Roumanie: plusieurs blessés lors d'une marche contre le président Basescu. Une dizaine de personnes, dont un caméraman et quatre gendarmes, ont été blessées samedi à Bucarest lors d'une manifestation contre le président roumain Traian Basescu, jugé responsable d'une baisse du niveau de vie, ont indiqué les médias locaux.
Des échauffourées ont éclaté entre les forces de l'ordre et les manifestants --plusieurs centaines-- rassemblés place de l'Université. Un caméraman de la chaîne privée de télévision Antena 3 et quatre gendarmes ont été blessés à la tête par des jets de pierres. Plusieurs manifestants ont pour leur part reçu des soins, au moins l'un d'entre eux ayant été frappé par les forces de l'ordre, selon une porte-parole du service des urgences. Vingt-neuf personnes, "parmi les plus violentes", ont été interpellées et conduites au commissariat de police où elles seront sanctionnées, a indiqué le porte-parole de la gendarmerie roumaine Florin Hulea. Roumanie: heurts lors d'une nouvelle manifestation à Bucarest. Alors qu'un millier de personnes manifestaient dans le calme depuis environ cinq heures place de l'Université, une centaine de jeunes, encagoulés pour la plupart, ont commencé à lancer des pavés, des pétards et des fumigènes contre les gendarmes.
Au moins un gendarme a été blessé, selon l'agence Mediafax. Les gendarmes ont utilisé des gaz lacrymogènes avant de repousser les protestataires qui tentaient de bloquer le trafic. Samedi soir, une manifestation similaire avait dégénéré, faisant une dizaine de blessés, dont quatre gendarmes et un caméraman atteints par des jets de pierres. Des rassemblements étaient organisés simultanément dans une dizaine de grandes villes, selon les médias locaux. Les Roumains dans la rue, las de l'austérité et des hommes politiques. Dimanche, 8700 personnes ont manifesté dans 41 villes du pays, selon la gendarmerie.
La "goutte qui a fait déborder le vase", comme l'ont dit à l'AFP de nombreux manifestants, est le traitement réservé par le président Traian Basescu à un médecin, sous-secrétaire d'Etat à la Santé et fondateur d'un service des urgences fonctionnel Raed Arafat. Opposé aux plans réservés à ce service dans la future réforme de la santé défendue bec et ongle par le président Basescu, Raed Arafat a été quasiment sommé de démissionner lors d'une intervention du président à la télévision et accusé de ne contribuer qu'à "désinformer la population". "Le président s'est opposé à une personne qui bénéficie d'une cote de confiance très importante dans la population roumaine et cela a été un déclencheur, un coagulateur du mécontentement général qui existe à tous les niveaux de la population roumaine", explique à l'AFP le sociologue Mircea Kivu.
Une bande de supporters de football violents. Heurts violents à Bucarest lors de manifestations. L'austérité fait descendre les « indignés » roumains dans la rue. (De Bucarest) Depuis quatre jours, la Roumanie bouillonne.
Dimanche dans la capitale Bucarest, des milliers de personnes ont occupé toute la journée la place centrale de l’Université, symbole de la révolution de 1989, pour crier leur mécontentement envers une classe politique corrompue et des mesures d’austérité extrêmement dures. Simona, une jeune cadre, déclare : « Je proteste contre le gouvernement le plus malhonnête que la Roumanie ait connu depuis vingt ans, et contre son absence total de dialogue avec la société ». Roumanie: une manifestation de dix mille personnes, lundi, pas d'incidents. A Bucarest, 900 personnes se sont rassemblées place de l'Université pour le quatrième jour consécutif, avant de se disperser dans le calme peu après minuit, a indiqué le porte-parole de la police, Marius Militaru.
Critiqués pour leur action "hésitante" envers certains groupes violents samedi et dimanche, les gendarmes ont renforcé le contrôles et ont notamment identifié une centaine de jeunes en possession d'armes blanches, de pétards ou de fumigènes qui ont été conduits au commissariat de police. Samedi et dimanche, des heurts avaient éclaté entre des groupes, dont certains supporteurs de football, qui jetaient des pierres et des fumigènes, et les forces de l'ordre qui utilisaient des gaz lacrymogènes. Quelque 70 personnes avaient été blessées et 280 "hooligans" interpellés. Raed Arafat, indigné malgré lui. En protestant contre la privatisation du système de santé, ce médecin d’origine palestinienne est devenu l’inspirateur de la révolte contre l’austérité qui secoue Bucarest, raconte Qmagazine. 18 janvier 2012 | Partager : Si Raed Arafat a toujours été populaire parmi les Roumains, c’est sans doute parce qu’ils se sentent proches de celui qui, Palestinien venu de Syrie, a fondé le Service mobile d'urgence, réanimation et désincarcération (SMURD).
Né à Damas en 1964, Raed Arafat s'est découvert à 14 ans une passion pour "les premier secours". Roumanie: 7000 sympathisants de l'opposition réclament la démission du président. Les manifestants, des militants et des sympathisants de l'opposition venus de tous les départements du pays, ont scandé "A Bas Basescu", "Démission" ou encore "N'ayez pas peur, Basescu chutera".
"Les gens sont en colère car ils ont perdu leur emploi, on leur a coupé leur retraite, ils se sont sentis humiliés", a lancé à la foule l'un des deux présidents de l'Union sociale-libérale (USL, opposition), Victor Ponta. Cette manifestation, organisée par l'opposition, intervient une semaine après le début d'un vaste mouvement de protestation provoqué par la démission forcée du fondateur du service des urgences, Raed Arafat, après un conflit avec M.
Basescu sur un projet de réforme de la santé. Malgré la réintégration lundi du Dr. Qui sont les "indignés" de Bucarest. Depuis près d’une semaine, des milliers de personnes de tous les horizons manifestent à Bucarest et ailleurs dans le pays contre les mesures d’austérité et la corruption qui gangrène la politique.
Il serait temps, estime un sociologue roumain, que le gouvernement prenne au sérieux leurs griefs. 19 janvier 2012 | Partager : Roumanie : la démission du Président réclamée par 7000 manifestants. Par ailleurs, des rassemblements ont eu lieu jeudi soir pour le septième jour consécutif afin de dénoncer pêle-mêle les mesures d'austérité, la "dictature du FMI" et la "corruption" de la classe politique, majorité et opposition confondues.
Dans l'après-midi, des militants et des sympathisants de l'opposition venus de tous les départements du pays, ont défilé près du palais du gouvernement à Bucarest en scandant "A Bas Basescu ! ", "Démission ! " ou encore "N'ayez pas peur, Basescu chutera ! ". "Les gens sont en colère car ils ont perdu leur emploi, on a réduit leur retraite, ils se sont sentis humiliés", a lancé à la foule l'un des deux coprésidents de l'Union sociale-libérale (USL, opposition), Victor Ponta. "Ce qui nous unit tous, c'est que nous crions +Jos Basescu ! "Arrêtez l'histoire, je descends à la prochaine!" Depuis le 12 Janvier, les manifestations se succèdent sans faiblir en Roumanie, parfois avec un caractère violent.
Mais la vraie violence, c'est celle que le gouvernement exerce sur le peuple, estime ce commentateur. La société roumaine semble se réveiller après des années de léthargie. Le signal de départ*, aussi frêle soit-il, prouve que la société roumaine ne veut plus être seulement le jouet de l'histoire, mais qu'elle entend désormais y participer. Le message de cette révolte, que le pouvoir [gouvernement de centre-droit, dirigé par le Premier ministre Emil Boc] semble ne pas comprendre, est un message antisystème, contre ce système politique qui nous mène par le bout du nez depuis 20 ans, en une éternelle transition vers nulle part.
Le président Basescu maintient le cap. Roumanie: le chef des renseignements pour former un nouveau gouvernement. Plantons le décor : après la crise financière de 2008, la Roumanie est contrainte, comme plusieurs pays à l'Est de l'Europe, Hongrie et Ukraine entre autres, de demander l'aide du FMI. Pour accéder à 20 milliards d'euros de crédit, la coalition centriste alors dirigée par Emil Boc fait des choix extrêmement douloureux : les salaires dans la fonction publique roumaine diminuent de 25 %, des milliers de fonctionnaires perdent leur emploi et, dans un pays où le salaire mensuel moyen est de 350 euros, l'augmentation de la TVA passe douloureusement de 19 à 24 %. Le gouvernement démissionnaire se flatte d'avoir, grâce à ces mesures, conduit le pays à un début de reprise. Mais le mécontentent populaire est là. Il a éclaté il y a trois semaines après la démission d'un ministre populaire, Raed Arafat.
Françoise Nice. Roumanie: mandat prolongé de six mois pour "Monsieur anticorruption" Considéré comme "Monsieur anticorruption" pour ses enquêtes contre ce fléau, M. Morar, 45 ans, avait été nommé pour la première fois dans ces fonctions en 2005, avant que son mandat ne soit prolongé à plusieurs reprises. Le président Traian Basescu, l'un de ses principaux défenseurs, avait déclaré à la fin 2011 qu'il souhaitait le voir reconduit dans ses fonctions, un souhait partagé par le ministre de la Justice Catalin Predoiu. Depuis sa nomination, le DNA a lancé des enquêtes contre des élus et d'anciens et actuels ministres de tous bords, dont plusieurs ont déjà été condamnés.
Dans l'un des dossiers les plus retentissants, l'ancien Premier ministre social-démocrate Adrian Nastase a été condamné en première instance à deux ans de prison ferme pour corruption. L'ambassadeur des Etats-Unis à Bucarest Mark Gitenstein s'était dit impressionné par l'action de Mme Kovesi et de M. Le chef des renseignements nommé Premier ministre. Formation de gouvernement express en Roumanie: un jour. "Il s'agit d'un gouvernement jeune, comprenant de nouvelles figures mais aussi des professionnels exceptionnels", a déclaré Mihai Razvan Ungureanu en insistant sur la "responsabilité" du nouvel exécutif pour "ne pas décevoir". Mihai Razvan Ungureanu, chef des services de renseignements extérieurs (SIE) depuis 2007, a annoncé qu'il soumettrait la liste et le programme du gouvernement au vote de confiance du parlement jeudi.
Parmi les principaux changements, Bogdan Dragoi, 31 ans, no. 2 du ministère des Finances et artisan de plusieurs émissions d'obligations en euros et dollars couronnées de succès, devient titulaire de ce portefeuille. Le portefeuille de l'Economie a été confié à un député du Parti démocrate-libéral (PDL), Lucian Bode, un ingénieur de formation inconnu du grand public et sans expérience en macroéconomie. Roumanie: le nouveau gouvernement obtient la confiance du Parlement. Le gouvernement dirigé par Mihai Razvan Ungureanu a obtenu 237 voix pour et deux votes contre, la majorité des parlementaires d'opposition n'ayant pas pris part au scrutin. "J'espère ne jamais vous décevoir même s'il s'agit d'une mission difficile", a déclaré le nouveau Premier ministre à la tribune du parlement après l'annonce des résultats.
Mihai Ungureanu, 43 ans, chef des services d'espionnage extérieurs jusqu'à mercredi, avait été nommé Premier ministre par le président Traian Basescu lundi, en remplacement d'Emil Boc qui a démissionné sur fond de mécontentement croissant face aux mesures d'austérité. La coalition au pouvoir reste inchangée avec le Parti démocrate-libéral (PDL), le Parti de la minorité hongroise (UDMR) et l'Union nationale pour le progrès de la Roumanie (UNPR). Dan Diaconescu, de la télé poubelle à la politique choc. Le patron de la chaîne privée OTV, célèbre pour ses émissions racoleuses, a fondé l'an dernier son propre parti, le Parti du peuple.
Celui-ci connait un succès fulgurant. A quelques semaines d'échéances électorales importantes, les sondages lui sont très favorables, ce qui inquiète le quotidien România Libera. S'il n'existait pas déjà, il est certain que quelqu'un inventerait une formation avec les aspirations et le profil du Parti du peuple [PPDD, qui se déclare centriste, créé en 2011 par Dan Diaconescu].
La preuve en est la prévision, dans les derniers sondages, des résultats électoraux de cette formation politique du patron d'OTV [chaîne de télévision privée, très en vogue en Roumanie] : les intentions de vote se situeraient entre 12 % et 14 %, soit plus que le Parti démocrate libéral (PDL, au pouvoir). Comment expliquer toutefois l'ascension de ce parti ? Le nouveau Premier ministre roumain est Victor Ponta.
"J'ai chargé Victor Ponta de former le nouveau gouvernement", a déclaré le président dans une allocution publique. Roumanie: la révolte des artistes contre un "diktat" du gouvernement. "Il serait désastreux que les pratiques brutales et l'arrogance des politiciens d'hier et d'aujourd'hui dirigent de manière néfaste le destin de la culture", a estimé l'écrivain Norman Manea, prix Médicis en France et professeur de littérature à New York. La tentation autoritaire. Le gouvernement de Victor Ponta semble vouloir mettre la culture en coupe réglée.
Roumanie: la majorité lance une procédure pour destituer le président. Crin Antonescu, leader du Parti libéral (PNL), membre de la coalition de centre-gauche au pouvoir en Roumanie, a été élu mardi président du Sénat lors d'un vote à la légalité contestée par des spécialistes de droit et par l'opposition démocrate-libérale (PDL) qui dénonce un coup d'Etat. Il remplace Vasile Blaga mais le vote est contesté devant la Cour constitutionnelle. Roumanie: la destitution du président en route, craintes pour la démocratie. "L'USL est en train de prendre le pouvoir en violant des lois et subordonnant des institutions, tout en mimant la légalité", estime Otilia Nitu, analyste du groupe de réflexion ExpertForum.
Dans leur demande de destitution, les élus de l'Union sociale-libérale (USL, majorité) accusent de leur côté le président d'avoir "gravement enfreint la Constitution", des allégations que ce dernier a rejetées. Roumanie: "l'Etat de droit est respecté" affirme le Premier ministre. Roumanie: la Cour constitutionnelle valide la suspension du président. Roumanie: la Cour constitutionnelle valide la suspension du président. "La Cour constate que la procédure de suspension de ses fonctions du président de Roumanie Traian Basescu a été respectée (...) et que la fonction de président intérimaire sera assurée par Crin Antonescu", indique la Cour dans son arrêt, publié après 8 heures de délibérations. "La Roumanie est un Etat de droit, le Parlement et le gouvernement ont respecté les règles démocratiques," a déclaré le Premier ministre Victor Ponta aussitôt après l'annonce de la Cour alors que les critiques internationales et d'ONG en Roumanie s'étaient multipliées ces derniers jours.
La Cour constitutionnelle elle-même avait lancé un cri d'alarme mardi en se plaignant d'attaques sans précédent du gouvernement. Crise politique en Roumanie: la justice dans l'oeil du cyclone. Roumanie: l'Union européenne tance le Premier ministre. Roumanie: l'Union européenne tance le Premier ministre. Le Premier ministre "exécuté" à Bruxelles. Roumanie: début du référendum sur la destitution du président. Un référendum qui ne laisse que des perdants. Roumanie: faute de participants, le président restera au pouvoir. Basescu, plus immortel que Dracula. Roumanie: la Cour reporte sa décision sur la destitution du président. Pour savoir qui est le président, attendez septembre ! Roumanie: démission du ministre de l'Intérieur à cause du référendum.
Référendum en Roumanie: le parquet demande des poursuites contre un ex-ministre. Roumanie: la Cour se prononcera sur la destitution du président plus tôt que prévu. La Cour constitutionnelle tranche en faveur du président Basescu. Louée soit la Cour constitutionnelle, qui sauve notre pays ! Le rempart de la démocratie est-il assez solide ? Roumanie: des morts ont voté au référendum sur la destitution. Une jeunesse sans repères démocratiques. Une jeunesse sans repères démocratiques. Revers pour le président Basescu. Roumanie: le président Traian Basescu revient mais la crise reste. Roumanie: le Conseil de l'Europe appelle au respect de la Cour constitutionnelle. Roumanie : l’UE n’a pas à se mêler de notre crise.
JM Barroso critique les dérives antidémocratiques en Roumanie. Bucarest vertement critiqué par Bruxelles. Crise politique. La cohabitation tourne mal. Le gouvernement de Bucarest chute, la gauche revient. Marre des vrais faux révolutionnaires.