EU threatens Hungary over refusal to implement austerity policies and 'authoritarian' new constitution. Constitution asserts political control over central bankRights groups warn of slide towards authoritarianismEU demands austerity measures before new bailoutEuropean Commission threatens legal action By Damien Gayle Updated: 09:49 GMT, 12 January 2012 Defiant: Hungarian Prime Minister Viktor Orban is headed for a clash with the EU and the IMF The European Union has stepped up pressure on Hungary over the country's refusal to implement austerity policies and threatened legal action over its new constitution.
The warnings escalated the standoff between Budapest and the EU, as Hungary negotiates fresh financial aid from Europe and the International Monetary Fund. Over the past months, the country's credit rating has been cut to junk by all three major rating agencies, unemployment is 10.6 percent and the country may be facing a recession. The EU fears the new constitution hurts the independence of the country's judges, its central bank and its data protection agency. Bruxelles lance l’opération “écarter Orbán” "Par ici la sortie". Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso (à droite) accompagne le Premier ministre hongrois Viktor Orbán à Bruxelles, en juin 2010.
En menaçant Budapest de sanctions si le gouvernement ne change pas de politique économique et judiciaire, l’UE semble vouloir se débarrasser du Premier ministre comme elle l’a fait avec Berlusconi ou Papandréou. Mais ce ne sera pas si simple. Il a fallu un an et demi pour que Viktor Orbán se mette en marge de la politique européenne. Ce n’est pas gênant seulement pour nous mais aussi pour les gouvernements occidentaux qui ne savent pas trop quoi faire avec leur allié d’antan. L’Occident peut-il faire tomber Viktor Orbán ? L’enjeu était de taille, puisqu’il s’agissait de deux Etats de la zone euro et Bruxelles (en réalité Berlin et Paris) craignait que l’incertitude politique et économique ne nuise à la stabilité de la zone toute entière.
Difficile de destituer un Premier ministre de l'extérieur. Orbán et nos valeurs. Cela devient une habitude. Un an après avoir soulevé des protestations pour une loi accentuant le contrôle du pouvoir sur les médias, le gouvernement hongrois de Viktor Orbán suscite de nouveau la controverse en Europe. En cause, l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution du pays, qui intervient au moment où l’exécutif modifie les statuts de la Banque centrale et réforme le mode de scrutin, et où une radio d’opposition est privée de sa fréquence.
Comme il y a un an, tandis que des voix de plus en plus nombreuses réclament des sanctions contre la dérive autoritaire de Viktor Orbán, les dirigeants européens s’abstiennent de prendre position, la Commission “étudie” la situation et seuls quelques eurodéputés réclament une réaction de l’Union européenne. Pour autant, doit-on sanctionner la Hongrie comme on avait sanctionné l’Autriche en 2000, lorsque l’extrême droite de Jörg Haider était entrée au gouvernement ? La Hongrie pose un problème épineux. Transfiguration de la Hongrie. Photo : OECD Le vent qui souffle à l’est défrise nos moralistes occidentaux doués, c’est un axiome, pour l’éternité de la sagesse suprême : la démocratie, nous disent-ils, ce régime idéal voué à l’expression de la diversité des opinions, ne sera jamais parfait que s’il est décalqué du nôtre.
On n’est pas plus intellectuellement totalitaire. Que Viktor Orban, ce héros de la lutte contre l’occupation de l’Armée rouge, dote son pays, qui l’a démocratiquement élu, d’une constitution nouvelle, et c’est le tollé, l’édification du pilori, les hauts cris, le graissage du gibet de Montfaucun et la rediffusion immédiate de Nuit et brouillard (copyright Finkielkraut, je crois).
Jugez du danger : la Hongrie, puissante nation capable de mettre le feu au monde, nous défie. Il faut réagir sans tarder devant cette accession du Chancelier Hitler au pouvoir nouvelle manière. Bientôt l’incendie du Reichstag, bientôt l’Anschluss – la Hongrie annexant l’Autriche – l’Amiral Horty et les Sudètes. » Hongrie: l’unique radio d’opposition va-t-elle disparaître. Le Conseil des Médias, sorte d'équivalent du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), a rendu sa décision le 20 décembre. Klubradio, seule radio insoumise au pouvoir conservateur de Viktor Orban, n'aura plus le droit d'émettre à partir du 7 février. Depuis la fin décembre 2010, des dizaines de milliers de personnes manifestent contre la nouvelle Constitution hongroise, qu'ils jugent anti-démocratique. Quoi.info a recueilli le témoignage du directeur de Klubradio, Andras Arato, qui entend bien se battre pour faire survivre sa radio créée voici 10 ans et qui rassemble 500 000 auditeurs.
Comment le Conseil des médias a-t-il justifié sa décision de ne pas renouveler votre fréquence ? "En juillet, il y a eu un appel d’offres pour renouveler l'attribution de notre fréquence, auquel nous avons postulé. Selon vous, il s'agit plutôt d'une décision politique ? "La vraie raison, c'est que Klubradio est la seule radio d'opposition, la seule qui critique. » Pourquoi la Hongrie n’a cessé d’effrayer l’Europe. Contrôle des médias, de la justice, de la Banque centrale du pays et lois anti-religions… la nouvelle Constitution hongroise, en vigueur depuis le 1er janvier 2012, inquiète l'Union Européenne. Et pour cause : la Hongrie, dans le passé, a fait trembler l'Europe à plusieurs reprises. Domination de l'Empire, dictature fasciste puis communiste, insurrection… Quoi. info fait le point en six dates. 1. l'Empire austro-hongrois domine l'Europe de 1867 à 1914 Pendant cinquante ans, l'Empire austro-hongrois domine l'Europe sur le plan économique, militaire et culturel.
Outre l'Autriche et la Hongrie, il englobe les territoires actuels de la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine, ainsi qu'une partie de l'Italie, de la Pologne, de la Roumanie, de la Serbie et de l'Ukraine ! 2. La Hongrie autoritaire, alliée de l'Allemagne nazie : 1920-1944 À l'issue de la Première guerre mondiale, l'Empire austro-hongrois s'effondre. 3. Matyas Rakosi est le chef du régime. Hongrie: les vraies raisons du bannissement d'Orban. L'Europe ne doit pas laisser dériver la Hongrie. En Hongrie, "on a envie de pleurer de rage"
"Nous fonçons droit dans le mur" Pessimisme et désillusion, par Pierre Waline, 65 ans Cent mille personnes ont manifesté hier soir à Budapest, mais le pays compte huit millions d'électeurs. C'est dire si l'immense majorité des Hongrois restent passifs. Ils ont d'autres chats à fouetter. "Droit dans le mur", par Garp Flus En 2010, la majorité des Hongrois a voté en faveur de Viktor Orban pour punir le Parti socialiste et son ancien leader Gyurcsány (après les manifestation de 2006). Une atmosphère délétère, qui pousse les jeunes au départ, par Guillaume Narbonne Compte tenu de la situation économique désastreuse du pays, les Hongrois sont beaucoup plus attentifs à leur fin de mois qu'à des réformes institutionnelles souvent obscures. "La démocratie n'existe plus en Hongrie", par Kiss Peter La mainmise du Fidesz sur le pouvoir a pris des proportions effrayantes au cours des derniers mois.
"Un climat de peur règne dans le pays", par Ida Györi. La Hongrie pourrait faire payer ses dettes à la Banque centrale.