Ce qu'il faut savoir sur le plus gros éditeur du monde. 1. Le groupe allemand Bertelsmann et le groupe britannique Pearson ont décidé de fusionner leurs branches éditoriales respectives, Random House et Penguin. Il s’agit d’une joint venture, expression que la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) recommande de traduire par «coentreprise».
Aucun article publié sur le sujet n’a employé le terme «coentreprise». 2. La coentreprise «Penguin Random House» sera le plus gros éditeur du monde anglo-saxon, donc du monde. Il pèsera environ 25% du marché global, 29% aux Etats-Unis et 26% au Royaume-Uni. L’entité sera trois fois plus importante que HarperCollins, deux fois plus que Hachette, sept fois plus que le tout nouveau groupe Gallimard-Flammarion, qui semble d’un coup moins gigantesque. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20.
David Caviglioli Revenir à la Une de BibliObs Photos: Scène tirée du film "Mr Popper's Penguins" de Mark Waters (Sipa) et Markus Dohle (Sipa). Lettre ouverte à Antoine Gallimard: «Sans auteurs, pas d'éditeur!» Lettre ouverte à Antoine Gallimard. Monsieur, Nous, auteurs des Éditions Casterman avions accueilli avec intérêt, voici quelques mois, l’idée d’un rachat de Flammarion/Casterman par Gallimard. Cette solution, venant d’un éditeur respectable, ne pouvait que nous séduire. Le 6 juin, c’est avec beaucoup d’inquiétude que nous avons découvert dans «Les Echos» votre déclaration annonçant que, même si Casterman était «un joli joyau», Gallimard pourrait être contraint, «dans un contexte de crise», de le vendre pour faire face à ses échéances.
Pendant les semaines et les mois qui ont suivi, rien n’a été fait pour nous rassurer. Aucun contact n’a été pris avec nous, ni individuellement ni collectivement. Aucun projet éditorial ne nous a été présenté. Le 8 novembre, nous avons appris brutalement, et avec consternation, par une dépêche AFP, la démission de Louis Delas et la situation qui l’y avait contraint. À moins que… Lire la réponse d'Antoine Gallimard à cette lettre ouverte. Goncourt des Lycéens. Un prix littéraire de lecteurs devenu majeur - Littérature.
Le Goncourt des lycéens sera proclamé le jeudi 15 novembre, à Rennes, clôturant la saison des prix littéraires. Il s’est imposé en 25 ans comme une distinction majeure, prisée par le lectorat pour la fraîcheur de ses choix, et convoitée par le monde de l’édition pour son effet « turbo » sur les ventes. Ce mardi soir, les jurys régionaux de lycéens ont dévoilé, par ordre alphabétique, le nom des cinq finalistes : Gwenaëlle Aubry pour Partages (Mercure de France), Joël Dicker pour La vérité sur l’affaire Harry Quebert (Fallois), Jérôme Ferrari pour Le sermon sur la chute de Rome (Actes Sud), Linda Lê pour Lame de fond (Bourgois) et Joy Sorman pour Comme une bête (Gallimard). Jeudi 15 novembre, 13 lycéens délégués par leurs régions délibéreront à Rennes pour désigner le lauréat, qui doit être proclamé peu avant 13 h, en présence des écrivains Pierre Assouline et Carole Martinez, couronnée en 2011.
Un prix apprécié par les lecteurs, les auteurs... et les éditeurs. Prix littéraires: ça va tomber toute la semaine. A Saint-Germain-des-Prés, on a mis du champagne au frais. La semaine promet d'être arrosée. Mais qui trinquera le premier? On verra, il n'y en aura pas pour tout le monde. Voilà plusieurs semaines que des prix littéraires portant le nom de la Fnac, de Jean Giono, de Sade, de Franz Hessel ou de l'Académie française servent d'amuse-gueules. Lundi 5 novembre: Femina (et Virilo) Les dames qui siègent au jury du Femina ont rendez-vous ce lundi à l'hôtel Crillon. Pendant ce temps, les moustachu(e)s du prix Virilo profiteront, comme le veut désormais leur coutume, de la proclamation du Femina pour annoncer également leurs lauréats 2012. >>> ajout: les résultats du Femina (et du Virilo) sont tombés Mardi 6 novembre: Médicis Si Patrick Deville n'a pas décroché le Femina d'ici-là, il a ce mardi une deuxième chance de décrocher un prix - et donc de rater le Goncourt.
>>> ajout: les résultats du Médicis sont tombés Mercredi: Goncourt et Renaudot Mouvement de foule annoncé chez Drouant, vers 13h. Censure chez Gallimard autour d’Aragon? Daniel Bougnoux s'explique. Le 24 décembre 2012, le monde littéraire célèbrera les trente ans de la mort de l’écrivain Louis Aragon. À cette occasion, les parutions en hommage à l’auteur d’Aurélien se multiplient.
Parmi elles, Aragon, la confusion des genres, chez Gallimard, de Daniel Bougnoux, spécialiste passionné et, depuis 1997, directeur de la publication des Œuvres complètes dans la prestigieuse collection de la “Bibliothèque de la Pléiade”, dont le cinquième tome vient de paraître. Jusque là rien d’anormal. Sauf que le lundi 22 octobre, lors d’un débat public au CNL, Daniel Bougnoux a accusé Jean Ristat, le légataire testamentaire d’Aragon, de l’avoir censuré, par l’intermédiaire de son éditeur.
Daniel Bougnoux – Le livre, remis en mai et désormais accepté, et corrigé, se trouvait prêt à l’édition quand, le 6 septembre, alors que je partais le surlendemain pour la Chine, j’ai reçu un mail inattendu de J. De quoi parliez-vous dans ce chapitre ? Daniel Bougnoux – On verra ! Évoquons Louis Aragon. Le vrai-faux filon des “mooks”, revues en vogue - L'actu Médias / Net. Mi-magazines, mi-“books”, les “mooks” fleurissent dans les librairies. De “XXI” à “Schnock”, ces publications censées proposer un autre regard sur le monde seraient-elles menacées d'uniformisation ?
Passage en revues. Ne leur dites surtout pas qu’ils font des « mooks ». Ce mot les froisse comme du mauvais papier. Un côté marketing, trop mode, mou du look. Les directeurs de ces étranges publications préfèrent parler de « revue ». Tout simplement. Du côté des libraires, en revanche, on dit bien « mook » et on ne sait même plus trop quoi en faire – ni où les ranger. Des publications qui défendent toutes l’éternelle plus-value du papier, dès lors qu’on soigne l’écriture et l’enrobage.
Pour être à la page et s’épargner le coût d’une diffusion en kiosques, d’autres magazines ont compris qu’ils pouvaient eux aussi se déguiser en livre. « Les maquettistes ont fait des progrès immenses en dix ans, explique Laetitia Bianchi, de la revue Le Tigre (lire notre entretien). L'origine du mot « mook » Cette fois c'est officiel: Gallimard a racheté Flammarion. C’est désormais chose faite: Gallimard a racheté Flammarion et s'impose ainsi comme le troisième groupe d’édition français.
Après avoir été autorisée jeudi dernier par l’Autorité de la concurrence, l'acquisition vient d’être officialisée par son Pdg, Antoine Gallimard. Il a dû mettre la main à la poche. On parle de 251 millions d'euros (185 millions hors dette), ce qui correspond au chiffre d'affaires annuel de Gallimard. La maison centenaire avait fait valoir que ce rachat donnerait naissance à un groupe indépendant capable de «créer de nouvelles perspectives de développement à l’orée de l’avènement du livre numérique». En effet.
Gallimard a réalisé ce rachat par l’intermédiaire de la holding Madrigall. BibliObs (avec l’AFP) En 2012, la bonne santé des éditeurs de comics. L'année 2012 aura particulièrement souri à l'industrie du comics. En vrac, un succès pour le renouvellement audacieux de l'univers DC dans The New 52, le carton au box-office des licences Avengers et Batman mais aussi les opérations d'exclusivité des plateformes numériques (notamment Comixology et Marvel). La manne économique des droits d'exploitation est bien réelle, néanmoins le secteur papier se porte tout aussi bien. Diamond, le distributeur historique annonce 263 $ de recettes, soit une hausse de 18,5% par rapport à l'année précédente. Et jusqu'à 40% eu égard au seul mois de mai. Dans ce contexte favorable, la baisse de 1% des actions de Marvel au profit de DC (+ 2 points) fait figure d'épiphénomène cet été.
Mais les vraies lignes de fractures se jouent ailleurs. Les très bons résultats du 16e volume de Walking Dead (Image Comics) rappellent qu'autour du sempiternel match DC/Marvel , ce sont les autres éditeurs qui s'en sortent avec ces très bons chiffres. Pour approfondir. Rentrée littéraire ? Pas de saison des romans pour les Américains | American Miroir. Expatriée, je manque la rentrée littéraire française, quelle frustration ! Aux Etats-Unis, aucune saison ne donne l’occasion d’assister à cette vibrionnante folie intello-commerciale, qui laisse dubitatifs les libraires américains. Lesquels ont bien survécu à l’arrivée des ebooks, merci. La « rentrée », d’abord, c’est quoi comme concept ? Pour l’expliquer à un Américain, vous allez devoir user de longues périphrases, voire entrer dans des circonvolutions culturelles et nationales.
A la rigueur, « rentrée des classes », « back to school », ça passe car elle existe ici aussi, même si les retours à l’école sont étalonnés sur la fin de l’été selon les Etats, et même les comtés. Mais l’idée générale d’un redémarrage des affaires après la semi-léthargie du mois d’août, d’une effervescence collective nationale après les vacances d’été, non, ça, on a du mal à leur faire comprendre. Pas d’inflation éditoriale à l’approche des prix littéraires Pas de « rentrée », donc. . « Non, pas vraiment.