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Ciel bleu comme une orange

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Poème Les nuages volaient - Victor Hugo. Les nuages volaient dans la lueur hagarde, Noir troupeau que le vent lugubre a sous sa garde ; Et dans la profondeur blême au-dessous de moi, Si bas que tout mon être en haletait d'effroi, J'aperçus un sommet par une déchirure.

Poème Les nuages volaient - Victor Hugo

Ce faîte monstrueux sortait de l'ombre obscure ; Ses pentes se perdaient dans le gouffre inconnu ; Sur ce plateau gisait, fauve, terrible, nu, Un géant dont le corps se tordait sur la pierre ; Il en coulait du sang avec de la lumière ; Sa face regardait la nuit triste, et ses pieds, Ses coudes, ses genoux, ses poings, étaient liés D'une chaîne d'airain vivante, impitoyable Et je voyais décroître et renaître effroyable Son ventre qu'un vautour rongeait, oiseau bandit. Le patient était colossal ; on eût dit Deux montagnes, dont l'une agonisait sur l'autre. « Quel est, dis-je, ce sang qui coule ainsi ? » « Le vôtre, » Dit le vautour. Ce mont dont tu vois les sommets, C'est le Caucase. « Et quand t'en iras-tu ?

Les discours sur les nuages dans la littérature française. 1 Le présent article est un résumé de mon étude « La fascination du nubigène.

Les discours sur les nuages dans la littérature française

Les discours sur les nu (...) 2 Pour les différentes approches possibles dans l’interprétation des nuages voir par exemple Kelen, 1 (...) 1Les nuages constituent un sujet poétique qui se situe, du Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine, à la croisée des traditions discursives, tout d’abord entre les discours théologique, scientifique et littéraire, mais aussi entre ceux qui relèvent de la philosophie, de la politique, de l’éthique, de l’esthétique etc.1 Pour étudier l’emploi du motif dans la littérature française, il importe donc d’embrasser une multitude d’aspects, issus de contextes différents, parfois opposés, mais souvent convergents, car le thème du ciel nuageux présente une grande complexité. 2Le mythe fondateur de toute réflexion néphologique est l’histoire d’Ixion qui est donc la victime d’une illusion : il embrasse un fantôme.

Le mythe d’Ixion suggère déjà toute la complexité du phénomène. Baudelaire. Petits poèmes en prose: I. L'étranger - Qui aimes-tu le mieux, homme enigmatique, dis?

Baudelaire. Petits poèmes en prose: I

Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère? - Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère. - Tes amis? -Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu. - Ta patrie? - J'ignore sous quelle latitude elle est située. - La beauté? TAJIMA Yoshihito 2014 position de these. La palette de Rimbaud. Rimbaud et lui, Le Coin de Table, le célèbre tableau de Fantin-Latour (où ils figurent), parmi ď « autres tableaux français (Manet, Monet, Harpignies, Renoir, etc..) ».

La palette de Rimbaud

A cette époque, la technique impressionniste est du reste seulement en voie de formation. Ce qu'il faut noter, c'est que pour Rimbaud, comme pour les Impressionnistes, la lumière et la couleur deviennent essentiels. Rimbaud n'aimait pas les tableaux du Louvre, noircis par le temps, et son ami Delahaye nous rapporte qu'il disait à leur sujet en 1872 : « Ces tableaux célèbres sont des débris. » De même qu'il aimait la peinture claire, il nous donne dans sa poésie une vision lumineuse et éclatante des objets et des paysages, et cela très tôt. L'intérieur rustique évoqué dans Les réparties de Nina en 1870 est encore un tableau intimiste hollandais, avec des effets de lumière et d'ombre et de vigoureux contrastes : Noire, rogue au bord de sa chaise, Spleen - LXXVIII - Charles Baudelaire. Plan de la fiche sur Spleen - LXXVIII de Charles Baudelaire : Introduction Splenn LXXVIII, de Charles Baudelaire, est le dernier des quatre Spleen et peut-être le plus terrible, le plus angoissant, délirant, dément.

Spleen - LXXVIII - Charles Baudelaire

Charles Baudelaire. La Mort du Soleil, poème de Charles Leconte de Lisle. Voici la mort du ciel..., poème de Théodore Agrippa d'Aubigné. Voici la mort du ciel en l’effort douloureux Qui lui noircit la bouche et fait saigner les yeux.

Voici la mort du ciel..., poème de Théodore Agrippa d'Aubigné

Le ciel gémit d’ahan, tous ses nerfs se retirent, Ses poumons près à près sans relâche respirent. Le soleil vêt de noir le bel or de ses feux, Le bel oeil de ce monde est privé de ses yeux ; L’âme de tant de fleurs n’est plus épanouie, Il n’y a plus de vie au principe de vie : Et, comme un corps humain est tout mort terrassé Dès que du moindre coup au coeur il est blessé, Ainsi faut que le monde et meure et se confonde Dès la moindre blessure au soleil, coeur du monde. La lune perd l’argent de son teint clair et blanc, La lune tourne en haut son visage de sang ; Toute étoile se meurt : les prophètes fidèles Du destin vont souffrir éclipses éternelles. Tout se cache de peur : le feu s’enfuit dans l’air, L’air en l’eau, l’eau en terre ; au funèbre mêler Tout beau perd sa couleur. Ballade Quand à peine un nuage, poème de Théophile Gautier.

Quand à peine un nuage, Flocon de laine, nage Dans les champs du ciel bleu, Et que la moisson mûre, Sans vagues ni murmure, Dort sous le ciel en feu ; Quand les couleuvres souples Se promènent par couples Dans les fossés taris ; Quand les grenouilles vertes, Par les roseaux couvertes, Troublent l’air de leurs cris ; Aux fentes des murailles Quand luisent les écailles Et les yeux du lézard, Et que les taupes fouillent Les prés, où s’agenouillent Les grands bœufs à l’écart,

Ballade Quand à peine un nuage, poème de Théophile Gautier

Bal des pendus, poème d'Arthur Rimbaud. Au gibet noir, manchot aimable, Dansent, dansent les paladins, Les maigres paladins du diable, Les squelettes de Saladins.

Bal des pendus, poème d'Arthur Rimbaud

Messire Belzébuth tire par la cravate Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel, Et, leur claquant au front un revers de savate, Les fait danser, danser aux sons d’un vieux Noël ! Et les pantins choqués enlacent leurs bras grêles Comme des orgues noirs, les poitrines à jour Que serraient autrefois les gentes damoiselles Se heurtent longuement dans un hideux amour. Hurrah ! Les gais danseurs, qui n’avez plus de panse ! Avril, poème de Gérard de Nerval. Après l'hiver, poème de Victor Hugo. N’attendez pas de moi que je vais vous donner Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ; La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière, Dans les champs, dans les bois, est partout la première.

Après l'hiver, poème de Victor Hugo

Je suis par le printemps vaguement attendri. Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ; Je sens devant l’enfance et devant le zéphyre Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ; Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs. Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs. À une Fleur séchée dans un album, poème d'Alphonse de Lamartine. Il m’en souvient, c’était aux plages Où m’attire un ciel du midi, Ciel sans souillure et sans orages, Où j’aspirais sous les feuillages Les parfums d’un air attiédi.

À une Fleur séchée dans un album, poème d'Alphonse de Lamartine

Une mer qu’aucun bord n’arrête S’étendait bleue à l’horizon ; L’oranger, cet arbre de fête, Neigeait par moments sur ma tête ; Des odeurs montaient du gazon. Tu croissais près d’une colonne D’un temple écrasé par le temps ; Tu lui faisais une couronne, Tu parais son tronc monotone Avec tes chapiteaux flottants ; Fleur qui décores la ruine Sans un regard pour t’admirer !

Je cueillis ta blanche étamine, Et j’emportai sur ma poitrine Tes parfums pour les respirer. A une femme, poème de Paul Verlaine.