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Librairie originale

Oh! Les papilles, une librairie originale. L’image de la librairie a subi de nombreux bouleversements. Des simples échoppes-imprimeries nous sommes parvenus à de grandes « bibliothèques » de livres à vendre et des espaces de détente et de partage. La transformation a notamment été déclenchée par les fluctuations du métier de libraire lui-même au milieu du XIXème siècle lors de la séparation en deux professions distinctes de libraire et d’éditeur. La vente au détail du livre est désormais un travail qui tourne majoritairement autour de la transaction. Le libraire devient un agent entre deux points, l’éditeur qui est le créateur, et le lecteur qui est le destinataire. Entre les deux, le libraire prend donc un rôle de conseiller et de commercial. Il y a en France un grand attachement à la librairie traditionnelle et indépendante, libre de toutes contraintes et souvent jugée plus précise par le public.

L’une des solutions qui existent est à double tranchant. On remarquera toutefois une exception à ce constat sévère. Car Oh ! Christian Thorel : le numérique incompatible avec la librairie indépendante. «L’économie du numérique est incompatible avec l’économie de la librairie indépendante». C'est en ces termes que s'exprime Christian Thorel, directeur de la librairie Ombres Blanches à Toulouse. "ll faut cesser de calquer le livre numérique sur le modèle du papier. J’aimerais un autre mot, par exemple «texte numérique», mais pas «livre». Je ne souhaite pas me désolidariser de l’interprofession, mais je pense qu’il faudra que les éditeurs cessent de nous dire qu’il s’agit d’un simple changement de format, car ce n’est pas que cela. PS: pendant ce temps-là aujourd'hui au Salon du Livre, à l'espace conférences du Syndicat National de l'Edition...

Les libraires français face à la révolution numérique. Les 700 libraires français seront réunis à Bordeaux pour les Rencontres nationales de la librairie, les 2 et 3 juin. Le Monde | • Mis à jour le | Par Alain Beuve-Méry Les 2 et 3 juin, les 700 libraires français, réunis à Bordeaux pour les Rencontres nationales de la librairie, aborderont sans doute d'un sujet de plus en plus récurrent : leur présence sur le Web. "Si les clients veulent acheter des livres en tapotant sur leur ordinateur, c'est leur droit et nous devons nous adapter", estime Charles Kermarec, ex-responsable de la librairie Dialogues, à Brest, une des 400 "grandes" librairies (120 000 titres, 1 800 m2) mais qui reste minuscule, face à Amazon.

Depuis treize ans que le géant américain du commerce en ligne s'est implanté en France, il est devenu un acteur majeur du marché du livre. En 2012, le circuit de la vente en ligne représente 12 % du marché du livre en France, soit 420 environ millions d'euros. Les libraires ont pourtant des cartes dans leur jeu. "Si l'avenir du livre est numérique, le numérique ne fait pas l'avenir des libraires !" Le PDG des établissements Leclerc, Michel-Edouard, le répétait dernièrement à ActuaLitté : « Notre pari, c'est que le livre papier a encore une longue vie devant lui [...]. Ce n'est pas incompatible avec la digitalisation, voire la mise en ligne des livres sur Internet, mais notre priorité reste de mettre le livre-objet dans les mains du public. » Avec l'avis de la Cour de justice de l'Union européenne, c'est du pain bénit pour MEL, qui signe une chronique au vitriol.

ActuaLitté, CC BY SA 2.0 Plusieurs lecteurs nous l'avaient fait remarquer : comment, quand on est libraire, défendre le livre numérique ? Et comment la position du Syndicat des libraires peut-elle aller dans le sens d'une TVA réduite pour le livre numérique ? Une condamnation sans aucune surprise, note MEL, solidaire de l'interprofession : « Je partage la consternation des éditeurs et de tous les professionnels qui savent combien l'avenir est au numérique et à la révolution digitale.