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Éducation

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Theconversation. Pour les diplômés de la « fac » en sciences humaines et sociales (SHS) intégrer les grandes entreprises et en particulier les postes clés, est loin d’être facile.

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D’après une étude du Centre d’études et de recherches sur les qualifications publiée en 2010 (Céreq, 2010), 40 % des diplômés depuis trois ans en lettres et sciences humaines (LSH) au niveau licence ne sont qu’employés dans le secteur privé. De même, moins de la moitié des docteurs en LSH deviennent cadres, contre 89 % des docteurs en sciences dures ! Un scandale tranquille : des enseignants toujours aussi mal formés. Depuis 1988, la volonté née sous l’impulsion du ministre de l’Éducation Lionel Jospin d’« universitariser » la formation des enseignants avec la création des IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres, 1990) a connu moultes réformes… mais bien peu de changements.

Un scandale tranquille : des enseignants toujours aussi mal formés

Même si la loi qualifiée « de refondation de l’école » a fait disparaître les IUFM au profit des ESPE (Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation). Avec une sorte de consensus tacite, l’ensemble des forces préoccupées par l’école et la formation des enseignants, a jeté un voile pudique sur ce qui pourrait bien constituer à y regarder de plus près, le scandale tranquille auquel le fonctionnement de notre société s’est habitué. Peu de propos syndicaux, peu de propos des mouvements d’éducation populaire, très peu d’universitaires qui devraient pourtant être au centre de ces questions, ne s’élèvent pour discuter la structure de la nouvelle institution et surtout ces effets invraisemblables. Adolescents : et s’il était temps de les lâcher ? Jusqu’où les parents devraient-ils s’investir dans la scolarité, les activités et l’épanouissement de leurs enfants ?

Adolescents : et s’il était temps de les lâcher ?

De nombreux psychologues et sociologues dénoncent ces derniers temps le trop plein d’attention déployé par les « parents hélicoptères », ainsi désignés car ils restent en position stationnaire au-dessus de leur progéniture, à l’affût du moindre de leurs besoins. La question se pose avec d’autant plus d’acuité à l’adolescence, période de l’apprentissage supposé de l’autonomie. Conversation avec Cédric Villani : « Plus personne ne me demande à quoi servent les mathématiques »

Célèbre mathématicien français, Cédric Villani dirige l’Institut Henri-Poincaré (Université Pierre et Marie Curie UPMC – Sorbonne Universités) et est professeur à l’Université Claude-Bernard–Lyon 1.

Conversation avec Cédric Villani : « Plus personne ne me demande à quoi servent les mathématiques »

Il a reçu la médaille Fields (l’équivalent du prix Nobel en mathématiques) en 2010. Je lui ai proposé il y a quelques semaines de répondre à dix questions sur la place des mathématiques dans notre société et sur leur rôle stratégique dans les mutations technologiques à venir. Voici ses réponses. Thierry Berthier : Quand et comment vous est venu le goût des mathématiques ?

Cédric Villani : Je n’ai pas souvenir d’une époque où la mathématique ne me plaisait pas. Que dire aux enfants qui se demandent à quoi servent les maths. En tant que parent – ou enseignant – vous risquez un jour d’être confronté à cette question : « Les maths, à quoi ça sert ?

Que dire aux enfants qui se demandent à quoi servent les maths

» Une question souvent suivie d’une autre : « Quand est-ce que je vais m’en servir ? » ou « Comment les maths vont-elles m’aider dans la vie ? » Ces questions, qui sont moins souvent posées à propos des autres matières, indiquent que pour certains enfants, les maths sont complètement déconnectées de la réalité et ne concernent que l’école. Theconversation. JRR a commencé à écrire La chute de Gondolin après la Première Guerre mondiale, tandis qu’il tentait de se remettre de la fièvre des tranchées, contractée au cours de la bataille de la Somme, il y a 100 ans de cela.

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La chute de Gondolin est la première histoire de ce qui deviendra son « legendarium » soit toute l’œuvre consacrée aux aventures elfiques, une mythologie qui sous-tend les trois romans du Seigneur des Anneaux. Mais au-delà de la fiction, JRR Tolkien était également passionné par une autre forme de création : la construction de langages imaginaires. En cette même année 1916, à l’autre bout de l’Europe, Ludwik Zamenhof mourait dans son pays d’origine, la Pologne.

Theconversation. Apparus il y a moins de 10 ans, les MOOC ont été le symbole d’un changement dans l’éducation, générant comme toute innovation de grands espoirs, pas mal d’interrogations et d’appréhensions.

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On peut les caractériser par un cours gratuit accessible à tous, quels que soient sa localisation géographique et son niveau de formation. L’esprit des MOOC. Au Pérou, pauvreté et exclusion interdisent aux populations indigènes d’aspirer à mieux. Le thème des inégalités a connu ces dernières années un intérêt grandissant, comme en atteste le succès des ouvrages de Thomas Piketty ou d’Angus Deaton publiés en 2013.

Au Pérou, pauvreté et exclusion interdisent aux populations indigènes d’aspirer à mieux

C’est également le thème central du troisième « Rapport mondial des sciences sociales » publié en septembre 2016, un document qui adopte une approche holistique des inégalités, dépassant l’analyse unidimensionnelle des inégalités de revenu. Notre équipe de chercheurs a contribué à ces travaux, en analysant un aspect particulier du phénomène d’exclusion touchant les populations indigènes au Pérou.

Nous avons en effet examiné la manière dont les aspirations contribuent à la persistance d’inégalités entre ethnies. Des aspirations modestes En dépit de ces progrès, les données récentes montrent que les peuples indigènes sont parmi les plus défavorisés à travers le monde et en Amérique latine tout particulièrement. Apprentissage, cognition et émotion : de la théorie à la pratique, parution du n°139 de la revue ANAE. Détails Catégorie : Ouvrages La revue ANAE (Approche neuropsychologique des apprentissages chez l’enfant) consacre son 139e numéro aux « Apprentissages, cognition, émotion ».

Apprentissage, cognition et émotion : de la théorie à la pratique, parution du n°139 de la revue ANAE

Ce numéro est coordonné par Edouard Gentaz, professeur de psychologie du développement à l’Université de Genève et Directeur de Recherche au CNRS (LPNC-Grenoble). La publication en 2013 du numéro « Apprendre…oui mais comment ? Des laboratoires aux salles de classe » (ANAE N° 123) a rencontré une large audience auprès des professionnels de l’éducation et des apprentissages scolaires. L’école, acteur réseau d’un monde numérique.

Ce texte est issu de la journée d’étude, « Apprendre et enseigner à l’ère numérique », qui s'est tenue au Collège des Bernardins le 6 octobre 2016, dans le cadre d’une réflexion partagée de la Chaire du Collège des Bernardins sur L’humain au défi du numérique, et du séminaire de recherche Ecole et République.

L’école, acteur réseau d’un monde numérique

La journée d’étude aborde les questions de fond des transformations que le numérique engendre dans l’apprentissage et l’enseignement et s’interroge sur les bénéfices apportés à l’humain. Didier Paquelin, Professeur, titulaire, Chaire de Leadership, Pédagogie de l’enseignement supérieur, Université Laval, Québec ; et intervenant au Collège des Bernardins. Le questionnement de l’évolution de l’école est posé depuis plusieurs décennies.

Le fait « numérique » réactualise cette problématique pour celles et ceux qui se préoccupent des fonctions de l’institution éducative. Les conséquences de l'école du futur. Avant de commencer à détailler ces mots de l’école du futur (il y en a d’ailleurs tous les jours de nouveaux qui apparaissent. Pour moi découverte ce jour de la peeragogie* !) Et pour compléter mon premier post, quelques mots sur les conséquences de cette école du futur du point de vue management. Quelle est la mission de mon école et quelle est ma valeur ajoutée ? Cela supposera de se positionner par rapport à la « chaîne de valeur éducative* » L’établissement d’enseignement supérieur universel ne pourra plus exister. Les mots de l’école du futur.

Témoin privilégié (et un peu acteur) du monde des business-schools, j’ai pu voir leur évolution au cours des ans et l’évolution de l’enseignement. Je me souviens avec émotion de mes premières expériences d’enseignant. À l’époque, je ne pouvais compter que sur le tableau noir, des craies de couleur et un rétroprojecteur. Les transparents étaient faits à la main et si nous utilisions la photocopie, les tirages importants étaient compliqués à organiser. Le cours se résumait au face à face dans la salle de classe et les étudiants allaient peu en bibliothèque. « T’aimerais être prof, toi ? » Prof ? On le disait volontiers « le plus beau métier du monde ». Ah oui…. ? Tiens, voilà qu’il est réputé franchement moins attractif de nos jours, ce métier-là. Et pourtant, direz-vous, l’industrie cinématographique s’intéresse à cette profession, ce que ne dément pas le succès de films comme La guerre des boutons, Mourir d’aimer, Les choriste, Être et avoir, Les profs, Le pion, Les désarrois de l’élève Törless, Diabolo Menthe, ou encore de documentaires comme Sur le chemin de l’école, dont certains sont disponibles en streaming, voire de séries TV à heure de grande écoute comme Parents-Profs.

Même à l’université, bien enseigner… ça s’apprend ! « Bien enseigner » une discipline, c’est faire la preuve d’excellentes compétences scientifiques doublées de la maîtrise d’un difficile et noble métier : celui d’accompagnateur des apprentissages. Or la tâche de l’enseignant universitaire se complique avec l’accroissement de l’écart cognitif entre des générations qui n’ont plus du tout le même rapport au savoir, à l’effort, à l’autorité, voire au sens à donner aux apprentissages proposés.

De quoi rendre toujours plus pressant le besoin de développer le domaine de la pédagogie universitaire.