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Document et théories du document

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Qu'est-ce qu'un document ? (Michael Buckland) Document et modernités (R.T Pédauque) Document (Savoirs CDI) Document I. Qu'est-ce qu'un document ? Deux points préalables sont à préciser afin d'établir ce qu'est un document. Le premier est que la communication de l'information n'implique pas forcément la médiation d'un document (Fondin, 1994 [1]). Le second point est que le statut de document peut s'étendre à tout objet quel qu'il soit, dès lors qu'une personne considère l'information dont il est porteur. Le document formel, produit d'une valorisation Cette idée selon laquelle une signification particulière donnée à un objet le désignerait comme étant un document provient de l'histoire même du mot.

[fig.1] Schéma du processus de valorisation du document [SavoirsCDI. 2007] Le statut de document émerge ainsi de l'articulation de deux processus de valorisation, ou signification, émanant d'un émetteur et d'un récepteur. Hubert Fondin (1994) [4] distingue de même ce qui ressortit au document par intention et ce qui ressortit au document par interrogation. II. Didactique du document Termes corrélés. Une approche documentaire du Web (JM SALAUN) Pourquoi le document importe / E-dossier de l'audiovisuel : sciences humaines et sociales et patrimoine numérique / E-dossiers de l'audiovisuel / Publications / INA Expert - Accueil - Ina.

Chercheur en sciences de l’information, Jean-Michel Salaün est professeur à l’École normale supérieure de Lyon où il est en charge du premier master francophone sur l’architecture de l’information. De 2005 à 2010, il était directeur de l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information de Montréal (Ebsi). Il a été auparavant professeur à l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques en France, où il a pris pendant une quinzaine d'années diverses responsabilités, dont l'animation du réseau du CNRS RTP-Document. Ses travaux portent sur l’économie du document, les développements du document numérique et le management des bibliothèques, la pertinence d'une théorie du document pour analyser la structuration du Web.

Il est l’auteur ou le co-auteur de nombreux ouvrages et articles sur ces questions. Il anime un blog proposant un repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique. Vu : forme Lu : texte Su : médium 1. 2. 3. Vu, lu, su et consolidation du nouvel ordre documentaire – Introduction à l'architecture de l'information. Mon cheminement personnel arrive à la fin d’une étape, bornée par mon départ en retraite. Pour marquer ce moment et tirer ma révérence, j’ai pensé vous faire deux cadeaux. Le livre Le livre Vu, lu, su. architectes de l’information face à l’oligopole du web est paru il y a un peu plus de cinq années et, en accord avec son éditeur que je remercie, je le rends accessible en ligne.

Accès au livre ePub, Pdf. Table des matières du livre Introduction. 1. 2. Petite histoire du mot Petite histoire de la notion Les trois dimensions 3. Renouveau Le document au XXIe siècle D’une modernité à l’autre 4. Les trois modèles de valorisation du document Articulation des modèles L’économie du document 5. Les paradoxes du néodocument L’élaboration d’un modèle commercial Conclusion. La postface j’ai pensé aussi que, cinq ans passés, il serait opportun d’y ajouter une postface. Voici le pitch : Sommaire de la postface. Le nouvel âge de la redocumentarisation et du web 2.0 [APDEN] Florence ThiaultPRCE en documentation, Université de Rennes 2 Article publié dans le Médiadoc n°4 de Mai 2010 Le document numérique Le document est défini traditionnellement par l’ISO (Organisation Internationale de Normalisation) comme un « ensemble formé par un support et une information, généralement enregistrée de façon permanente, et tel qu’il puisse être lu par l’homme ou la machine ».

Les documents numériques posent de nouvelles questions en terme de production de contenu, de forme et de structure, de diffusion et d’économie de l’information, de gestion documentaire (conservation, droit, description et recherche), d’outils et de technologies. Dans un texte de 2003 [1], J. Michel Salaun présente l’état de la réflexion du réseau RTP Doc [2] sur la notion de document liée à l’évolution du numérique. Il s’agit pour l’auteur d’interroger la notion de document, renouvelée et contestée par le développement numérique. La redocumentarisation Tableau : Les deux bascules documentaires. Eloge de la redocumentarisation. Titre alternatif de ce billet : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la redocumentarisation sans jamais avoir osé le demander.

PROLOGUE. La redocumentarisation n'est pas un joli mot. Non. La redocumentarisation est l'un des piliers de la théorie du document défendue par le collectif Roger T. Pédauque. Le grand gourou père fondateur de la redocumentarisation s'appelle Jean-Michel Salaün. Il existe un cours de redocumentarisation. Il existe une définition longue de la redocumentarisation : "Documentariser, c'est traiter un document comme le font traditionnellement les professionnels de la documentation (bibliothécaires, archivistes, documentalistes) : le cataloguer, l'indexer, le résumer, le découper, éventuellement le renforcer, etc.

Il existe une définition courte de la redocumentarisation : Il flotte dans l'air comme un parfum de redocumentarisation. La science de l'information a, au fil du temps, construit ses lois. ***Le postulat de Broudoux. ***La loi d'Ertzscheid :-) La redocumentarisation, un défi pour les sciences de l’information. 1Les sciences de l’information viennent de passer un cap. Elles s’étaient construites sur un ordre documentaire relativement stable durant le XXe siècle. Même s’il subissait une explosion quantitative, même s’il intégrait de nouveaux supports comme l’audiovisuel, sa structure générale suivait des règles et canaux qui étaient repérés. Les sciences de l’information pouvaient alors se construire sur un corpus de documents soumis à des contraintes connues et proposer des méthodes et des outils pour en tirer l’information utile comme le classement, l’indexation, des équations de recherche de plus en plus raffinées, la scientométrie, etc. pour les traditions issues de la bibliothéconomie, et d’autres encore, comme l’évaluation, l’élimination, le calendrier de conservation de son autre racine professionnelle, plus méconnue en France : l’archivistique. 4La proposition sera bâtie en trois temps. 9Le numérique, par nature, implique une re-documentarisation.

La redocumentarisation en quatre images. Pour avancer dans les réflexions sur la redocumentarisation et la théorie du document dans la continuité du travail collectif sur Roger II, voici quatre images et quelques réflexions. Tous les commentaires et critiques sont bienvenues, j'avance sur un terrain encore à défricher. Documentarisation La première image est issue du livre testament de P. Otlet, premier théoricien de la documentation, et date de 1934 : Les quatre premières lignes veulent présenter la construction des documents. Les trois lignes suivantes présentent les principaux éléments de l’ordre documentaire nouveau selon P. Ce modèle systématise et justifie le rôle de la bibliothèque qui l'appliquera et le perfectionnera jusqu'à aujourd'hui.

Redocumentarisation La seconde image est celle du «cake» du Web sémantique. Dans le schéma de P. Les trois dimensions Les couches les plus basses (URL/URI, XML, RDF) concernent les adresses et les formats des ressources, c’est à dire le repérage par la forme. Le nouvel ordre documentaire du numérique. La circulation des informations et des biens culturels a toujours (en tout cas depuis les premières bibliothèques) été régie par un ordre documentaire. Dans notre histoire contemporaine s'est imposé un "ordre documentaire antérieur dominé par l’édition qui vend des objets et protège le contenu par la propriété intellectuelle.

" (Source) Avec le numérique, cet ordre ancien est bouleversé. Quelles sont actuellement, les différentes "variables" du nouvel ordre documentaire inauguré par le numérique ? Il peut être caractérisé par (au moins) 3 grands régimes : Ceux-ci concernent à la fois les ordres lexicométriques (dont l'outil Culturomics et son "n-gram viewer" sont emblématiques et avec eux la question de la maîtrise des corpus), et les ordres linguistiques (mes billets sur l'affaire DSK attestaient, parmi d'autres, des spécificités et des variabilités de ces ordres linguistiques) ** L'autoritativité est à distinguer de "l'autorité".

Et le stock devint le flux. Nouveaux gardiens du temple. Innover ou anticiper : la singularité du belge Paul Otlet (BBF) Savoirs CDI: Paul Otlet. Paul OTLET L'homme qui voulait classer le monde Paul Otlet a beaucoup écrit (en particulier à chaque moment décisif de sa vie, la mort de son père, de son fils, victime de la guerre…), beaucoup créé et beaucoup agi, poussé toujours par le même élan d’humanisme et de partage.Sa vie entière est menée par une espérance : permettre aux hommes de mieux se connaître, de ne plus avoir peur les uns des autres et donc de vivre en paix.

Le document joue un rôle déterminant pour ce Pacifiste. Par ailleurs, en mettant en avant l’idée de réseau et de coopération internationale entre bibliothécaires et bibliothèques, il œuvre, avec ses amis, en précurseur et en visionnaire.Aux professionnels de l’information, il laisse en héritage le Traité de documentation : le livre sur le livre : théorie et pratique [1] qui synthétise la somme des savoirs fondamentaux nécessaires pour comprendre l’essence de la documentation. Une biographie, 1882 : Il a 14 ans et publie l’Ile du Levant. 1888 : L’Afrique aux Noirs. Projet de recherche ANR HyperOtlet. Dans le cadre de son appel à projet 2017, l'Agence nationale de recherche (ANR) a retenu le projet HyperOtlet porté par le Centre Maurice Halbwachs (CNRS) en collaboration avec ses partenaires scientifiques : l’Enssib, le laboratoire MICA (Université Bordeaux 3), le Mundaneum de Mons et la MSH-Paris Nord (CNRS, Universités Paris 8 et Paris 13).

Il s'agit d'un projet interdisciplinaire, francophone, collaboratif et innovant – correspondant au défi 8 (Sociétés innovantes, intégrantes et adaptatives), axe 5 (Cultures, création, patrimoines) de l’appel à projets de l’ANR – qui se propose de combiner des recherches scientifiques et des recherches appliquées. Le projet porte sur une œuvre majeure de l'histoire de la documentation, le Traité de documentation de Paul Otlet écrit en 1934 par le juriste et documentaliste belge, 10 ans avant sa mort. Le contexte : Paul Otlet et l'invention de la documentation Présentation du projet : les enjeux de recherche du Traité de documentation Durée du projet.

Histoire du Mundaneum. L'origine du Mundaneum remonte à la fin du XIXe siècle. Créé à l’initiative de deux juristes belges, Paul Otlet (1868-1944), père de la documentation, et d’Henri La Fontaine (1854-1943), prix Nobel de la paix, le projet visait à rassembler tous les savoirs du monde et à les classer selon le système de Classification Décimale Universelle (CDU) qu’ils avaient mis au point. Berceau d’institutions internationales dédiées à la connaissance et à la fraternité, le Mundaneum devint, au cours du XXe siècle, un centre de documentation à caractère universel.

Ses collections, composées de milliers de livres, journaux, petits documents, affiches, plaques de verre, cartes postales et fiches bibliographiques ont été constituées et hébergées dans différents lieux bruxellois, dont le Palais du Cinquantenaire. Un projet plus grandiose prit ensuite forme, celui d’une Cité Mondiale pour laquelle Le Corbusier réalisa plans et maquettes.

Paul Otlet, l’homme qui inventa le « Google de papier » Paul Otlet empruntait un chemin radicalement nouveau, qui préfigurait le World Wide Web De plus en plus, les universitaires spécialisés dans l’histoire des sciences de l’information s’interrogent : jusqu’à quel point est-il possible de considérer Paul Otlet comme l’un des précurseurs d’Internet ? [4]. Par ailleurs, ce dispositif perfectionné de classification et d’archivage s’inscrivait dans un ensemble plus vaste, le Palais mondial, surnommé par la suite le Mundaneum, que Paul Otlet envisageait comme une articulation de bâtiments, d’organismes internationaux et de collections destinés à fonctionner en réseau et à relier tous les citoyens de la planète. . [5] Pour caractériser ce réseau international d’informations dont il souhaite l’avènement, Paul Otlet parle même d’« un cerveau mécanique et collectif »[+] NotePaul OTLET, Le livre sur le livre, Traité de documentation, 1934, réédité en 2015 par Les Impressions Nouvelles, p.391. [8].

En d’autres termes, une sorte de Gouvernement du web. Le manifeste de SavoirsCom1. L’approche par les communs s’inscrit dans la continuité de l’appel pour la constitution d’un réseau francophone autour des Biens Communs : Par Biens Communs, nous entendons plusieurs choses : il s’agit d’abord de ressources que nous voulons partager et promouvoir, que celles-ci soient naturelles – une forêt, une rivière, la biosphère -, matérielles – une machine-outil, une imprimante – ou immatérielles – une connaissance, un logiciel, l’ADN d’une plante ou d’un animal –. Il s’agit aussi des formes de gouvernance associées à ces ressources, qui vont permettre leur partage, le cas échéant leur circulation, leur valorisation sans destruction, leur protection contre ceux qui pourraient atteindre à leur intégrité.

Les Biens Communs sont donc à la fois une approche alternative de la gestion de biens et de services, qui bouscule le modèle économique dominant basé sur la propriété, et un imaginaire politique renouvelé. Les communs de la connaissance représentent un nouveau paradigme. 1. 2. 3. Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs. La théorie des biens communs, ou plus précisément des « communs », suivant le terme anglais commons, qui est plus général et moins focalisée que la traduction française actuellement utilisée, a connu plusieurs périodes : les études historiques, l’analyse du fonctionnement des communs naturels et la construction des communs du numérique.

Elinor Ostrom et l’approche institutionnelle de l’économie politique des communs est essentielle dans ce parcours pour comprendre le renouveau de l’étude des communs et l’apparition de mouvements sociaux qui se revendiquent de la défense ou de la construction des communs. Leçons de l’histoire L’histoire de l’Angleterre et du mouvement des enclosures, qui opposa très violemment les pauvres des campagnes aux propriétaires terriens entre le XIIIe et XVIIe siècle a été la première incarnation des analyses et des mouvements sur les communs.

De la tragédie à l’écologie Les communs du numérique Continuer de construire une théorie des communs. Du livre enchaîné aux DRM. Les DRM, ou « Digital Rights Management » – en français « Gestion des droits numériques » –, consistent selon le Journal officiel en la « mise en œuvre des différents procédés destinés à protéger les droits afférents à la diffusion de contenus sur supports numériques ». Les DRM représentent un ensemble de mesures techniques ou logicielles de protection destinées à contrôler la distribution et la diffusion de produits numériques et leur accès, qu’ils soient fixés sur un support (CD, DVD) ou accessibles en ligne.

Les DRM ont pour objet par exemple de restreindre l’utilisation des produits à une zone géographique donnée, de restreindre ou d’interdire la copie privée, d’identifier grâce des systèmes de « tatouage » les œuvres et les équipements de lecture pour décourager le piratage, etc. Les contrôles sont principalement destinés à préserver les droits commerciaux et intellectuels des ayants droit des œuvres concernées. Petit historique D’Amazon à Google Ambiguïté du livre numérique ePub. Communs, Biens Communs, littératie des Communs : de quoi parle-t-on ? LibresSavoirsAlainRey.