Innovation de rupture: comment rechercher l’inimaginable. Au milieu des années 80, Garry Hamel, un des grands gourous californiens du management, avait jeté un pavé dans la mare : l’ère du progrès conventionnel et linéaire était révolue.
Le changement n’était plus ni additif, ni linéaire. Il était discontinu. Pour chevaucher ce progrès-là, les entreprises devaient inventer un système créatif non linéaire. Trente ans plus tard, le postulat est passé dans les mœurs « corporate » et chaque dirigeant sait que l’innovation incrémentale, ce changement graduel, modeste et continu de l’existant, ne suffit plus.
Pour gagner sur des marchés en maturation de plus en plus rapide, en particulier les marchés technologiques, il faut pratiquer l’innovation de rupture, c’est-à-dire enclencher un processus de dislocation des habitudes de réflexion et d’utilisation. L’innovation rapide. Dans les années 1950, le management de l’innovation était décrit de manière linéaire: les idées nouvelles étaient confiées à la recherche et développement pour qu’elle les transforme en produits ou en services, qui étaient ensuite transmis au marketing puis à la distribution.
Aujourd’hui, cette chaîne a volé en éclats: ce sont les interactions multiples entre les différents niveaux de l’entreprise et avec différentes entités externes qui façonnent progressivement l’identité d’une innovation. Celle-ci est le produit d’une circulation des connaissances entre la science, la technologie, le marché, l’équipe en charge de l’innovation et les autres services de l’entreprise. Pourquoi l’innovation rapide ? Innovation management, digital creation & design, smart TV, social TV, transmedia.