
Surveillance d'Internet 2011
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Al Jazeera espionné par Amesys
R2D2, le Cheval de Troie de la police allemande | Ohax.fr
Le mouchard informatique de la police allemande serait une passoire
L'installation de logiciels espions sur des ordinateurs de suspects par les autorités judiciaires commence à devenir une réalité en Europe, notamment en Allemagne depuis 2008. Mais ces spywares sont parfois trop ouverts. Selon le Chaos Computer Club (CCC) si le programme utilisé par les autorités allemandes permet officiellement d'intercepter les conversations téléphoniques passées par des logiciels tels que Skype d'une personne sous le coup d'une enquête (un peu comme une écoute téléphonique), il permet aussi un accès à distance, afin de télécharger et d'exécuter des programmes en toute discrétion. Un constat partagé par les spécialistes de Naked Security, édité par le fournisseur d'antivirus Sophos. "Choqués"Les autorités allemandes reconnaissent avoir utilisé un cheval de Troie
Quand la police allemande joue aux pirates - Vu sur le web
Amesys écoutait aussi la banque de Ben Ali
Selon des informations obtenues par OWNI, Amesys ne s'est pas contentée de contribuer à l'espionnage de plusieurs figures historiques de l'opposition libyenne. Elle s'est aussi intéressée à la principale banque privée tunisienne, contrôlée par des proches de Ben Ali. La semaine passée, OWNI révélait en partenariat avec Wikileaks , dans le cadre de l’opération SpyFiles , que la société française Amesys avait contribué à espionner plus d’une dizaine de “ figures historiques ” de l’opposition libyenne, dont l’actuel ministre libyen de la culture, ainsi que l’ambassadeur de la Libye à Londres. Leurs noms ou adresses e-mails figurent en effet sur une capture d’écran, que nous avons désanonymisée, à l’intérieur d’un document décrivant le mode d’emploi d’Eagle, un système de surveillance “ massif ” de l’Internet vendu par Amesys à la Libye de Kadhafi.Amesys/Bull: un parfum d’affaire d’État
Le droit français tordu pour Kadhafi
La société française Amesys aurait vendu en toute légalité à Kadhafi des systèmes d'espionnage d'Internet, lui permettant d'attraper des opposants. Une plainte a été déposée contre cette opération commerciale. Qui pourrait avoir violé deux trois principes fondamentaux. Ces dernières semaines, du ministère de la Défense jusqu’à Matignon, personne n’a été en mesure de nous détailler le cadre juridique ayant permis à la société française Amesys de vendre des matériels d’espionnage électronique et de surveillance d’Internet au régime du colonel Kadhafi.Internet massivement surveillé
En partenariat avec WikiLeaks, OWNI révèle l'existence d'un nouveau marché des interceptions massives, permettant d'écouter toutes les télécommunications à l'échelle d'une nation. Ses acteurs vendent leurs produits en Europe, aux États-Unis et à des dictatures. WikiLeaks rend public aujourd’hui près de 1 100 documents internes, plaquettes commerciales et modes d’emploi des produits commercialisés par les industriels des systèmes de surveillance et d’interception des télécommunications. Ces nouvelles fuites montrent un marché de la surveillance de masse représentant désormais cinq milliards de dollars, avec des technologies capables d’espionner la totalité des flux Internet et téléphoniques à l’échelle d’une nation. Les fleurons de ce marché s’appellent Nokia-Siemens , Qosmos , Nice , Verint , Hacking Team , Bluecoa t ou Amesys .Wikileaks : surveillance des communications, un secteur bien portant
Wikileaks est de retour et publie de nombreux documents mettant en lumière le développement des technologies de surveillance par des sociétés privées et la nature très lucrative d’un secteur en plein boom. Ces documents internes, comme des plaquettes commerciales et des modes d’emploi, tranchent avec les discours des fournisseurs de ces solutions, qui tendent souvent à cacher la finalité réelle de ces dernières. Des arguments commerciaux moins lisses que les discours officiels Baptisée SpyFiles , cette nouvelle opération de Wikileaks menée en partenariat avec plusieurs médias, dont Owni en France, épingle des grands noms de l’industrie comme Nokia-Siemens , Qosmos , Thales, Bluecoat , ou encore le français Amesys . Cette dernière société n’est plus vraiment une inconnue depuis que son rôle a été révélé dans la fourniture d’un système de surveillance d’Internet en Libye, avec le concours de l’Etat français, et au bénéfice du régime du dictateur Kadhafi.Il était temps ! Le Conseil de l'Union européenne, qui regroupe les représentants des gouvernements des pays membres, a annoncé jeudi dans un communiqué (.pdf) de nouvelles sanctions économiques contre le régime syrien de Bachar el-Assad. Parmi les mesures restrictives prises à l'encontre de la Syrie se trouve l'interdiction d'exporter des outils de filtrage et de surveillance des réseaux de télécommunications. " Les exportations d'équipements et de logiciels destinés à la surveillance des communications Internet et téléphoniques par le régime syrien seront également interdites " écrit le Conseil.

