Nouvelle constitution en Hongrie, "mise en place d'une dictature" ? Constitution en Hongrie: des dizaines de milliers de personnes dans la rue. Les organisateurs de la manifestation, intitulée "Il y aura de nouveau une république", ont indiqué que près de 100 000 personnes se sont rassemblées en fin d'après-midi sur l'une des principales artères de la capitale hongroise.
Le nom de l'événement faisait référence à l'une des dispositions de la nouvelle constitution, entrée en vigueur au 1er janvier, qui remplace la "République de Hongrie" par la simple "Hongrie". Le parti socialiste MSZP, le parti écologiste de gauche LMP et le nouveau parti DK de l'ancien Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany ont participé au rassemblement, mais les membres de la classe politique ne devaient pas s'exprimer. Les manifestants ont crié des slogans contre le gouvernement du Premier ministre Viktor Orban et brandissaient des pancartes indiquant "Assez!
" La Hongrie dans le collimateur de Bruxelles. La Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI) avaient interrompu en décembre une mission à Budapest destinée à discuter d'une aide financière à la Hongrie évaluée entre 15 et 20 milliards d'euros, pour protester contre une réforme contestée de la Banque centrale hongroise.
A présent que celle-ci a été adoptée, le 30 décembre, "la question est: allons-nous entamer les discussions formelles en janvier? Pour l'instant, le FMI et la Commission n'ont pas encore décidé s'ils retourneraient à Budapest pour entamer ces discussions", a déclaré mardi un porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. "L'un des éléments-clés de notre évaluation n'est pas seulement financier, mais concerne aussi l'environnement légal nécessaire pour assurer la stabilité financière de la Hongrie", a-t-il expliqué. Or "nous avons besoin d'assurances des autorités hongroises sur le fait que ces sujets pourront être discutés de manière ouverte et constructive.
" Dérive autoritaire en Hongrie : que peut faire l'Europe ? Des manifestants contre la nouvelle Constitution hongroise à Budapest, le 2 janvier 2011 (Laszlo Balogh/Reuters) Comment l’Europe doit-elle réagir face à la dérive autoritaire du pouvoir du premier ministre hongrois Viktor Orban ?
Alors qu’elle est engluée dans la crise de la zone euro, l’Union européenne risque fort de n’avoir ni les moyens juridiques, ni la volonté politique de faire face à ce qui menace d’être la plus importante régression démocratique depuis la création de l’UE. Les Hongrois eux-mêmes ont massivement réagi, lundi, en manifestant par dizaines de milliers dans les rues de Budapest, contre l’entrée en vigueur, le 1er janvier, de la nouvelle Constitution ultranationaliste et conservatrice, qui risque de rendre l’alternance impossible dans ce pays d’Europe centrale. Lois controversées en Hongrie: la Commission réitère ses préoccupations.
"Nos préoccupations demeurent et elles demeureront tant que la Commission n'aura pas terminé l'examen juridique de la conformité des nouvelles lois adoptées la semaine dernière", a déclaré un porte-parole de la Commission, Olivier Bailly.
"C'est seulement sur la base de cet examen que la Commission se prononcera sur les prochaines étapes", a-t-il ajouté. L'exécutif européen a été appelé ces derniers jours à réagir plus fermement après l'adoption de nouvelles lois constitutionnelles, dont une réformant la Banque centrale, grâce à la majorité des deux tiers dont jouit au Parlement le parti Fidesz du Premier ministre Viktor Orban.
Le ministère français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a ainsi appelé mardi la "Commission à prendre les initiatives nécessaires pour que ces principes fondamentaux soient respectés partout, y compris en Hongrie". Belga. Orbán est la séquelle d’une histoire agitée. Pour comprendre le repli nationaliste et identitaire de l’actuel gouvernement hongrois, c’est dans l’histoire du pays qu’il faut chercher, estime un expert italien de la littérature magyare.
En particulier dans la fragilité de sa bourgeoisie et les frustrations nées des défaites militaires. Presseurop.eu 5 janvier 2012 | Partager : Ils étaient 100 000, les manifestants qui, l’autre nuit, autour de l’Opéra, des palais gouvernementaux et sur les avenues les plus élégantes de Budapest, s’étaient réunis pour protester contre la nouvelle Constitution voulue par le Premier ministre Viktor Orbán et votée par le seul centre droit. Ils étaient nombreux, plus nombreux que jamais, représentant cette société civile sonnée par la crise économique, mais qui, comme les garçons de la rue Paul [du célèbre roman de Ferenc Molnár publié en 1906] menaient un combat d’ores et déjà perdu.
Viktor Orbán, l'épouvantail. Fort de la majorité des deux tiers dont il dispose au Parlement hongrois, Victor Orbán, Premier ministre de la Hongrie depuis 2010, a la possibilité de modifier la Constitution à sa guise - et il ne s'en est pas privé.
Entrée en vigueur le 2 janvier, la nouvelle Constituion cimente le règne de la droite nationaliste, affaiblissant les instruments de contrôle démocratique - alternance électorale, justice, Cour constitutionnelle ou banque centrale. Le terme de "République de Hongrie" en est effacé, au profit de la seule "Hongrie". Après la nouvelle et alarmante loi sur la presse, entrée en vigueur en janvier 2011, ce nouveau coup isole un peu plus le pays sur la scène européenne - mais a suscité un front de refus unissant des forces - le parti libéral SZDSZ et le parti socialiste MSZP, mais aussi la Coalition démocratique fondée par l'ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, ou encore le parti Vert LMP - qui refusaient jusqu'alors de coopérer.
Grâce à Orbán, Sofia n'est plus le mouton noir de l'UE. Selon le quotidien de gauche Sega, le Premier ministre bulgare Boïko Borissov peut remercier son homologue hongrois pour avoir déplacé le curseur des critiques européennes vers la Hongrie.
Dégradée par l'agence Fitch, la Hongrie bombe le torse. Cette décision reflète "la poursuite de la détérioration de l'environnement budgétaire" du pays et de ses perspectives de croissance, explique l'agence dans un communiqué.
Elle ajoute que cette notation est assortie d'une perspective négative, et qu'il y a 50% de chances qu'elle soit de nouveau dégradée dans les deux ans. Viktor Orban ne plie pas Par ailleurs, le Premier ministre conservateur hongrois, Viktor Orban a réaffirmé vendredi son refus de modifier la loi controversée réformant la Banque centrale, malgré les critiques de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI). "Il existe un désaccord entre la Hongrie et la Commission européenne sur la Banque centrale, que nous allons régler selon les us et coutumes en vigueur au sein de l'Union européenne", a-t-il déclaré cité par l'agence MTI, sans plus de précision, au cours d'une conférence de presse au Parlement.
A ceux qui ont collé une étoile jaune sur ma boîte aux lettres. Une culture de la haine règne aujourd'hui en Hongrie, s'inquiète Boris Kálnoky, journaliste au quotidien allemand Die Welt, d'origine magyare.
Le mot "juif" y est devenu une insulte. Pendant les fêtes, une étoile de David a été collée sur ma boîte aux lettres, à Budapest. J'en ai parlé à mon voisin. "En quoi cela me regarde-t-il? " m'a-t-il rétorqué, avant d'ajouter : "C'est sur celle de ton voisin de palier qu'ils auraient dû la coller, parce que lui, c'en est un. Ce n'est pas la première fois que je me fais traiter de "juif". Ce terrain d'entente, nous le cherchons toujours. Mais qu'attend l'Europe pour « isoler » la Hongrie ? Le Premier ministre hongrois Viktor Orban et la chancelière allemande Angela Merkel, à Berlin, le 5 mai 2011 (Fabrizio Bensch/Reuters) Depuis des années, on impose aux candidats à l’entrée dans l’Union européenne une adhésion stricte à des valeurs et des institutions démocratiques.
La Croatie vient encore d’avoir à « passer l’examen ». La Turquie va finir, si ce n’est déjà fait, par être dégoûtée des exigences européennes, qui ont visiblement plus pour but de l’empêcher d’être admise que de la faire évoluer. Nicolas Sarkozy la prend, depuis 2004 comme « punching-ball » électoral.
Et voici qu’un Etat, entré en 2004, est en train de rétropédaler à grande vitesse dans le domaine démocratique, sans réaction aucune de l’Union... L'Europe pointe la Hongrie, pour son déficit et ses lois controversées. La Commission européenne met la Hongrie sous pression. Il reste quelques jours donc pour trouver un compromis mais la Commission ne cache pas sa préoccupation. Préoccupation aussi à propos du budget hongrois, la Hongrie risque de perdre pas mal d'argent.
La Hongrie ne respectera pas cette année les 3% maximum de déficit public autorisés, Budapest n'a pas tenu ses engagements et si, en 2011, la Hongrie affichait un bon budget, c'est surtout parce que le nouveau gouvernement conservateur a, d'autorité, intégré les fonds de pensions privés dans le budget public.
Bruxelles déclenche l'opération "sortir Orbán" En menaçant Budapest de sanctions si le gouvernement ne change pas de politique, l’UE semble vouloir se débarrasser du Premier ministre comme elle l’a fait avec Berlusconi ou Papandréou. Mais ce ne sera pas si simple. L'Europe lance une procédure d'infraction contre la Hongrie. Hongrie: Daniel Cohn-Bendit compare Viktor Orban à Chavez et Castro. Le Parlement européen est apparu mercredi profondément divisé selon un clivage gauche-droite sur l'évolution politique en Hongrie et les récentes réformes adoptées par le nouveau Premier ministre Viktor Orban, donnant parfois lieu à des échanges très vifs entre élus.
Viktor Orban, qui assistait à ce débat à sa demande, a tenté en préambule d'apaiser les critiques formulées envers les réformes constitutionnelles qui valent au pays l'ouverture d'une triple procédure d'infraction depuis mardi. "Ce qui arrive dans notre pays est un processus de renouvellement passionnant et urgent", a tenté de justifier le Premier ministre hongrois, expliquant notamment que son pays venait de réformer une constitution datant encore de l'ère communiste. La Hongrie veut se réconcilier avec l'Europe dans les prochains jours.
Près de 100 000 personnes pour soutenir le Premier ministre hongrois. La manifestation a été organisée par des journalistes proches du parti Fidesz de Viktor Orban pour démontrer que la droite est toujours capable de rassembler des masses dans les rues de Budapest. Les organisateurs ont aussi fait état d'environ 100 000 manifestants. Le 2 janvier, une manifestation organisée par des partis de l'opposition et des organisations civiles avait attiré quelque 70 000 personnes.
Viktor Orbán s’emmêle les pinceaux. L’affirmation des valeurs nationales hongroises est au coeur du projet politique du Premier ministre. Depuis le début de l’année, cette ambition est illustrée en quinze tableaux, spécialement commandés pour une exposition au Château de Buda. Didier Reynders attend la réponse de Budapest sur les lois hongroises controversées. Les trois pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) ont demandé le mois dernier à la Commission de présenter un rapport sur ces récentes réformes législatives controversées en Hongrie, destiné aux Etats membres de l'UE, afin qu'ils soient en mesure de débattre de la situation et d'envisager d'éventuelles sanctions, a rappelé M.
Le Parlement européen menace de sanctionner la Hongrie. La commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement sera chargée de ce travail, ont décidé les parlementaires dans une résolution adoptée à Strasbourg avec les voix de la gauche, des écologistes et des libéraux, mais sans celles des conservateurs, la famille politique du Premier ministre hongrois Viktor Orban. La Hongrie satisfait-elle maintenant aux critères de l'Europe? Mi-janvier, la Commission européenne a envoyé 3 lettres de mises en demeure à Budapest.
Lois contestées: l'UE donne un mois à la Hongrie avant de saisir la justice. C'est un nouveau coup dur pour le Premier ministre Viktor Orban, déjà sous la menace d'un gel l'an prochain de subventions européennes à cause du dérapage de ses déficits et qui attend en vain de pouvoir rouvrir les négociations avec l'UE et le FMI sur le prêt évalué à entre 15 et 20 milliards d'euros.
Bruxelles a prévenu sur ce dernier point que ce ne pouvait être le cas tant qu'un différend distinct, sur la banque centrale hongroise, n'aurait pas été définitivement réglé. "Les conditions ne sont pas encore remplies, nous avons besoin de clarifications sur ces questions avant de pouvoir débuter les discussions", a averti la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde. Harlem Désir : à Budapest, avec les démocrates hongrois contre Orban !
Manifestation contre le gouvernement hongrois à Budapest, le 10 mars 2012 (Bernadett Szabo/Reuters) L’Europe ne peut plus fermer les yeux ! Orban montre les muscles. La révolution n'est pas pour demain. Hongrie : Une fête nationale mouvementée. Hongrie: trop de pouvoir à la tête de la justice et des médias, pour le Conseil de l'Europe. Honte au président plagiaire ! Hongrie: accusé de plagiat, le chef de l'Etat démissionne. Accusé de plagiat, le chef de l'Etat démissionne. Président plagiaire. Hongrie: Jonas Ader, un proche d'Orban, nommé président de la république. Hongrie: le nouveau président de la République s'appelle Janos Ader. Le Parlement désigne un président consensuel. Le gouvernement hongrois assouplit sa loi controversée sur les médias. Hongrie : “Oligarque”, le mot qui fait mouche sur Internet. Jusqu’où le Conseil des médias ira-t-il pour éliminer Klubradio ? Viktor Orbán cherche un berceau et le salut en Asie.
"Etre hongrois est aujourd'hui un sentiment pénible et désagréable" Une étincelle suffira pour virer Orbán ! Gordon Bajnai, nouvel opposant à Orbán. Hongrie: une loi électorale "sur mesure" pour le parti de Viktor Orban. Hongrie: le parti de Viktor Orban tripote la loi électorale. La Hongrie unie contre le fascisme. Hongrie: forte mobilisation contre Viktor Orban et émergence d'un nouveau rival. Hongrie: V. Orban évoque "un nouveau système à la place de la démocratie" Une affaire de plagiat éclabousse le président. Bruxelles menace Budapest de sanctions économiques. Viktor Orbán de plus en plus seul. Viktor Orbán et le haricot magique. UE: Guy Verhofstadt demande des sanctions contre la Hongrie.
Viktor Orbán, c'est notre affaire.