background preloader

Affaire Megaupload

Facebook Twitter

Le fondateur de MegaUpload piégé par un spyware du FBI ? Comment le FBI a-t-il obtenu toutes les conversations des responsables de MegaUpload, qui ont conduit à leur arrestation le 19 janvier dernier ? Le site CNet.com se pose la question, en remarquant que l'accusation cite des discussions que le fondateur de MegaUpload Kim Dotcom auraient eu avec ses collaborateurs via la messagerie de Skype dès 2007, il y a cinq ans. Dans sa politique de confidentialité, Skype prévient en effet que "l'historique des messages instantanés sera stocké pendant une période de maximum 30 jours, à moins que la loi ne l'interdise ou ne le stipule autrement".

Or dans son communiqué, le Département de la Justice américain affirmait que l'enquête avait débuté il y a seulement un an, c'est-à-dire fin 2010 ou début 2011. Il était donc impossible d'agir auprès de Skype, aujourd'hui détenu par Microsoft, pour obtenir des logs remontant plusieurs années en arrière. Mais là encore, il y a un problème. Avec MegaUpload, les hébergeurs ont perdu un gros client.

Si l’on a beaucoup entendu parler des sommes engrangées par MegaUpload (plus de 175 millions de dollars se les autorités américaines), on n’a pas évoqué le fait qu’un certain nombre de prestataires de l’entreprise avaient indirectement bénéficié de ce commerce florissant. À commencer par les hébergeurs de MegaUpload qui lui louaient des serveurs. L’acte d’accusation de MegaUpload établi par le ministère public américain que ZDNet.fr a pu consulter énumère les montants perçus par Carpathia Hosting, Cogent et Leaseweb. On arrive à plus de 51 millions de dollars payés par MegaUpload à ces 3 entreprises entre 2007 et 2011.

C’est Cogent qui est largement en tête des gains avec 30 millions de dollars perçus entre 2009 et 2011. S elon l’acte d’accusation Cogent a loué 36 serveurs à MegaUpload basés aux États-Unis à Washington et en France. Toujours selon l’acte d’accusation, entre novembre 2006 et juillet 2011, MegaUpload a accumulé 110 millions de dollars sur son compte PayPal.

Le sort des fichiers

MegaUpload : entretien exclusif avec un employé du site fermé par le FBI. Kim Dotcom: portrait du fondateur de Megaupload. Le fondateur du site Megaupload restera en prison au moins jusqu'au 22 février, jour de l'examen de la demande d'extradition des États-Unis. Selon le juge néo-zélandais, il existe "un risque avéré de fuite", compte tenu de "la détermination et les ressources financières" de Kim Schmitz, alias Kim Dotcom. L'Allemand de 38 ans avait été interpellé vendredi 20 janvier dans sa somptueuse propriété d'Auckland (Nouvelle-Zélande), ainsi que trois autres responsables de Megaupload. Il encourt une peine de 20 ans de prison. Le patron du site d'hébergement de contenus, qui offrait ses services à de nombreux pirates informatiques, aurait gagné 32 millions d'euros rien qu'en 2010.

Installé à Hong Kong, Megaupload affirmait rassembler chaque jour 50 millions d'utilisateurs et représenter 4% du trafic web mondial. Environ 39 millions d'euros d'actifs ont été saisis par la justice américaine, qui accuse le site d'avoir tiré 135 millions d'euros de profits. Qui était vraiment Kim "Dotcom" Schmitz ? Le P2P explose après la fermeture de MegaUpload. Les internautes qui avaient pris pour habitude de télécharger des films sur MegaUpload ou de regarder des séries TV en streaming sur MegaVideo vont-ils tous se jeter sur l'offre légale pour assouvir leur soif de contenus ?

Si c'est le rêve des ayants droit, rien aujourd'hui ne permet de constater le moindre effet positif de la fermeture de MegaUpload sur la rémunération des ayants droit. C'est trop tôt. En revanche, on constate déjà un effet au moins temporaire sur la fréquentation des réseaux P2P, qui augmente. Le constructeur de routeurs Ipoque, qui analyse la nature des paquets transmis sur Internet, publie un observatoire de l'usage de la bande passante à travers le monde, qui montre une explosion du trafic P2P en Europe dès le jour de la fermeture de MegaUpload, le 19 janvier dernier : Le site Peerates.net, qui publie des statistiques détaillées sur l'usage des serveurs eMule, note aussi une progression sur le mois de janvier, mais elle apparaît beaucoup moins nettement.

Kim Dotcom, fondateur de MegaUpload, demande une libération sous caution. Après la fermeture de MegaUpload, d'autres services restreignent leurs activités. Protect Our Children : 84 000 sites saisis par erreur ! - in our sites. Les USA saisissent 130 noms de domaine. L'opération " In Our Sites " se poursuit aux États-Unis. Avec l'aval de l'autorité judiciaire, le gouvernement US fait la chasse aux sites liés à la contrefaçon de biens, le téléchargement illégal de fichiers. TorrentFreak a dressé la liste de 130 nouvelles saisies de noms de domaine. Se rendre sur ces sites provoque ainsi l'affichage d'un message des autorités américaines ( voir ci-contre ). Ces saisies ont sans doute été décidées afin d'éviter quelques écueils aux cyberacheteurs d'outre-Atlantique en période de Cyber Monday, le lundi qui suit Thanksgiving avec des promotions importantes sur les achats en ligne.

Les noms de domaine saisis sont normalement enregistrés aux États-Unis. Selon TorrentFreak, l'action semble avoir été essentiellement limitée à des sites liés à la vente de vêtements contrefaits. L'opération " In Our Sites " a par le passé déjà ciblé des sites de liens torrent, voire de streaming illégal. "La fermeture de Megaupload est anormale" Gilles Babinet, président du Conseil national du numérique (CNN), réagit à la fermeture du site Megaupload. Etes-vous choqué par la fermeture de Megaupload ? C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Megaupload ce n’est pas la meilleure solution, mais si le site a rencontré un tel succès, c’est aussi parce qu’il n’existe actuellement aucune offre légale de films à la demande (VoD) digne de ce nom. Sur le marché de l’offre, nous sommes à des années lumières de ce qui existe déjà dans le domaine de la musique (iTunes, Deezer, etc.) Nicolas Sarkozy plaide pour un internet régulé, le CNN -qu’il a créé- est-il prêt à recommander de telles interdictions de sites en France ?

Je ne sais pas si on le fera, car le CNN se place sur un débat positif qui consiste à trouver des solutions pour développer des offres légales. Pourquoi le marché des offres légales, en France comme aux Etats-Unis, est-il à ce point inexistant ? Comment faire avancer le débat en France ? MegaUpload : décryptage de l’affaire et des accusations. Megaupload  : un coup de filet difficilement réalisable en Europe, Actualités. MegaUpload à la chaise électrique. Le FBI a ordonné la fermeture de MegaUpload, un réseau de sites longtemps présenté comme l'un des principaux vecteurs du piratage de films et de titres musicaux. En France l'initiative a été saluée par Nicolas Sarkozy. Sur Internet, la guerre est déclarée. Les Anonymous n'ont pas tardé avant d'attaquer les sites institutionnels un par un.

Ça sentait déjà le roussi. Le Département de la Justice américain accuse MegaUpload d’avoir mené une “entreprise de crime organisé, prétendument responsable de piratage en ligne massif et à l’échelle mondiale, à travers Megauplaoad.com et plusieurs sites apparentés, générant plus de 175 millions de dollars de profits criminels et privant ainsi les ayants droit de plus de 500 millions de dollars”. L’acte d’accusation de 72 pages (ci-dessous) vise sept membres de la galaxie MegaUpload, désignée comme ”Megaconspiracy”. Anonymous à la manœuvre Megaupload coupé, la réaction ne s’est pas faite attendre. Sarkozy met Internet au coeur de la campagne. Le dossier accablant du procureur contre MegaUpload. L'opération aura pris un an à être montée. Jeudi, 76 officiers de la police de Nouvelle-Zélande assistés de quatre agents du FBI ont procédé à 6h30 du matin à l'arrestation de Kim Dotcom, le fondateur et dirigeant de l'empire Mega, qui s'est soudainement écroulé. Sa demande de remise en liberté sous caution a été rejetée, et l'homme doit désormais attendre le verdict de la justice néozélandaise sur sa probable extradition vers les Etats-Unis.

Comme l'a décidé le Grand Jury du tribunal d'Alexandria, en Virginie, il y sera jugé pour de multiples chefs d'accusation et risque jusqu'à 60 ans de prison par le jeu du cumul des peines. La lecture des 72 pages de l'acte d'accusation (ci-dessous) révèle que les enquêteurs ont eu accès aux e-mails des dirigeants de MegaUpload et aux mouvements financiers sur pas moins de 64 comptes bancaires saisis par les autorités. L'acte d'accusation fourmille également de données chiffrées sur MegaUpload, MegaVideo et consorts : Anecdote amusante. MegaUpload : la cyberguerre a commencé. Dès jeudi soir après l'annonce de la fermeture de MegaUpload par les autorités américaines, les Anonymous ont attaqué certaines cibles symboliques en représailles. Ce n'est pas une première, mais cette fois une cyberguerre a commencé. Mise à jour : Voir notre analyse de l’acte d’accusation C’est sûr, il y aura un avant et un après MegaUpload.

Non pas pour le piratage, qui trouvera refuge ailleurs comme il l’a toujours fait depuis la fermeture de Napster en 2001. En s’attaquant à MegaUpload, ça n’est pas seulement un site utilisé par les internautes pour accéder à des contenus illicites qui est visé par une procédure judiciaire. L’affaire MegaUpload fera prendre conscience du pouvoir immense qu’ont les autorités sur le moindre site internet dont ils peuvent provoquer la mort du jour au lendemain, en saisissant ses serveurs et ses noms de domaine. Justice.gov RIAA.org MPAA.org UniversalMusic.com Hadopi.fr Le droit d’auteur ne peut être respecté par l’oppression et la contrainte. Lire. MegaUpload : fermeture dénoncée et un débat désormais politique.

Tout savoir sur l’affaire MegaUpload :MegaUpload : décryptage de l’affaire et des accusationsL’annonce de la fermeture par le FBIUne fermeture critiquée et un débat qui se politiseNicolas Sarkozy, la Hadopi et les ayants droit se réjouissentInfographie : l'univers MegaUpload en une image Loïc Damilaville (Afnic) : « c'est taper au cœur du dispositif névralgique » Sur LePoint.fr, l'adjoint au directeur général de l’Afnic s’inquiète. « S'attaquer à des serveurs hébergés dans plusieurs pays équivaut à couper la tête à une hydre. Mais intervenir sur un nom de domaine, c'est taper au cœur du dispositif névralgique. » « Les autorités américaines ont clairement la mainmise sur toutes les extensions numériques qui sont gérées par des prestataires américains ou situés aux États-Unis. On est en plein cœur de la problématique sur le droit applicable lorsqu'on parle de nom de domaine, il y a un vrai conflit de juridiction » juge-t-il.

Gilles Babinet (CNN) : pas d'offre légale « digne de ce nom » L'univers MegaUpload en une image. Megaupload fermé par le FBI et 7 personnes inculpées. Les Anonymous ripostent. Tout savoir sur l’affaire MegaUpload : L’annonce de la fermeture par le FBIUne fermeture critiquée et un débat qui se politiseNicolas Sarkozy, la Hadopi et les ayants droit se réjouissentInfographie : l'univers MegaUpload en une image Les autorités américaines viennent de frapper fort en ordonnant la fermeture du site megaupload.com et en procédant à l’arrestation de 4 de ses membres en Nouvelle Zélande. Parmi eux figure Kim Schmitz alias Kim Dotcom, le fondateur du site. "une entreprise criminelle" Le FBI qui a mené la traque a publié un communiqué dans lequel il qualifie Megaupload d’ « entreprise criminelle organisée internationale qui serait responsable du piratage en ligne massif d’une grande variété de contenus protégés » qui a généré 175 millions de dollars et causé plus de 500 millions de dollars de pertes aux ayants-droit.

La riposte des Anonymous Les détails des arrestations Nicolas Sarkozy réagit La France fut la première à réagir à l’annonce de la fermeture de Megaupload. Coupure de MegaUpload et riposte des Anonymous : des enseignements importants. Je ne reviendrai pas sur le déroulement de l'opération menée jeudi soir par le FBI contre le site MegaUpload, dont les serveurs ont été saisis et les principaux dirigeants mis sous les verrous : vous trouverez tous les détails sur ZDNet.fr, notamment ici, ici, ici et là.

Je voudrais en revanche essayer d'analyser ces évènements avec un peu de recul, et donner mon opinion sur les enseignements importants que nous pouvons retirer de cette nuit très mouvementée. Les serveurs de MegaUpload ne devaient pas être totalement coupés Concernant MegaUpload, il apparaît clairement dans l'acte d'accusation que le département de la Justice des USA accuse MegaUpload d'avoir rémunéré des gens qui chargeaient sur ses serveurs des contenus audiovisuels contrefaits.

Vous trouverez une analyse exhaustive de cet acte d'accusation sur Criminalités Numériques, le blog d'un spécialiste, Eric Freyssinet, chef de la division de lutte contre la cybercriminalité au pôle judiciaire de la Gendarmerie Nationale. Kim Schmitz, alias Dotcom, le mégalo qui dirigeait Megaupload.