Aimez-vous prendre des vessies pour des lanternes ? - Mots et Cr. Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 21:51 C'est à croire que les français ont une mémoire de poissons rouges ! Il y a deux ans, les mass media nous rabâchaient que nos petites têtes blondes n'en pouvaient plus de travailler le samedi matin et qu'il fallait ABSOLUMENT que tout cela cesse.
A grand renfort de scientifiques bienveillants et bien-pensants qui se préoccupent, EUX, de la santé de nos enfants, le gouvernement a changé les rythmes scolaires. Terminée l'école le samedi matin, on va plutôt rallonger les journées de cours et ENFIN tous passer à la sacro-sainte semaine des 4 jours que tous les scientifiques pré-cités nous conseillent depuis tant d'années ! Hourra... Seulement voilà, force est de constater que les bugs demeurent. Et aujourd'hui, au journal de M6, PAN. Pourquoi ce billet ce soir ? K.Rine, écriveronne engagée. Partager l'article ! InShare Par K.Rine - Publié dans : Fâcheries -Communauté : La communauté pédagogique 9. Réformes de l'éducation nationale. Vers le licenciement des fonctionnaires - projet de décret - Act. "Franchement cette polémique est grotesque. Aujourd'hui, l'Etat peut licencier un fonctionnaire qui refuse un poste" car "il est est réputé démissionnaire", a fait valoir mercredi le premier ministre.
"Dans le texte en préparation, l'Etat aura l'obligation de proposer trois postes à un fonctionnaire dont l'emploi est supprimé. Ces trois postes devront correspondre à son grade, à son projet professionnel, tenir compte de sa situation de famille et de son lieu de domicile", a-t-il ajouté. Selon François Fillon, "cela veut dire que les fonctionnaires auront plus de garanties qu'ils n'en avaient dans la législation précédente s'agissant de leur carrière" et "c'est un mauvais procès qui est fait, j'espère par ignorance et pas par malveillance".
Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, avait défendu mardi un dispositif innovant, un "droit à une reconversion, une formation individuelle, ce qui n'existait pas avant". {*style:<b>Suppressions d'emplois. Privilégiés, réjouissez-vous ! Les profs sont des privilégiés, c'est bien connu. Ils ne travaillent presque pas, ils s'occupent vaguement quelques heures par jour avec des enfants qui n'apprennent rien et qui en plus, sont très bien élevés par leurs parents. Ils ont des vacances interminables.
Les gens les insultent, pour ça, forcément. Il faut dire qu'avec leurs 1500€ par mois, ils sont drôlement privilégiés : ça aide quand même à supporter les injures et autres quolibets. Et c'est sans compter la sécurité de l'emploi, comme dit la chanson... Qu'ils se rassurent, les profs. La loi sur la mobilité des fonctionnaires précise en effet que l'on peut désormais arrêter de payer et de donner un emploi à un fonctionnaire ayant refusé trois propositions de mutation.
"Vous habitez à Clermont-Ferrand. Chômeur, c'est beaucoup moins payé, mais au moins, personne ne se moque... Réforme du lycée : -126 h de français pour la fili. Alors que avant-hier, Sarkozy prônait toujours une revalorisation de la filière L au lycée, contre l'hégémonie des scientifiques, quand on y regarde de plus près, ce n'est pas tout à fait ça.
En effet, c'est bien 126h d'enseignement des lettres qui disparaîtront au cours du cursus d'un lycéen de filière Littéraire. Pour une revalorisation, c'est une sacrée revalorisation. Déjà que les élèves n'étudieront plus le chômage en cours de sciences économiques... Je vous copie ici le texte très clair d'une pétition qui n'est pas seulement destinée aux profs de lettres, mais qui concerne tous ceux qui pensent que bien connaître la langue permet de penser et de ne pas se faire entuber en permanence... Pour signer ce texte, c'est là : Lettre ouverte aux professeurs de français et à tous ceux que l’enseignement de notre langue et de la littérature concerne. L'arnaque de la réforme de la formation des profs. On le savait bien : la réforme de l'IUFM et de la formation des enseignants, c'était pour faire des économies. Tant bien que mal, on s'était fait à l'idée que les stagiaires, tout juste munis de leur droit à faire leurs preuves, allaient avoir désormais 12 heures de cours par semaine (contre 6-8 heures à présent) et donc, 6 heures de formation (au lieu de 12 maintenant).
On savait bien que ce serait encore plus difficile qu'avant, que sans doute, les démissions se ferait plus nombreuses, durant cette première année, avant même la titularisation définitive. 12 heures de cours, pour un prof de français au collège, c'est deux ou trois classes. Pour un prof de biologie, c'est six classes. Et pour un prof de musique, 12. Les premières années, la somme de travail est énorme : les préparations sont un casse-tête, les corrections durent des plombes. Mais nous n'avions rien compris. Ce sera encore pire : les stagiaires donneront en fait 18 heures de cours par semaine.
Comment ? Pour mémoire...