Get flash to fully experience Pearltrees
Mieux vaut tard que jamais ! J’aimerais revenir dans ce billet sur un atelier auquel j’ai eu le plaisir de participer lors du bookcamp 2 de la semaine dernière, consacré à une question sensible et controversée : le piratage du livre. L’intérêt de cette session résidait dans la diversité des éclairages apportés par ses deux organisateurs ( Mathias Daval et Antoine Blanchard alias Enro ) : le premier avait choisi de traiter le sujet sous un angle “objectif” en nous livrant un aperçu des premiers résultats d’une étude réalisée par ses soins pour le MOTIF (l’observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France) ; le second avait opté pour une approche plus “subjective” en partageant un retour d’expérience en lien avec un de ses projets d’écriture.
Le piratage est condamnable en soi, en ce qu'il entre en infraction avec le droit d'auteur, mais plus encore quand il sert les intérêts d'entreprises décidées à profiter de revenus illégalement obtenus. Mais pour l'heure, bien malin qui peut dire la part des téléchargements effectués par des particuliers et la mettre en rapport avec les sommes réelles obtenues par des organisations pirates dont le fonds de commerce est la violation du droit d'auteur. DigiRights Solution, groupe allemand de lutte contre le piratage a récemment publié - dans la langue de Herta Müller... - une présentation comment les détenteurs de droits peuvent générer des millions de revenus... grâce au piratage. Et les éléments présentés vont choquer tout le monde : ils indiquent nettement que les téléchargements illégaux sont finalement plus rentables que les légaux.
"Oui certes, je suis d'accord avec vous, il faut rester éditeur et je ne vois effectivement pas quelqu'un qui ne se passionnerait pas pour les livres qu'il publie être en mesure de les partager et donc peut-être de les vendre. Mais la question qui se pose ici est: suffit-il de le rester ? Je ne crois pas. Ce que nous expérimentons avec M@nuscrits dans l'adaptation de ce métier ancien de l'édition aux nouvelles conditions de son exercice avec l'avènement de l'Internet, c'est ce qu'on pourrait appeler devenir un hyper-éditeur (de la même façon qu' il a de l'hyper-texte) Avec M@nuscrits nous "produisons", nous mettons en scène, l'ensemble des étapes de la chaîne du livre, depuis le début du processus (le sort du manuscrit), jusqu'à la fin (les multiples façon d'accéder au livre.) Ces fonctions jusque là séparées (elles incluent la diffusion et la distribution), tendent à se réunir dans un seul et même dispositif. Je distingue aujourd'hui trois aspects: