Visite guidée : L'impressionnisme et la mode, avec le styliste Alexis Mabille - Arts et scènes. Patrimoine, éducation artistique, création: Aurélie Filippetti esquisse quelques-uns de ses grands projets. Culture Publié le 06/11/2012 • Par Hélène Girard • dans : A la une, France Aurelie Filippetti - © Bertrand Langlois/AFP La ministre de la Culture et de la communication a été auditionnée lundi 5 novembre 2012 par la commission élargie « affaires culturelles » + « finances » de l’Assemblée nationale. Interpellée à maintes reprises, tant par l’opposition que par la majorité, sur ses intentions, elle a livré quelques informations sur les deux projets de loi qu’elle compte présenter en 2013 (patrimoine, création) et sur son futur plan en faveur de l’éducation artistique et culturelle. Projet de loi sur le patrimoine Le projet de loi que présentera Aurélie Filippetti, « à la fin de l’année 2013 », comportera quatre grands chapitres : ArchivesArchéologie préventiveMuséesPatrimoine bâti et zones protégées Quatre grands chapitres - D’une façon générale, il s’agira d’actualiser l’ensemble des dispositifs » du Code du patrimoine.
Projet de loi sur la création Focus Les autres annonces d’Aurélie Filippetti. La presse pousse un coup de Google. Pourquoi pas une Lex Google à la française ? Le gouvernement allemand vient de donner son feu vert à ce projet de loi, qui prévoit d’obliger les agrégateurs de contenus (Google Actu en première ligne) à verser des commissions aux journaux dont ils référencent les articles. En France, où un projet équivalent fait son chemin depuis plusieurs mois chez les éditeurs, l’initiative germanique a mis du baume au cœur.
L’association de la presse d’information politique et générale (IPG) a soumis la semaine dernière au gouvernement une proposition de loi qui veut, elle aussi, grignoter les profits records de Google. En quoi consiste la proposition de loi ? Les promoteurs du projet y tiennent : «Ce qu’on demande, c’est une rémunération, pas une taxe» , insiste Nathalie Collin, coprésidente du groupe Nouvel Observateur (ex-coprésidente de Libération) et présidente de l’association de la presse IPG. Google doit-il de l’argent aux journaux ? Quel rôle l’État doit-il jouer ? Lexique Droit voisin. La difficile équation financière des plates-formes de « streaming » Rétro, c’est trop : la nostalgie du passé dévore-t-elle la culture du futur ? - Musiques.
L'effet Koulechov : comment faire croire qu'un acteur sait bien jouer ? Goncourt : avec les autofélicitations du jury. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Raphaëlle Bacqué Au début de l'été, chacun est parti avec sa cargaison de livres. Bernard Pivot a rempli jusqu'à ras bord le coffre de sa voiture, direction le Beaujolais. Dans sa maison, à Marseille, des centaines de volumes attendaient Edmonde Charles-Roux.
A Paris aussi, d'ailleurs, rangés en piles par son majordome dans cet hôtel particulier où vécut, deux siècles avant la présidente de l'académie Goncourt, le chef de la police de l'Empire, Joseph Fouché. Deux voyages jusqu'à la Hague, dans le Cotentin, ont été nécessaires à Didier Decoin pour emporter son chargement, parce qu'il s'efforce toujours de lire au moins les quarante premières pages des romans qu'il reçoit "et, s'ils sont mauvais, encore les dix dernières, pour leur laisser une chance. C'est tellement dur d'écrire, dit-il, que cela mérite un regard amical... " On pourrait raconter le voyage épique, avec ses livres, de chaque membre de ce cénacle littéraire, le plus puissant de France.
Que la force soit avec Star Wars VII. «La nouvelle d'un Star Wars Episode 7 surpasse instantanément Sandy au registre de pire catastrophe de la semaine.» Retweeté près de 1.600 fois, ce tweet du site humoristique américain Funny Or Die résume bien l'état d'esprit général suite à l'annonce du rachat, pour 4 milliards de dollars, de Lucasfilm par Disney. Le sujet obsède ma Timeline depuis mardi soir, 22h.
Moi même, je n'ai pas été avare en tweets moqueurs (et inquiets). Car c'est un coup de tonnerre. Publicité Sans compter les moins rentables mais non moins cultes Willow, Mishima ou Twice Upon A Time et pas mal de jeux vidéos (via la filiale LucasArts) parmi les plus réputés des années 80 et 90 comme The Secret of Monkey Island, Grim Fandango ou Maniac Mansion. C'est d’ailleurs une des vannes qui revient le plus sur Twitter. Pourquoi Disney n'inventerait pas le buddy movie cybernétique avec Wall-E et R2-D2? La peur d'une oeuvre dénaturée Ces sarcasmes cachent une chose: la peur que l'œuvre soit dénaturée.
Désacraliser l'œuvre. Notre politique culturelle. Face à la crise économique, la France dispose d’un atout inestimable : la culture. Elle constitue un ferment de citoyenneté, un espoir pour l’avenir et un lien avec notre histoire, elle fait l’originalité de notre pays tout en étant universaliste, elle génère croissance économique et emplois, mais aussi espoir pour la jeunesse. La culture permet aux citoyens de s’approprier un espace public. C’est vrai évidemment du patrimoine - qu’il faut cesser d’assimiler à un esprit de classe, alors qu’il est au contraire le bien populaire par excellence. Protéger, restaurer, mais aussi donner à voir notre patrimoine, c’est s’occuper de l’espace dans lequel vivent nos concitoyens. Patrimoine. L’enjeu, c’est aussi conquérir l’espace public numérique. Numérique. C’est cette démarche que je soutiens en engageant, grâce aux investissements d’avenir, un nouveau plan de numérisation. Education artistique et culturelle.
Audiovisuel. Par Aurélie Filippetti Ministre de la Culture. Les 15 règles du snobisme sur Twitter. 15/ Abhorrer les termes consacrés L’emploi des termes barbares « buzz », « lol », « wtf », « fail », « 2.0 » ou parfois même « twittos » peut entraîner chez l’internaute de type snob des cas de combustion spontanée. Sur Twitter, leur emploi au deuxième, troisième voire trente-deuxième degré peut éventuellement être toléré dans le cas où nous sommes en présence d’un sujet connu pour son ton dit « décalé » et sa « légitimité ». 14/ Rarement s’enthousiasmer à l’écrit Être content est somme toute assez ordinaire. Et il n’y a rien de pire que les gens qui mettent des points d’exclamation partout. 13/ Faire chier tout le monde avec l’orthotypo Parce que faire chier tout le monde avec l’orthographe est trop facile. 12/ Notifier l’air de rien que l’on se trouve à Berlin Notifier par exemple que l’on y mange une currywurst pour oublier tout l’alcool ingéré la veille et qu’il y fait plus beau qu’à Paris. 11/ Construire ses phrases spécialement pour faire son intéressant Qui êtes-vous ?
Tellement 2010. HBO: la chaine qui a révolutionné la série d'auteur. Sans HBO, MacGyver régnerait probablement toujours sur nos dimanches après-midi. Tony Soprano, Stringer Bell ou Omar Little n’auraient jamais existé. Écrire des scénarios pour la télé ne serait en rien un métier cool. Les croque-morts resteraient comme il se doit des anonymes un peu flippants. L’auteur de ces lignes n’aurait probablement pas de travail, puisque personne ne s’intéresserait aux séries. “It’s not TV, it’s HBO.” L’âge d’or et les Soprano Les affaires sérieuses ont commencé avec un homme : Chris Albrecht. Mais aux États-Unis, c’est avec une satire des coulisses de la télévision, The Larry Sanders Show, que HBO obtient des nominations importantes aux Emmy Awards et son premier buzz culturel. “J’ai reçu un appel d’un ami, Rob Kenneally, qui rentrait d’un rendez-vous à HBO.
“À l’époque, raconte Fontana, ce qui démarque Albrecht, c’est qu’il fait confiance au talent. Voilà le genre de conversation qui change le visage d’une industrie. Le problème Mad Men. Polars américains: la traduction était trop courte. Rions un peu. En 1967 paraît dans la mythique Série noire Un petit coup de main, très honnête roman d'espionnage sur fond de mur de Berlin, signé Ross Thomas. Page 123, deux agents américains se demandent comment les Soviétiques ont bien pu "retourner" leur collègue Cooky. "Ils devaient connaître son terrible secret", dit l'un. Et l'autre de révéler, accablé : "Il était gai. " Gai ? On aurait tout aussi bien pu citer ce personnage du Chien ivre (Fayard), de James Crumley, qui se rend dans un "bar sans toit".
C'est peu dire que les nouveaux traducteurs sont tombés des nues en découvrant le travail de leurs prédécesseurs ! "Supprimez tout ce qui est psychologique ! " Il y aurait donc des cadavres dans les placards du polar ? Nous avons retrouvé les exemplaires en anglais qui ont servi aux traducteurs de la Série noire. Ils ont fait "pire", cher Donald. Des traducteurs payés quatre fois moins qu'aujourd'hui... Les nouvelles versions : un argument marketing. CHINE • Mo Yan : la "cyberlittérature", c’est l’avenir. Huanqiu Renwu : Que pensez-vous de l'évolution de la littérature contemporaine chinoise, depuis la phase d'engouement pour l'écriture expérimentale de certains auteurs des années 1980? Mo Yan : Ce phénomène était sans doute lié aux vingt années précédentes, pendant lesquelles la Chine était repliée sur elle-même.
Des années 1960 aux années 1980, la littérature chinoise n'avait pour modèle que le réalisme révolutionnaire, trop fortement influencé par la notion de luttes des classes. L'on déifiait son propre clan et l'on niait que l'ennemi soit un être humain. Au début des années 1980, on a brusquement pu lire les œuvres littéraires occidentales. Débarrassés de nos œillères, nous avons enfin réalisé que la littérature n'était pas ce dont on faisait l’éloge, et cette prise de conscience a impulsé un très grand dynamisme. Cela a conduit à des percées majeures, avec l'apparition, dans les années 1980, de la littérature dite d’avant-garde. MY : Cela restreint bien sûr leur inspiration. "Asterix", "Iznogoud"... Pourquoi les adaptations de BD au cinéma sont si nulles.
"Astérix et Obélix: au service de Sa Majesté" (Jean-Marie Leroy). CINÉMA. À l'occasion de la sortie du nouvel épisode d'"Astérix" (qui bénéficie pour le coup, d'un buzz plutôt positif), la question mérite d'être posée : pourquoi les adaptations des BD francophones sont-elles le plus souvent ringardes, voire parfois complètement nulles ? Il suffit de se pencher sur la liste récente pour éprouver un mal de tête assez immédiat. Voyez-un peu : "Iznogoud", "Astérix aux Jeux olympiques", "Lucky Luke", "L'Enquête corse", "Blueberry, l'expérience secrète", etc. Une vraie galerie de Palmes d'or, de quoi dégoûter à vie du septième art le plus décérébré des ados boutonneux... et accessoirement de très gros flops commerciaux, qui n'ont pas contribué à redresser notre balance commerciale extérieure, alors que nous sommes régulièrement pilonnés par la puissante artillerie américaine.
La volonté de toucher un public large, sans savoir choisir De vrais films pour ados ? Quelques exceptions quand même... L'injustice faite à la musique. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Véronique Mortaigne (Service Culture) C'est dans un entretien au Monde, publié le 11 septembre, qu'Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication, a annoncé l'abandon de plusieurs chantiers culturels pour des raisons budgétaires. Le procédé a été jugé indélicat par les intéressés, qui n'en avaient pas été préalablement informés. Au salon des refusés de Mme Filippetti figurent le Centre national d'art pariétal de Montignac (Lascaux 4), la Maison de l'histoire de France ou le Centre national de la musique (CNM). Ce dernier avait valeur de symbole. Le futur établissement public devait réparer l'injustice faite à la musique, qui ne dispose toujours pas d'un organisme centralisateur comme le Centre national du cinéma (CNC) ou le Centre national du livre (CNL).
Si la Maison de l'histoire de France avait été l'objet d'intenses polémiques, le CNM avait été plébiscité. Mortaigne@lemonde.fr. Philippe Val : "La curiosité de l'auditeur doit surmonter ses peurs" LE MONDE TELEVISION | • Mis à jour le | Par Guillaume Fraissard et Daniel Psenny (propos recueillis) Sur la période d'avril à juin, France Inter est devenue la première radio d'Ile-de-France. La station a aussi été la seule généraliste à tirer profit de la séquence présidentielle. Comment analysez-vous ces résultats ? Dans un univers férocement concurrentiel, que la radio de service public marche très bien, je trouve cela génial. Nous avons par exemple doublé notre auditorat sur les 20-34 ans. C'est la preuve que l'effort que l'on demande aux gens pour financer ce service public est payé de retour. Comment abordez-vous cette nouvelle saison ?
La grande nouveauté de la rentrée est l'émission de Frédéric Lopez "On va tous y passer" de 11 heures à 12 h 30. J'adore les émissions de radio des années 1930 et d'après-guerre qui étaient enregistrées à L'Alhambra. Vous ne vouliez plus d'un talk-show comme l'était "Les Affranchis", la précédente émission d'Isabelle Giordano ? Aurélie Filippetti : "La culture est le disque dur de la politique" LE MONDE | • Mis à jour le | Par Clarisse Fabre, Nathaniel Herzberg et Xavier Ternisien (propos recueillis par) A plusieurs reprises, la pendule du salon ministériel a rythmé les minutieuses explications de la ministre de la culture et de la communication. Il lui faut du temps pour exposer des choix difficiles. Confrontée à la crise économique "inouïe", selon ses mots, et à la perspective d'un budget en baisse, Aurélie Filippetti a reçu Le Monde, Rue de Valois, à Paris.
Vous êtes ministre de la culture et de la communication depuis trois mois. Ce qui m'a surprise, c'est l'ampleur du désarroi. Pourtant, le budget de la culture est annoncé en baisse de 3 %... Qui parle de 3 % ? Et l'exception culturelle ? L'exception culturelle, cela ne veut pas dire que la culture est exempte d'efforts. Pour réduire ce budget, où faites-vous porter l'effort ? D'abord sur certains projets, annoncés avec légèreté et, pour l'essentiel, non budgétés par l'équipe Sarkozy. Il y a eu une confusion. "Le pamphlet fasciste de Richard Millet déshonore la littérature"
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Annie Ernaux, écrivaine J'ai lu le dernier pamphlet de Richard Millet, Langue fantôme suivi d'Eloge littéraire d'Anders Breivik (P. -G. de Roux, 120 p., 16 €) dans un mélange croissant de colère, de dégoût et d'effroi. Celui de lire sous la plume d'un écrivain, éditeur chez Gallimard, des propos qui exsudent le mépris de l'humanité et font l'apologie de la violence au prétexte d'examiner, sous le seul angle de leur beauté littéraire, les "actes" de celui qui a tué froidement, en 2011, 77 personnes en Norvège. Des propos que je n'avais lus jusqu'ici qu'au passé, chez des écrivains des années 1930. Je ne ferai pas silence sur cet écrit à la raison que réagir renforce la posture de martyr, d'écrivain maudit, qu'il s'est construite. Richard Millet est tout le contraire d'un fou. Balayons d'abord la prétendue ironie du titre que, selon l'auteur, les lecteurs, bouchés à l'émeri, n'ont pas perçue.
En réalité, il n'en est rien. Michel Onfray a-t-il toujours sa place sur France Culture ? Habitude et audience aidant, depuis dix ans France Culture programme dans sa grille d’été, qui s’est achevée ce week-end, les conférences de l’université populaire de Caen. Michel Onfray s’y est taillé un franc succès en exhumant des figures mineures de la pensée et en contestant l’institution qui les avait oubliées ou enterrées pendant des siècles. Le problème est que, n’ayant jamais fait pour son compte œuvre scientifique, jamais porté au jour un seul de ces penseurs, jamais traduit ou édité leurs livres, il doit se contenter d’en parler à partir des travaux irremplaçables de ces universitaires qu’il fustige tant par ailleurs.
Passons sur la contradiction ou l’imposture, comme on voudra dire, et venons-en à son style tout droit sorti de la Troisième République des lettres. Il n’en va pas de même depuis le séminaire sur Freud diffusé la saison 2010-2011. Changement d’orientation, Michel Onfray ne ressuscite plus, il enterre. La place des femmes dans la littérature de science-fiction. Artwork of the Week | Roy Lichtenstein. Rentrée littéraire : éditeur, je refuse de participer à ce suicide collectif | Rue89 Culture. - Opinion - The Boston Globe. How Hollywood Films Are Killing Opera. Bourdieu contre les lesbiennes vampires nazis en folie.