background preloader

Fantastique

Facebook Twitter

Le Livre d’esquisses/La Légende du Vallon endormi. CollectionLa Légende du Vallon endormiWashington IrvingThéodore LefebvrePoulet-Malassis1862ParisVLa Légende du Vallon endormiIrving - Le Livre d’esquisses, traduction Lefebvre, 1862.djvuIrving - Le Livre d’esquisses, traduction Lefebvre, 1862.djvu/1348-381 C’était un lieu charmant et fécond en pavots,En songes voltigeant devant l’œil demi clos,En magiques châteaux aux nuages qui passent,Châteaux montant toujours, qui jamais ne s’effacent.

Le Livre d’esquisses/La Légende du Vallon endormi

Le Château de l’Indolence. Au fond de l’une des criques spacieuses qui dentèlent la rive orientale de l’Hudson, vers cette large expansion du fleuve dénommée par les anciens navigateurs hollandais le Tappaan Zee, et où toujours ils diminuaient prudemment de voiles et imploraient la protection de saint Nicolas quand ils passaient, se trouve un petit bourg marchand ou port rustique que quelques-uns appellent Greensburgh (Vert-Bourg), mais qui est plus généralement et plus justement connu sous le nom de Tarry Town[1] (Muse-Bourg). Le Fantastique. Lentement, depuis vingt ans, le surnaturel est sorti de nos âmes.

Le Fantastique

Il s’est évaporé comme s’évapore un parfum quand la bouteille est débouchée. En portant l’orifice aux narines et en aspirant longtemps, longtemps, on retrouve à peine une vague senteur. C’est fini. Nos petits-enfants s’étonneront des croyances naïves de leurs pères à des choses si ridicules et si invraisemblables. Ils ne sauront jamais ce qu’était autrefois, la nuit, la peur du mystérieux, la peur du surnaturel.

Notre pauvre esprit inquiet, impuissant, borné, effaré par tout effet dont il ne saisissait pas la cause, épouvanté par le spectacle incessant et incompréhensible du monde a tremblé pendant des siècles sous des croyances étranges et enfantines qui lui servaient à expliquer l’inconnu. Dans vingt ans, la peur de l’irréel n’existera plus même dans le peuple des champs. Quand l’homme croyait sans hésitation, les écrivains fantastiques ne prenaient point de précautions pour dérouler leurs surprenantes histoires. Les Contes d’Hoffmann.

Hoffmann est populaire en France, plus populaire qu’en Allemagne. — Ses contes ont été lus par tout le monde ; la portière et la grande dame, l’artiste et l’épicier en ont été contents.

Les Contes d’Hoffmann

Cependant il semble étrange qu’un talent si excentrique, si en dehors des habitudes littéraires de la France, y ait si promptement reçu le droit de bourgeoisie. Le Français n’est pas naturellement fantastique, et en vérité il n’est guère facile de l’être dans un pays où il y a tant de réverbères et de journaux. — Le demi-jour, si nécessaire au fantastique, n’existe en France ni dans la pensée, ni dans la langue, ni dans les maisons ; — avec une pensée voltairienne, une lampe de cristal et de grandes fenêtres, un conte d’Hoffmann est bien la chose du monde la plus impossible. Hoffmann, en effet, est un des écrivains les plus habiles à saisir la physionomie des choses et à donner les apparences de la réalité aux créations les plus invraisemblables. M. Les vignettes de M. Ernst Theodor Amadeus Hoffmann - L'homme au sable (1816) L'étudiant Nathanaël, un des plus jolis garçons et des plus studieux écoliers qui aient jamais brillé à l'université de Goettingue, écrivait, un jour, à son ami Lother, la lettre qu'on va lire : «Gronde-moi bien, très cher, car voilà plus de six semaines, passées depuis mon départ, sans que j'aie donné de mes nouvelles.

Ernst Theodor Amadeus Hoffmann - L'homme au sable (1816)

Ma pauvre nièce doit être inquiète, et j'entends d'ici notre bonne petite Clara, ta soeur aimée, m'accuser tout bas de l'oublier au milieu des goguettes de ma vie d'étudiant. Je t'assure, toutefois, et tu me croiras, que je n'ai à me reprocher ni inconduite ni paresse ; je vous garde à tous une chaleureuse affection, et c'est justement pour cela que j'éloignais, d'heure en heure, la lettre qui m'échappe aujourd'hui. Pourquoi te le cacher davantage ? Ma vie, naguère si joyeuse et si calme, se remplit de pressentiments lugubres.

Exposition James Ensor - vidéo. Littérature fantastique - Nouvelles, Créatures, Théorie, Résumés...- Fantastique. Fantastique. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Fantastique

Le héros fantastique a presque systématiquement une réaction de refus, de rejet ou de peur face aux événements surnaturels qui surviennent. Le fantastique est très souvent lié à une atmosphère particulière, une sorte de crispation due à la rencontre de l’impossible. La peur est souvent présente, que ce soit chez le héros ou dans une volonté de l’auteur de provoquer l’angoisse chez le lecteur ; néanmoins ce n’est pas une condition sine qua non du fantastique.

Registres apparentés[modifier | modifier le code] Le fantastique est souvent considéré comme très proche de la science-fiction. En français, une erreur fréquente consiste à appeler « fantastiques » tous les textes appartenant au genre anglo-saxon de la fantasy, comme ceux de J. Histoire[modifier | modifier le code] Origines[modifier | modifier le code] Roman gothique[modifier | modifier le code] La véritable source du genre fantastique est le roman gothique anglais de la fin du 1785.