
Royaume-Uni
ROYAUME-UNI • Big Society, grand fiasco ?
Quand Tottenham était le modèle des banlieues françaises
« Anarchy in the UK » : les unes de la presse britannique
Crise financière et émeutes de Londres : des signaux d'alarme
Le premier ministre britannique David Cameron avec une policière, à Croydon au sud de Londres, le 9 août 2011 (Stefan Rousseau/Reuters). C’est le choc des images : celles de Londres en proie aux pires émeutes de mémoire de Londonien, et celles de la Bourse et de ces visages atterrés de traders sous le choc. Qu’est-ce que ces deux scènes sans rapport apparent nous disent sur notre monde ?Près de 700 hommes armés de crosses de hockey, de battes et d’épées traditionnelles se sont rassemblés mardi soir à Southall, craignant que les émeutes londoniennes – et le pillage qui les accompagne – touchent ce quartier qui abrite la plus importante communauté sikhe de la ville. Après l’attaque avortée d’un temple Sikh lundi soir dans un quartier adjacent, la rumeur avait couru dans Southall, quartier de l’ouest londonien où la communauté sikhe est implantée depuis plusieurs décennies, que le Gurdwara, ou temple, du secteur était la prochaine cible des émeutiers qui mettent certaines villes anglaises à sac depuis samedi. Les membres de la communauté ont donc organisé des tours de veille autour du temple, devant les commerces, et ont patrouillé le quartier tout au long de la nuit de mardi à mercredi. (Voir la vidéo ci-dessous)
A Londres, les Sikhs montent la garde contre les émeutiers
La couverture de Time Magazine, 22 août 2011. Le magazine américain Time a un scoop en couverture : l’Europe est en déclin ! D’ordinaire, un titre de ce genre est réservé à l’édition internationale, voire à la seule édition européenne de ce grand magazine américain.
Time Magazine renvoie à l'Europe l'image de son déclin
Le dénominateur commun des jeunes pilleurs londoniens ? La capuche, toujours rabattue sur la tête, au milieu des flammes et du verre brisé. The Guardian revient sur cet accessoire typique du "délinquant", qui permet de passer inaperçu aux yeux de la société et devant les caméras de surveillance... On le craint, on le tourne en ridicule, on ne le comprend pas... Bref, le sweat à capuche est mal aimé. Pourtant, ce vêtement de sport utilitaire et extrêmement populaire fait son retour en force au beau milieu des émeutes et des voitures en flammes.
ROYAUME-UNI • Jamais sans ma capuche
ROYAUME-UNI • Les lions et les singes galonnés
Tétanisée à l’idée d’être accusée de racisme, la police britannique a abandonné le terrain aux émeutiers. Pour les conservateurs, le temps de la reprise en main est venu. The Daily Telegraph | David Green | 12 août 2011 | Pourquoi la police n'a-t-elle pas été capable de maîtriser les émeutiers ? Selon des observateurs, ces troubles sont tout à fait compréhensibles et justifiés. Pour certains, la police "ne l'a pas volé".Les personnes qui " pillent leurs propres communautés " ne devraient plus être autorisées à vivre dans des logements sociaux, a estimé David Cameron sur la BBC. " Si vous vivez dans un logement social, vous profitez d'une maison à prix réduit et cela vous donne des responsabilités ", a déclaré le Premier ministre conservateur. " Pendant longtemps, nous avons adopté une attitude trop molle envers les personnes qui pillent leurs communautés ." " Évidemment, cela veut dire qu'il faut les loger autre part. Ils devront se trouver un logement dans le secteur privé, et cela sera plus dur pour eux, mais ils auraient dû y penser avant de commencer à voler ", a-t-il ajouté. Le père d'un émeutier expulsé Au même moment, le conseil municipal de Wandsworth, un quartier du sud de Londres, a annoncé qu'un avis d'expulsion avait été émis contre l'un de ses locataires, dont le fils est soupçonné d'avoir participé à des violences à Clapham dans la nuit de lundi à mardi.
G-B: le Premier ministre veut exclure les émeutiers du logement social
G.-B.: D. Cameron prône la "tolérance zéro", la police grince des dents
G-B: pour David Cameron, ces émeutes sont "un avertissement"
" Avons-nous la détermination nécessaire pour nous attaquer à l'effondrement moral à petit feu " de la société " que l'on observe (...) depuis quelques générations ? ", s'est demandé David Cameron, qui s'exprimait dans un centre pour jeunes dans le petit village de Witney, situé dans sa circonscription de l'Oxfordshire, dans le centre de l'Angleterre. Les émeutes, les pires qu'ait connues le pays depuis des décennies, ont " été un avertissement ", a estimé le Premier ministre conservateur. " Les problèmes sociaux qui couvaient depuis des décennies nous ont explosé au visagePour " éradiquer " les gangs, " nouvelle priorité nationale ", David Cameron compte notamment sur les conseils de Bill Bratton, ex-chef de la police de New York, Boston et Los Angeles, appelé comme consultant pour Scotland Yard. Le Premier ministre a annoncé qu'il voulait faire interdire par les tribunaux le port de signes de ralliement par les gangs (couleurs ...), les rassemblements à certains endroits et l'utilisation de chiens d'attaque. " Les problèmes sociaux qui couvent depuis des décennies nous ont explosé au visage ", a estimé lundi David Cameron, s'engageant à " réparer la société cassée ". Pour Sheldon Thomas, ancien membre d'un gang, aujourd'hui engagé dans le tutorat de jeunes en difficulté, la société est bien " cassée " comme le dit David Cameron. " Cela fait des dizaines d'années que des gens comme moi le disent ", affirme-t-il.
Grande-Bretagne: la "guerre totale" contre les gangs ne convainc pas
Grande-Bretagne: les émeutiers punis sévèrement... trop ?
Mardi, deux jeunes de 20 et 22 ans ont été condamnés à quatre ans de prison, la peine la plus lourde infligée dans le cadre des émeutes, pour avoir incité aux troubles via des appels sur le réseau social Facebook, bien qu'il n'y ait eu aucune conséquence sur le terrain. Jordan Blackshaw, 20 ans, avait appelé à un rassemblement sur une page Facebook intitulée " Détruire la ville de Northwich " (nord-ouest de l'Angleterre). Il s'est présenté seul au rendez-vous et a été aussitôt arrêté par la police. Le deuxième accusé, Perry Sutcliffe-Keenan, 22 ans, avait ouvert une page " Organisons une émeute " dans son quartier de Warrington (nord-ouest de l'Angleterre), avant de la retirer avec des excuses le lendemain.ROYAUME-UNI • Ne légalisons pas l'injustice
David Cameron est allé loin en qualifiant les pillages de la semaine dernière d'"actes criminels purs et simples". Il voulait ainsi éviter que l'opinion ne rapproche ces comportements criminels de la notion de justice sociale, ce qui risquerait de légitimer d'autres mouvements récents qui ont dégénéré, comme les manifestations étudiantes [de l'automne 2010] et les événements survenus lors du G20. Mais il n'est pas toujours simple de faire la distinction entre la loi et la justice, en particulier lorsque le désordre est en lui-même une forme de protestation contre ce que les citoyens considèrent comme des lois injustes. La répression musclée des manifestations lors du G20 avait conduit sir Denis O'Connor, inspecteur général de la police de Sa Majesté, à publier un rapport sur la défense des principes du maintien de l'ordre par consentement du public.Le plus jeune inculpé des émeutes en Grande-Bretagne a 11 ans - RTBF Societe
Le garçon avait emporté la poubelle, d'une valeur de 55 euros, alors qu'elle était exposée dans un grand magasin, juste après qu'une bande d'émeutiers eurent brisé les vitrines, le 8 août, dans la banlieue nord de Londres. Un policier avait vu le garçon, dont le nom est protégé en vertu de la loi sur la protection des mineurs, en train d'attraper la poubelle en vitrine. Il a été condamné mercredi à 18 mois de rééducation, une mesure qui peut prendre diverses formes (couvre-feu, travail d'intérêt général etc.). Le juge John Woollard a souligné que s'il " avait été un peu plus âgé, il aurait pu se retrouver en prison ". Selon Scotland Yard, il s'agit du plus jeune inculpé dans le cadre des émeutes qui avaient éclaté à Tottenham (nord de Londres) le 6 août et s'étaient propagées pendant 4 nuits dans la capitale puis dans d'autres villes anglaises.Emeutes en Angletterre

