Nouvelle constitution en Hongrie, "mise en place d'une dictature" ? Dénoncé par l'opposition de gauche et écologique et par de nombreux mouvements de la société civile comme "un autocrate", faisant fi des critiques de l'Union européenne (UE) quant à la compatibilité de ces lois avec le droit communautaire et des inquiétudes de Washington sur "la démocratie" dans son pays, Viktor Orban fait front, remodelant en 18 mois la Hongrie à son image. Ainsi, dans la nouvelle Constitution, l'appellation "République de Hongrie" disparaît au profit de la seule "Hongrie". Une référence explicite à "Dieu": "Dieu bénisse les Hongrois", y est désormais inscrite. Fort au Parlement de la majorité des deux-tiers de son parti conservateur, le Fidesz, Viktor Orban a donné à une série de lois une valeur constitutionnelle, qui ne pourront donc être modifiées que par une majorité des deux-tiers des députés. Nouvelle constitution en Hongrie, "mise en place d'une dictature" ?
Les organisateurs de la manifestation, intitulée "Il y aura de nouveau une république", ont indiqué que près de 100 000 personnes se sont rassemblées en fin d'après-midi sur l'une des principales artères de la capitale hongroise. Le nom de l'événement faisait référence à l'une des dispositions de la nouvelle constitution, entrée en vigueur au 1er janvier, qui remplace la "République de Hongrie" par la simple "Hongrie". Le parti socialiste MSZP, le parti écologiste de gauche LMP et le nouveau parti DK de l'ancien Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany ont participé au rassemblement, mais les membres de la classe politique ne devaient pas s'exprimer. Les manifestants ont crié des slogans contre le gouvernement du Premier ministre Viktor Orban et brandissaient des pancartes indiquant "Assez!" Constitution en Hongrie: des dizaines de milliers de personnes dans la rue Constitution en Hongrie: des dizaines de milliers de personnes dans la rue
Fin de la république hongroise : la dérive autoritaire de Viktor Orban | Une Vigie Rue89 Fin de la république hongroise : la dérive autoritaire de Viktor Orban | Une Vigie Rue89 La « République de Hongrie » n’est plus. Si le changement d’appellation officielle du pays pour « Hongrie » tout court, prévu par la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er janvier 2012 peut sembler anodin, c’est en réalité un symbole fort de la politique ultra conservatrice et nationaliste menée par le gouvernement du Premier Ministre Viktor Orban depuis bientôt deux ans. Cette dérive du pouvoir hongrois, qui dispose d’une écrasante majorité au parlement, lui permet de façonner les institutions à son image. Dernier fait en date le 23 décembre dernier, souligne le site MyEurope.info, avec la soumission de 13 nouvelles lois à l’approbation des députés. Dont une loi, adoptée par le Parlement avec 260 votes pour et 38 contre, mettant en place un nouveau mode de scrutin pour les prochaines élections.
La Hongrie dans le collimateur de Bruxelles La Hongrie dans le collimateur de Bruxelles La Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI) avaient interrompu en décembre une mission à Budapest destinée à discuter d'une aide financière à la Hongrie évaluée entre 15 et 20 milliards d'euros, pour protester contre une réforme contestée de la Banque centrale hongroise. A présent que celle-ci a été adoptée, le 30 décembre, "la question est: allons-nous entamer les discussions formelles en janvier? Pour l'instant, le FMI et la Commission n'ont pas encore décidé s'ils retourneraient à Budapest pour entamer ces discussions", a déclaré mardi un porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. "L'un des éléments-clés de notre évaluation n'est pas seulement financier, mais concerne aussi l'environnement légal nécessaire pour assurer la stabilité financière de la Hongrie", a-t-il expliqué.
Des manifestants contre la nouvelle Constitution hongroise à Budapest, le 2 janvier 2011 (Laszlo Balogh/Reuters) Comment l’Europe doit-elle réagir face à la dérive autoritaire du pouvoir du premier ministre hongrois Viktor Orban ? Alors qu’elle est engluée dans la crise de la zone euro, l’Union européenne risque fort de n’avoir ni les moyens juridiques, ni la volonté politique de faire face à ce qui menace d’être la plus importante régression démocratique depuis la création de l’UE. Les Hongrois eux-mêmes ont massivement réagi, lundi, en manifestant par dizaines de milliers dans les rues de Budapest, contre l’entrée en vigueur, le 1er janvier, de la nouvelle Constitution ultranationaliste et conservatrice, qui risque de rendre l’alternance impossible dans ce pays d’Europe centrale. La manifestation contre la Constitution à Budapest, lundi 2 janvier 2011 L’évolution de la Hongrie pose un véritable problème au reste de l’Europe. Dérive autoritaire en Hongrie : que peut faire l'Europe ? Dérive autoritaire en Hongrie : que peut faire l'Europe ?
Lois controversées en Hongrie: la Commission réitère ses préoccupations Lois controversées en Hongrie: la Commission réitère ses préoccupations "Nos préoccupations demeurent et elles demeureront tant que la Commission n'aura pas terminé l'examen juridique de la conformité des nouvelles lois adoptées la semaine dernière", a déclaré un porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. "C'est seulement sur la base de cet examen que la Commission se prononcera sur les prochaines étapes", a-t-il ajouté. L'exécutif européen a été appelé ces derniers jours à réagir plus fermement après l'adoption de nouvelles lois constitutionnelles, dont une réformant la Banque centrale, grâce à la majorité des deux tiers dont jouit au Parlement le parti Fidesz du Premier ministre Viktor Orban. Le ministère français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a ainsi appelé mardi la "Commission à prendre les initiatives nécessaires pour que ces principes fondamentaux soient respectés partout, y compris en Hongrie".
HONGRIE • Orbán est la séquelle d’une histoire agitée Pour comprendre le repli nationaliste et identitaire de l’actuel gouvernement hongrois, c’est dans l’histoire du pays qu’il faut chercher, estime un expert italien de la littérature magyare. En particulier dans la fragilité de sa bourgeoisie et les frustrations nées des défaites militaires. Presseurop.eu 5 janvier 2012 | Partager : Ils étaient 100 000, les manifestants qui, l’autre nuit, autour de l’Opéra, des palais gouvernementaux et sur les avenues les plus élégantes de Budapest, s’étaient réunis pour protester contre la nouvelle Constitution voulue par le Premier ministre Viktor Orbán et votée par le seul centre droit. HONGRIE • Orbán est la séquelle d’une histoire agitée
HONGRIE • Viktor Orbán, l'épouvantail HONGRIE • Viktor Orbán, l'épouvantail Fort de la majorité des deux tiers dont il dispose au Parlement hongrois, Victor Orbán, Premier ministre de la Hongrie depuis 2010, a la possibilité de modifier la Constitution à sa guise - et il ne s'en est pas privé. Entrée en vigueur le 2 janvier, la nouvelle Constituion cimente le règne de la droite nationaliste, affaiblissant les instruments de contrôle démocratique - alternance électorale, justice, Cour constitutionnelle ou banque centrale. Le terme de "République de Hongrie" en est effacé, au profit de la seule "Hongrie". Après la nouvelle et alarmante loi sur la presse, entrée en vigueur en janvier 2011, ce nouveau coup isole un peu plus le pays sur la scène européenne - mais a suscité un front de refus unissant des forces - le parti libéral SZDSZ et le parti socialiste MSZP, mais aussi la Coalition démocratique fondée par l'ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, ou encore le parti Vert LMP - qui refusaient jusqu'alors de coopérer.
Selon le quotidien de gauche Sega, le Premier ministre bulgare Boïko Borissov peut remercier son homologue hongrois pour avoir déplacé le curseur des critiques européennes vers la Hongrie. Mais l'avenir du pays – et de la réunification européenne – ne sera pas pour autant plus radieux... Le Premier ministre Boïko Borissov a reçu un cadeau de Noël inattendu de la part de son homologue hongrois Viktor Orbán, membre comme lui du Parti populaire européen (PPE). La Bulgarie n'est plus le mouton noir de l'Union européenne (UE) ! Grâce à l'entêtement des conservateurs de Budapest à se tailler une Constitution (et une démocratie) sur mesure, l'année 2012 apparaît semblable à celle de la Hongrie. BULGARIE-HONGRIE • Grâce à Orbán, Sofia n'est plus le mouton noir de l'UE BULGARIE-HONGRIE • Grâce à Orbán, Sofia n'est plus le mouton noir de l'UE
Dégradée par l'agence Fitch, la Hongrie bombe le torse - RTBF Economie Cette décision reflète "la poursuite de la détérioration de l'environnement budgétaire" du pays et de ses perspectives de croissance, explique l'agence dans un communiqué. Elle ajoute que cette notation est assortie d'une perspective négative, et qu'il y a 50% de chances qu'elle soit de nouveau dégradée dans les deux ans. Viktor Orban ne plie pas Par ailleurs, le Premier ministre conservateur hongrois, Viktor Orban a réaffirmé vendredi son refus de modifier la loi controversée réformant la Banque centrale, malgré les critiques de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI). Dégradée par l'agence Fitch, la Hongrie bombe le torse - RTBF Economie
Une culture de la haine règne aujourd'hui en Hongrie, s'inquiète Boris Kálnoky, journaliste au quotidien allemand Die Welt, d'origine magyare. Le mot "juif" y est devenu une insulte. Pendant les fêtes, une étoile de David a été collée sur ma boîte aux lettres, à Budapest. J'en ai parlé à mon voisin. "En quoi cela me regarde-t-il?" HONGRIE • A ceux qui ont collé une étoile jaune sur ma boîte aux lettres
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban et la chancelière allemande Angela Merkel, à Berlin, le 5 mai 2011 (Fabrizio Bensch/Reuters) Depuis des années, on impose aux candidats à l’entrée dans l’Union européenne une adhésion stricte à des valeurs et des institutions démocratiques. La Croatie vient encore d’avoir à « passer l’examen ». La Turquie va finir, si ce n’est déjà fait, par être dégoûtée des exigences européennes, qui ont visiblement plus pour but de l’empêcher d’être admise que de la faire évoluer. Nicolas Sarkozy la prend, depuis 2004 comme « punching-ball » électoral. Mais qu'attend l'Europe pour « isoler » la Hongrie ? | Chez Jean Matouk
La Commission a proposé aux Etats de l'UE de sanctionner Budapest en jugeant que la Hongrie n'avait pas assez fait pour corriger son déficit public. Si les Etats de l'UE suivent la proposition de Bruxelles, la Hongrie risque de se voir privée de plus d'un milliard d'euros d'aides européennes. La Commission a annoncé par ailleurs qu'elle allait demander formellement à la Hongrie de modifier certains aspects de sa législation concernant notamment sa banque centrale et l'indépendance de ses juges. L'Europe pointe la Hongrie, pour son déficit et ses lois controversées
La Commission européenne met la Hongrie sous pression Il reste quelques jours donc pour trouver un compromis mais la Commission ne cache pas sa préoccupation. Préoccupation aussi à propos du budget hongrois, la Hongrie risque de perdre pas mal d'argent. La Hongrie ne respectera pas cette année les 3% maximum de déficit public autorisés, Budapest n'a pas tenu ses engagements et si, en 2011, la Hongrie affichait un bon budget, c'est surtout parce que le nouveau gouvernement conservateur a, d'autorité, intégré les fonds de pensions privés dans le budget public. La semaine prochaine, le commissaire Olli Rehn devrait proposer aux Etats de lancer une procédure qui peut mener à la suspension des aides européennes versées à la Hongrie. Ce n'est pas vraiment le moment pour la Hongrie qui ne va pas bien. Le gouvernement en place tente d'ailleurs de négocier une aide internationale mais le Fonds Monétaire International n'est pas disposé à intervenir tant que l'indépendance de la Banque centrale hongroise n'est pas garantie.
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