EuroCrise : la BCE, elle fait quoi si c’est systémique ? (Vous entendez parler très souvent depuis quelques temps de la BCE. Peut-être bien des « prêteurs en dernier recours » pour les Etats ? De la Troïka. De la crise bancaire, mais aussi financière, économique, de l’euro, whaouuuuu : ça fait beaucoup non ? Allez, pour bien débuter le mois d’août et en rajouter quelques couches, une petite balade vers la suite de la longue agonie de l’euro, et peut-être un peu plus. Il y a eu de nombreux articles sur la « crise » chez Reflets depuis un an. Les dettes des Etats créent-elles du chômage ? A force de tout mélanger, les commentateurs mainstream ou les politiques en viennent à raconter souvent n’importe quoi. Dans le chouette monde des bisounours de la finance… Nous pouvons donc avoir, par exemple, une entreprise qui ne crée rien mais a un potentiel déclaré important, et qui par la même va finir par valoir une fortune : sa valeur en bourse (sa capitalisation) peut atteindre des milliards alors qu’en réalité elle est une coquille creuse.
L’europe verrouille les semences anciennes : #seedlove #sauvezkokopelli. Pendant que tout le monde s’énervait sur ACTA, et à raison, avec les dérives multiples que cet accord pouvait générer, une petite association française de conservation, vente et diffusion de semences paysannes, Kokopelli, se battait en justice contre un semencier, Baumaux © (14 millions de CA en 2011, 1,8 millions de résultat net). La Cour de justice de l’union européenne vient de rendre un deuxième attendu qui donne raison au gros Baumaux contre le petit Kokopelli : l’enregistrement de toutes les semences au catalogue officiel européen des semences est donc quasiment incontournable, et ceux qui ne s’y soumettent pas sont hors-la-loi.
La petite association était attaquée pour pratique de « concurrence déloyale » envers ce pauvre et énorme Baumaux ©. Etonnant, quand on sait qu’en janvier dernier, l’avocat général avait donné un premier verdict totalement contraire. Mais en quoi cette affaire de semences paysannes (ou anciennes), d’enregistrement dans un catalogue est importante ? Meanwhile at Qosmos… Qosmos n’a jamais vendu de matériel à la Syrie, nous explique l’avocat de Qosmos. Anéfé©… Elle a vendu du matériel à un consortium italien qui a vendu l’ensemble à la Syrie. C’est très différent. Et qui prétendrait le contraire se rendrait coupable de dénigrement.
Bigre. Lorsque j’écrivais mon article sur Qosmos et Amesys hier, je me disais qu’au lieu de faire des communiqués gaguesques, Qosmos et Amesys, qui n’ont rien fait de mal et n’ont rien à se reprocher, feraient mieux de jouer la transparence et de publier les contrats et autres échanges avec leurs partenaires commerciaux pour démonter leur bonne foi. Ce matin, Qosmos me démontre que cela est impossible en dépit de leur souhait probable -puisqu’ils parlent des contrats- de le faire. Les capacités clownesques des vendeurs d’ »armes » numériques sont visiblement sans limites. Commençons par les mails internes de ce matin : Les équipes bossent à 200% : Gardons le cap. Chef, chef, je crois que je sais comment les retrouver ! Quoi ??? Qosmos : oops on a perdu le contrat, mais on a rien à se reprocher. Qosmos – Amesys : l’art de prendre le reste du monde pour des cons. Prendre le reste du monde pour un con, c’est une attitude que l’on rencontre souvent.
Prenez le secteur financier… Il précipite le monde dans un chaos pathétique en sifflotant et en engrangeant des bonus. Ça dure depuis des années et ça passe. Sans doute en raison de la complexité organisée de ses métiers. Personne n’y comprend plus rien. Du coup l’analyse critique est complexe et peu de gens s’y risquent. Les financiers stigmatisent facilement ceux qui la tentent, en noyant le poisson. Mais parfois, ça ne passe pas. Trop gros. Amesys s’est trouvée dans cette position lorsqu’il lui est devenu impossible de nier qu’elle avait vendu à un terroriste notoire un outil de surveillance de la population. Aujourd’hui, Qosmos nous explique benoitement qu’elle n’avait aucune idée de ce à quoi allaient servir les technologies qu’elle apportait au consortium livrant un système d’écoute à Bachar el-Assad.
Ben voyons. A quoi peuvent bien servir ces plugins de Qosmos ? M. Message au PS sur la neutralité du net et l’exception culturelle. (le Parti Socialiste français, cette « fédération de clubs de groupies © » comme le résumait si bien un lecteur de Reflets ©, travaille sur le numérique. Ils ont même une ministre de la chose. Comme l’UMP. C’est bien. C’est grand. C’est beau. Mais peut-on véritablement espérer quelque chose de différent de l’ancien gouvernement, au niveau de la neutralité du net et de « l’encadrement des pratiques numériques » ? Reflets ©, par le biais de Fabrice Epelboin ©, a pris la ministre de l’économie numérique © la main dans le pot de confiture de l’exception culturelle © et du socialisme dirigiste©, dans sa vocation de « garant Etatique de la bonne marche du pays », grand défenseur des attaques étrangères à l’encontre de notre merveilleux patrimoine. Cette petite sortie, de la ministre (quoi qu’en pensent les fan-boys du PS, ex-trotskistes-maoistes convertis à l’économie de marché par cooptation) est révélatrice d’une tendance idéologique et politique very interesting.
Mais pas seulement. Tu t’es vu quand tu parles des pirates chinois ? Parfois, être vieux, ça a du bon… Cela permet de mieux replacer dans un contexte historique un événement. Prenons les désormais fameux « hackers chinois ». Comment en est-on arrivés là ? À les évoquer en permanence, comme une sorte d’épouvantail ? La presse dans son ensemble, les politiques, les experts en sécurité informatique, tout le monde en parle.
Figurez-vous que comme tout, cette histoire est partie des États-Unis. Pour finalement débarquer dans nos assiettes franco-françaises. Remontons le temps. Avec la chute du mur de Berlin, l’immense « communauté du renseignement » voit un péril important se profiler. Fort heureusement, trois ou quatre ans après la « disparition » du risque soviétique, apparaît Internet. La communauté du renseignement va développer un discours marketing sur le thème de la défense nécessaire des « infrastructures vitales » sur ce réseau infesté de « pirates ». Et pour défendre les « infrastructures vitales », il faut de l’argent.
Et ça, ça fout la trouille. Le retour de la super méga haute autorité indépendante CSA / ARCEP… HADOPI. Le changement, c’est quand au juste ? Cela fait bien deux ans qu’on la sent arriver celle là. Pourtant, on aurait pu penser qu’entre la fin des années 90 et 2012, certains concepts, comme les services gérés, le broadcast, le multicast, la notion de ressource rare (…) auraient pu être assimilés par les uns et par les autres. Malheureusement, il semble que tout ceci ne soit pas encore tout à fait clair chez nos dirigeants, et plus particulièrement pour Fleur Pellerin, notre secrétaire d’État à « l’Économie Numérique ». Les mots ont un sens, car encore une fois, l’intitulé précis du secrétariat d’État exclu tout espoir d’envisager une concertation des internautes portant sur un outil qui LEUR appartient.
Internet est un bien commun et non un réseau appartenant à quelques ayants-droit qu’il convient de réguler pour ne pas qu’il s’entretuent dans le but de se voir attribuer des ressources rares. ♬ Tu avances et tu recules ♪ … Comment veux-tu comment veux-tu que j’ te régule ♫ … Fuck you ! We rule your Babylon, signé, les financiers. Libération publie un long article (abonnés) de Renaud Lecadre (la Une du journal) titré « Les banquiers font moins les malins ». A en croire le journal, le scandale du Libor, les subprime, le blanchiment d’argent des cartels, on en passe, auraient eu raison de la passivité des politiques et des autorités de contrôle. Ca va saigner. Les amendes pleuvent, la prison n’’est pas loin. Banquiers, tous aux abris ! C’est oublier un peu vite la réalité. Le secteur financier est la pierre angulaire du « système ». Démontons tout de suite un mythe. Immédiatement, la formule magique agit et les politiques utilisent l’argent des contribuables pour renflouer les institutions financières en difficulté.
Souvenez-vous, lorsque la bulle des subprime a explosé (et ce n’était pas la première), les politiques, Nicolas Sarkozy en tête ont martelé que ça ne se passerait pas comme ça et que le capitalisme, le secteur de la finance allaient être « régulés ». Aujourd’hui, c’est le scandale du Libor qui explose. Comment j’ai découvert que PSA fabriquait des automobiles. C’est vraiment avec le plus grand étonnement que j’ai découvert, ce jeudi 12 juillet 2012, que le groupe PSA fabriquait des automobiles. PSA venait d’annoncer pour 2014 l’arrêt de la production dans son usine d’Aulnay-sous-Bois (93) et la suppression de 8.000 emplois en France.
Là j’avoue que je suis tombé des nues. Ils fabriquaient visiblement des véhicules, et personne ne m’avait rien dit. Je connaissais pourtant fort bien les filiales qui composent le Groupe PSA : Faurecia, le spécialiste en ingénierie et de production d’équipements, dont le chiffre d’affaire a augmenté de 4 milliards en 4 ans. GEFCO, le groupe de transport et de logistique dont le chiffre d’affaire de 3 milliards aura permis de dégager 223 millions de bénéfices en 2011. Le PDG Philippe Varin déclarait même dans le document de synthèse en s’auto-congratulant : Donc je savais que PSA était un peu équipementier, faisait un peu de logistique, et surtout était une Banque et un organisme financier. Mondialisation agricole : fatalité ou pas ? Plus personne ne peut prétendre aujourd’hui ignorer que notre économie est globalisée, mondialisée. La mondialisation est vue comme un phénomène inéluctable, une conséquence inévitable du capitalisme, une fatalité pour certains.
Rares sont ceux qui osent s’élever contre l’économie de marché qui la sous-tend. Ceux qui le font sont vite assimilés à des trublions ignares et inconscients. Pourtant, pendant la campagne présidentielle, une grande partie des Français ont démontré qu’ils se préoccupaient du sujet. Le « made in France » vanté par de nombreux candidats est souvent revenu sur la table. La mondialisation agricole : un constat alarmant Depuis la création du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) en 1947 puis, plus récemment, de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) en 1995, le libre-échange et la libéralisation du commerce se sont vus imposés au monde agricole. Les accords internationaux sur l’agriculture ont été conclus dans les années 1990-2000 lors du cycle d’Uruguay.
FTTH et THD : l’enfumage de l’ARCEP continue ! Il y a des sujets récurrents que nous abordons sur Reflets, les mensonges de l’ARCEP sur le déploiement du THD, de la fibre optique, et la place de la France dans le monde, en sont un parmi tant d’autres. Et puisque son président, Jean-Ludovic Silicani persiste et signe, prenant les internautes pour de gros imbéciles, Reflets lui renvoie la politesse en exposant publiquement ces faits et ces chiffres qu’il dissimule soigneusement pour faire mousser son institution qui n’est plus que l’ombre d’elle même depuis sa prise de fonction. Pourquoi Reflets pas content ? Dans un article très bien documenté intitulé « Très Haut Débit : la France en retard, ou pas », Pierre Col revient sur les déclarations, mensongères, du président de l’ARCEP.
Selon Jean-Ludovic Silicani : « la France se place, certes derrière la Corée, le Japon ou les Etats-Unis, mais au premier rang des pays européens, y compris les pays scandinaves, pour les nombre de logements éligibles au FttH/FttB. ». Attention, désenfumage : Le Nouvel autoritarisme. Ce texte est de James Petras, ancien professeur de Sociologie à l’Université de Binghamton dans l’état de New York. Il a pris sa carte dans la lutte des classes il y a 50 ans ; il conseille les sans-terre et les sans-travail du Brésil et de l’Argentine et est co-auteur de Globalization Unmasked (Zed Books). Le livre le plus récent de James Petras est The Arab Revolt and the Imperialist Counterattack.
Il est joignable à : jpetras@binghamton.edu. On peut lire d’autres articles de J. Petras ou visiter son site Internet. La traduction de ce texte a été bénévolement assurée par Snake Arbusto (blog : Nous vivons une époque caractérisée par des changements de régime dynamiques et régressifs. La seconde moitié de l’essai décrira la politique de la DCT – le régime qui représente la dérive la plus extrême par rapport à la notion de démocratie représentative souveraine. Les Démocraties en déchéance et la transition vers les démocraties oligarchiques. Le High Frequency Trading et les risques de santé.
En 2010, Kitetoa.com publiait un long article sur le High Frequency Trading. Bien sûr nous n’étions pas les premiers à en parler, mais les détails et la « vulgarisation » du papier permettaient à tout un chacun de se faire une idée précise de ce qu’était cette technique des institutions financières. Cela aidait aussi à comprendre que la prochaine crise financière viendrait très probablement de là. Nous nous étions appuyés sur des recherches de la société Nanex et sur les analyses toujours très pertinentes de ZeroHedge. Il y a quelques semaines, le nouveau magazine d’Elise Lucet, Cash Investigations diffusait un reportage sur le HFT et la finance folle. Ce qui est une bonne nouvelle puisque la seule chose qui puisse freiner les délires des financiers, c’est la publicité qui est faite autour de leurs actions.
On a bien entendu le passage habituel sur l’utilisation dans la vidéo d’une « marque déposée » ce qui serait de la « contrefaçon ». L’activité d’une entreprise, est un tout. Skyrock, après la fin du leasing, on fait la vidange. Flash-back : en avril 2011 l’on assite à un coup de théâtre à Skyrock. Pierre Bellanger, PDG du groupe, risque de se faire débarquer par l’actionnaire principal Axa, et s’enferme (littéralement) dans son bureau pendant quinze jours, le temps de retrouver de nouveaux partenaires. Un an après, et malgré les promesses de sauver le groupe et d’éviter aux salariés un plan de licenciement, la régie web, France en ligne, subit des licenciements massifs (pas loin de la moitié de ses effectifs). Certains partent rejoindre, dans des conditions obscures, la régie de Himedia. La filiale web, Telefun, subit également des licenciements économiques, après avoir vu partir de nombreux salariés dans des procédures à l’amiable, avec parfois une pression certaine.
Axa avait racheté en 2006 les parts appartenant précédemment à la Deutsche Bank, soit 70% du groupe, le reste allant à Pierre Bellanger. C’est aussi à l’été 2008 que Yahoo! Nous voici donc en 2012, à peine un an plus tard.