex-Pilpa a le parfum de la solidarité

Au centre, une poignée de salariés s'affairent autour d'une petite cuve dont sort de la crème glacée artisanale. Les ex-Pilpa se construisent un avenir. Des glaces aux parfums de lutte. Caracassone (correspondance).

Des glaces aux parfums de lutte

Le sort de l’usine Pilpa à Carcassonne est emblématique des pratiques financières qui mettent à mort l’emploi pour gaver de profits un fonds d’investissement propriétaire de l’entreprise – ici, les fonds Oaktree puis PAI, détenteurs successifs du groupe R&R qui commercialise les glaces Pilpa. Quatre-vingt-dix-neuf salariés ont ainsi perdu leur travail sur l’autel du taux de profit à deux chiffres. Mais le long conflit social a rapproché ces femmes et ces hommes, forgé une histoire commune. Il a aussi permis d’arracher à l’ancien employeur plus d’un million d’euros pour le démarrage d’une coopérative voulue par dix-neuf ex-Pilpa, bien décidés à ne pas subir les événements.

Chacun de ces dix-neuf a investi ses indemnités de licenciement ainsi que des aides de Pôle emploi et versé en moyenne 20 000 euros dans la nouvelle Scop. Se former, apprendre à convaincre, à démarcher, à vendre. Les ex-salariés de Pilpa lancent la crème glacée la Belle Aude - Les Echos. Carcassonne. La Belle Aude, la deuxième vie des Pilpa - 03/05/2014 - ladepeche.fr. Ça y est, les premières crèmes glacées produites par La Belle Aude, la coopérative montée par 19 ex-salariés de Pilpa, sont commercialisées.

Carcassonne. La Belle Aude, la deuxième vie des Pilpa - 03/05/2014 - ladepeche.fr

Un challenge économique, mais surtout une belle aventure humaine. Les anciens Pilpa commencent à produire leurs propres glaces. Les anciens Pilpa, fabricant de crèmes glacées que son propriétaire britannique a souhaité fermer à peine racheté, produisent désormais leurs propres glaces dans la société coopérative qu'ils ont fondée à Carcassonne.

Les anciens Pilpa commencent à produire leurs propres glaces

Dix-neuf anciens salariés de Pilpa sont à pied d'oeuvre dans "la Fabrique du Sud", leur Société coopérative et participative (Scop), depuis le début du mois d'avril. Mi-avril, ils ont commencé à fabriquer sous la marque "La belle Aude" leurs premières glaces, du sorbet à la poire, a expliqué à l'AFP Christophe Barbier, ancien syndicaliste CGT de Pilpa et président de la nouvelle structure. La Scop est installée dans une partie des anciens bâtiments de Pilpa rachetés par l'agglomération de Carcassonne, avec laquelle elle a signé un bail. Les ex-Pilpa veulent faire des "produits de qualité, à base de lait entier et non de lait en poudre, avec de la crème fraîche", des arômes naturels uniquement et sans colorants, a dit Christophe Barbier.

Pilpa : Chronique d’une lutte. Les anciens Pilpa ont réalisé ce diaporama reprenant les différentes étapes de la lutte pour la défense de leur usine et de leurs emplois.

Pilpa : Chronique d’une lutte

Pour mémoire, Pilpa était une entreprise de crèmes glacées basée à Carcassonne. Racheté par R&R en septembre 2011, ce groupe annonce la fermeture de l’usine, neuf mois plus tard, en juillet 2012. Les salariés ont mené une lutte acharnée pour le maintien de l’usine et des emplois. Un an plus tard, un accord de fin de conflit est signé. Les salarié-es licencié-es obtiendront tous des indemnités supra-légales et R&R doit apporter un soutien matériel et financier à la constitution d’une SCOP, La Fabrique du Sud, que certain-es ex-Pilpa ont constituée (voir notre article De Pilpa à La Fabrique du Sud).

Cette entrée a été publiée dans Archives et mémoires, au présent, Documents, Luttes, avec comme mot(s)-clef(s) économie, Industrie, Syndicalisme. Les salariés de Pilpa montent une « scop » pour sauver leur entreprise. Le calendrier de relance de l’activité prévoit le début de la prospection commerciale en janvier 2014 et le redémarrage de la production en mars. « On avance.

Les salariés de Pilpa montent une « scop » pour sauver leur entreprise

On y croit. Nous avons toutes les raisons d’y arriver. » Christophe Barbier, président fraîchement élu, motive ses troupes. En pleine réunion hebdomadaire dans les anciens locaux du comité de l’entreprise Pilpa, les 27 futurs salariés sont fermement décidés à réussir leur pari. Depuis quatre mois, ils construisent ensemble les fondements d’une scop (société coopérative et participative) dont les statuts ont été déposés à la mi-novembre.

Un projet ambitieux tourné vers l’avenir après une année de lutte syndicale dont les murs portent encore les stigmates : « Pilpa vaincra », « Pilpa, sacrifié par la finance ». Animés par une volonté de fer Le 12 juillet dernier, ils étaient 99 à devoir quitter leur poste définitivement.