Maroc: les journalistes des chaînes publiques réclament des changements. Maroc: un correspondant RTBF pris à partie par les manifestants. Maroc : Arrêté pour avoir publié des caricatures du roi sur Facebook. Le 7 février 2012, Walid Bahomane a comparu devant un tribunal de la capitale marocaine, Rabat.
Le jeune homme, âgé de 18 ans, est accusé d'avoir “atteint aux valeurs sacrées du Maroc” en publiant des photos et des vidéos satiriques du roi Mohammed VI du Maroc. Ce n'est pas la première fois qu'un internaute marocain fait face à ces accusations. En 2008 Fouad Mourtada, un jeune ingénieur, a été condamné à trois ans de prison pour s'être fait passer pour le frère du roi sur Facebook. Des protestations venues de partout et une campagne avaient obligé les autorités à libérer Fouad Mourtada un mois après son arrestation. Maroc : L’opérateur Telecom historique bloque Skype et la VoIP. Les autorités maintiennent la bride sur les médias et durcissent la répression du Net. Deux net-citoyens condamnés en appel à de la prison ferme. Reporters sans frontières déplore le verdict rendu par la cour d’appel de Salé (près de Rabat), le 27 mars 2012, concernant la peine de Walid Bahomane.
Le net-citoyen, condamné en première instance à un an de prison pour “atteinte à la sacralité du roi” sur Internet, a vu sa peine prolongée de six mois. Après un an de prison, Rachid Nini retrouve la liberté. Le 28 avril 2012, le directeur de publication du quotidien Al-Massae, Rachid Nini, a retrouvé la liberté après un an de détention à la prison d’Oukacha, à Casablanca.
Malgré les nombreuses demandes de libération anticipée, le journaliste aura purgé l’intégralité de sa peine. Au Maroc, un an de prison pour un rappeur contestataire. (De Casablanca) Un an de prison pour une chanson.
Mouad Belghouate alias L’Haqed [« l’enragé » en arabe, qui s’écrit aussi L7a9ed, ndlr], un jeune rappeur contestataire marocain de 24 ans, va passer un an en prison pour un morceau de rap, « Klab Dawla » (« Chiens de l’Etat »), mis en ligne en 2010. Nouvelle condamnation d’un blogueur, sous des prétextes fallacieux. Lire en arabe (بالعربية) Le 2 octobre 2012, la cour d’appel de Marrakech a réduit la peine de prison du blogueur Mohamed Sokrate de deux ans à un an et demi, pour “possession et trafic de drogue”.
Reporters sans frontières considère cette réduction de peine insatisfaisante et demande que le blogueur soit innocenté et libéré dans les meilleurs délais. L’avocat du blogueur, Taher Abozaid, a déclaré à Reporters sans frontières que la défense avait demandé à ce que le net-citoyen soit déclaré non-coupable des accusations qui pèsent contre lui. « Persepolis » déprogrammé en loucedé d’un festival au Maroc. Sans explication, la Cinémathèque de Tanger a supprimé d’un festival le film de Marjane Satrapi, qui avait reçu l’aval de la censure marocaine.
Au Maroc, depuis l’arrivée au gouvernement d’Abdelilah Benkirane, et du parti islamiste gouvernemental Justice et développement (PJD), tout le monde est attentif aux signes. Maroc: Arrestation d’un jeune de 22 ans pour des caricatures du prophète Mahomet sur Facebook. Le rappeur marocain El Haqed condamné à un an de prison ferme en appel. La peine maximale prévue en cas d’outrage à un agent de police a été confirmée en appel le 27 juillet dernier.
Avec ce verdict, la justice marocaine a donc à nouveau choisi l’option de la sévérité. Et un signal clair : l’Etat voulait à tout prix voir le rappeur Mouad Belghouat, alias El-Haqed, derrière les barreaux. Le journaliste Hamid Naïmi menacé dans l’enclave espagnole de Melilla. Lire en arabe (بالعربية) Reporters sans frontières exprime sa vive préoccupation au sujet de la sécurité de Hamid Naïmi, journaliste marocain réfugié en France depuis 2005.
Il est aujourd’hui menacé en raison de son activité professionnelle dans l’enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc. « Sachant qu’il est sur le territoire espagnol, nous appelons les autorités locales à Melilla et le gouvernement de Mariano Rajoy à prendre les mesures nécessaires pour protéger ce journaliste. Hamid Naïmi subit une campagne de harcèlement quasi quotidienne et reçoit des menaces de mort alors que son seul tord est de tenir à sa liberté d’expression », a déclaré Reporters sans frontières. Dans l’émission à laquelle il participe sur Popular TV Melilla, le journaliste se concentre essentiellement sur les affaires de corruption et de détournements de fonds publics par les hauts dignitaires du régime marocain, particulièrement dans la région du Rif limitrophe de Melilla. (Crédit photo : MELMOTH, AFP) Le correspondant de l’AFP agressé par des policiers. Retrait d’accréditation d’un journaliste de l’AFP : une décision politique.
Lire en arabe (بالعربية) Reporters sans frontières condamne la décision du gouvernement marocain, le 4 octobre 2012, de retirer l’accréditation d’un journaliste de l’Agence France-Presse, Omar Brouksy.
La raison officiellement invoquée est la “diffusion d’une dépêche anti-professionnelle au sujet des élections législatives partielles à Tanger”. L’accréditation est délivrée par le ministère de Communication. Elle permet aux journalistes professionnels de travailler au Maroc. Dans la dépêche incriminée, le journaliste décrit les différentes forces politiques en compétition pour ces élections. Contacté par l’organisation, Omar Brouksy estime “être victime d’un acharnement”. Pour Reporters sans frontières, cette décision administrative est une décision politique.
Dangers pour la liberté de l’information au Maroc. Lire en arabe (بالعربية) Reporters sans frontières s’inquiète de la multiplication des atteintes à la liberté d’information au Maroc.
Certains journalistes, à l’image de Ali Lmrabet, sont victimes d’un véritable harcèlement, pour avoir critiqué certains responsables politiques ou avoir abordé un sujet touchant de près ou de loin à la personne du roi du Maroc. « Les journalistes marocains doivent pouvoir travailler librement. Les exactions commises par des éléments de la sécurité nationale et des renseignements sont préoccupantes.