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Numérique et travail

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Jusqu’où peut aller la liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux ? Cet article est tiré de l’article de recherche : Pereira, B (2017), « Entreprise, loyauté et liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux numériques », Gérer et Comprendre, no. 130, décembre, pp.67-75. La liberté d’expression est intimement liée à l’État de droit et fait l’objet d’une consécration internationale et nationale (Déclaration universelle des droits de l’homme, ONU, 1948 ; Convention européenne des droits de l’homme, 1950 ; Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789). Elle s’exerce sous toutes ses formes, et en conséquence à travers les réseaux sociaux numériques.

On comprend dès lors que les salariés jouissent de cette liberté au sein et en dehors de l’entreprise. En effet, au sein de l’entreprise, il ne peut être apporté aux droits et libertés des personnes « de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché » (Article L. 1121-1 du code du travail). Un droit fondamental protégé. Licenciement Facebook : insulter son employeur dans un groupe fermé n’est pas une faute grave. Par Frédéric Chhum, Avocat. C. cass. 12 /09/2018, n°16-11690 Dans un arrêt du 12 septembre 2018 (n°16-11690), la Cour de cassation a confirmé le caractère sans cause réelle et sérieuse du licenciement pour faute grave notifié à une salariée qui a dénigré son employeur sur son compte Facebook.

La Cour de cassation a considéré que les propos litigieux n’étaient pas fautifs car ils avaient été diffusés à un cercle restreint de 14 personnes et que ces propos avaient en réalité un caractère privé. I. Les faits. Madame Y, salariée de l’Agence du Palais, gérée par Mme X..., a été engagée le 6 janvier 2004 en qualité de négociatrice immobilier par la société Dupain. Le 3 mars 2009, elle a été licenciée pour faute grave aux motifs qu’elle avait tenu des propos injurieux et humiliants à l’encontre de son employeur. La salariée avait adhéré à un groupe sur Facebook, dénommé « Extermination des directrices chieuses ».

Ce groupe Facebook était fermé, accessible uniquement à 14 personnes. II. La société plaidait que : III. Quel est l’impact du RGPD sur les activités d’enseignement et de recherche ? Applicable depuis quelques mois, le texte européen est devenu incontournable notamment pour les entreprises mais aussi pour les universités et écoles, grandes productrices et consommatrices de données que ce soit au titre des enseignements, des activités pédagogiques mais aussi en termes de recherche. Tous ces établissements ont ainsi nommé un Délégué à la protection des données à caractère personnel qui a pour mission d’identifier tous les traitements de données à caractère personnel et de les documenter à travers la tenue d’un registre. Comment l’école doit-elle traiter les connexions de son personnel hors ses murs ?

Quelles sont les conséquences du texte pour les enseignants et les chercheurs ? Quelle responsabilité en cas de connexion aux ressources de l’entreprise via une interface de navigation personnelle ? Les notes d’examen et les annotations sont des données à caractère personnel. Quid des activités de recherche ? L'Union européenne et l'épineux problème de la dépendance aux logiciels Microsoft. La Commission européenne reconnaît la dépendance de la communauté aux logiciels Microsoft (Office, Windows, Outlook). Elle envisage des alternatives libres, moins coûteuses, mais reste pour l'instant liée à la firme de Redmond, comme le révèle l'enquête des journalistes d'Investigate Europe. La Commission européenne le sait : ses services informatiques, comme ceux des administrations nationales de la communauté, du Portugal à la Finlande, sont entièrement dépendants aux licences Microsoft (Office, Office 365 pour le cloud, Windows, Outlook…).

Elle l’admet publiquement et promet des changements… mais maintient pour l’instant le statu quo. Ainsi, en 2013, elle a condamné Microsoft à une amende de 561 millions d’euros pour ne pas avoir proposé d’alternative par défaut au navigateur Internet Explorer sur Windows, malgré la promesse formulée par l’entreprise en 2009 pour échapper à une condamnation pour abus de position dominante. Quels sont les dangers d’un tel monopole ? Bruno Devauchelle : La captologie et le miracle de l'attention. Captologie (science pour capter l'attention), nomophobie (addiction au téléphone portable - no mobile phobia), affordance (capacité d'un objet à suggérer son usage) ... trois mots créés récemment (1996, 2008, 1977), dont souvent nous ignorions jusqu'à l'existence, et sont pourtant le reflet d'un questionnement de plus en plus important sur le vivre ensemble et plus généralement pour l'éducation.

Plus simplement, une attention soutenue et durable est-elle largement partagée dans la population ? Peut-on éduquer l'attention ? Qu'est-ce que les moyens numériques changent à l'attention ? Et enfin, pour tout éducateur, comment être persuasif et donc, capter l'attention des jeunes ? Le mystère de l'attention Si nous revenons à plusieurs reprises sur cette question d'attention c'est que nous poursuivons notre analyse et nos observations sur ce qui pourrait bien être une des clefs du pilotage de l'apprentissage, du sien comme de celui des autres. Le plaisir de la distraction Bruno Devauchelle. Les jeunes Français ont le blues sur leurs compétences technologiques. E.learning, temps et GRH. Plus (+) de numérique, plus (+) de e.learning est un mot d’ordre d’actualité, j’y souscris volontiers mais … je voudrais répondre en écho. « D’accord mais donnez nous plus (+) du temps !

». Le temps, un concept suffisamment généraliste pour qu’il devienne un mot valise et qu’il se vide par là même de sa substance. Je me propose donc en préalable de préciser les contours de ma pensée. Il ne s’agit pas d’un plus de temps consacré à la réflexion : « Il faut que nous attendions pour analyser la question, pour être sûr, dès fois que … » Le numérique est dans notre écosystème technologique, c’est un fait !

Il ne s’agit pas de plus de temps pour opérer les branchements, installer les ordinateurs, sceller les TBI au mur, c’est fait ! Il ne s’agit pas de plus de temps pour acclimater nos élèves et nos étudiants, ils l’ont fait ! Sans nous le demander, sans nos conseils. Je veux parler ici du temps réglementé, du temps normé du e.learning. Il y a trois façons d’aborder ces arguments : J'aime :