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Anthropocène

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À quelle étape de l’effrondement sommes-nous ? Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie », c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations. L’auteur a vécu l’effondrement de l’Union soviétique. Immigré aux États-Unis, il a su conserver, à l’instar d’un Soljenitsyne, un regard critique sur son nouveau pays et sur les sociétés occidentales en général.

Il a su y déceler les prémices d’un effondrement et les faits lui donnent de plus en plus raison. Les cinq stades de l’effondrement : Stade 1 : L’effondrement financier Stade 2 : L’effondrement commercial Stade 3 : L’effondrement politique Stade 4 : L’effondrement social Stade 5 : L’effondrement culturel Dmitry Orlov est ingénieur et a travaillé dans de nombreux domaines incluant la recherche en physique des hautes énergies, le commerce en ligne et la sécurité informatique. Les cinq stades de l’effondrement, par Dmitry Orlov, Le Retour aux sources, 448 p., 21 €. En Marche - Vivre à jamais… Au milieu du 19e siècle, l'espérance de vie à la naissance, en Europe, ne dépassait pas cinquante ans. Un siècle et demi plus tard, nous avons l'espoir de vivre quelque trente ou quarante années supplémentaires. Cette évolution s'accélère à un rythme stupéfiant. Ainsi, un bébé né aujourd'hui en Belgique ou dans tout autre pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dispose d'une espérance de vie plus longue de trois à quatre mois qu'un bébé né à peine un an plus tôt.

À ce rythme-là, 10% des Belges (dont l'espérance de vie est actuellement de 82,9 ans pour les femmes et de 77,9 ans pour les hommes) pourraient avoir plus de 80 ans en 2050. Soit deux fois plus qu'en 2010. Inédit dans l'histoire de l'Humanité, cet épisode fait dire à certains médecins adeptes de formules chocs, que "la première personne qui vivra mille ans est probablement déjà née". La mort, par inadvertance Vivre, oui. Une évolution moins inexorable que prévu. La non-violence est « la meilleure réponse au terrorisme »

Des bombardements en Syrie, des manifestations interdites et des militaires qui patrouillent dans les rues. Vous l’aurez compris, « la France est en guerre ». Médias et politiques ont salué le discours martial du président de la République, lundi 16 novembre, à Versailles. Députés et sénateurs ont largement approuvé la prolongation et le renforcement de l’état d’urgence. À l’intensification des frappes aériennes en Syrie s’ajoute la possibilité d’une intervention au sol. Une décision plébiscitée par les Français, du moins si l’on en croit les sondages. . « Il y a des moments bien sûr où il faut contraindre » Pourtant, dans les rues de la capitale meurtrie, les citoyens ont préféré les bougies et les fleurs aux armes, les messages d’amour et d’humour à ceux de haine. « Il y a beaucoup de sagesse au sein de la population, les gens se tournent spontanément vers des actions non-violentes », observe Jean-Marie Muller, philosophe et penseur de la non-violence.

La guerre ne résout rien. La vraie raison de la diminution de la durée de vie. André Cicolella est président du Réseau environnement santé . André Cicolella. L’Insee vient de rendre publics les derniers chiffres sur l’espérance de vie à la naissance. Avec - 0,3 an pour les femmes et - 0,4 an pour les hommes, celle-ci connaît une baisse notable par rapport à 2014. Malgré cela, l’Insee continue de communiquer de façon rassurante en expliquant qu’il s’agit d’un phénomène ponctuel. Il y a d’abord un problème sémantique. En 2012, l’Insee faisait en effet le constat que « ces dix dernières années, la contribution la plus forte se fait entre 80 et 89 ans pour les femmes et entre 70 et 79 ans chez les hommes, soit dix années plus tôt » . « Une catastrophe imminente » Pourtant les faits sont là. La précarité est un autre facteur qui diminue l’espérance de vie.

La crise sanitaire engendrée par l’explosion des maladies chroniques n’est pas spécifiquement française. Les lunettes roses de l’Insee Il est temps de cesser de regarder la réalité avec des lunettes roses de l’Insee. Nos vies sont colonisées par l’économie. Vincent Liegey Tous les mois, Vincent Liegey, « décroissant », porte son regard sur l’actualité. Comme les chroniques et tribunes publiées sur Reporterre, il exprime un point de vue propre, qui n’est pas nécessairement celui du Quotidien de l’écologie. En 1944, Karl Polanyi publie La Grande Transformation, un livre majeur sur l’histoire de l’économie. Il y explique comment l’économie de marché s’est imposée avec force et violence, et non sans résistance, dans nos sociétés occidentales.

Tout commence avec l’enclosure en Angleterre et s’accélère avec la révolution industrielle. Polanyi explique aussi comment, face aux instabilités économiques, cet enfermement autour du libéralisme engendre replis et protectionnismes, développe l’avènement des totalitarisme puis la tragédie de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, face au désastre, Polanyi entrevoit « la phase finale de la chute de l’économie de marché » et escompte « le début d’une ère de liberté sans précédent ».

Anthropocène. « Welcome to the anthropocene », bienvenue dans l’anthropocène. Anthropocène ? Cette ère géologique ouverte voici deux cents ans et durant laquelle l’homme - anthropos - est devenu une force géologique. Le concept n’est pas né de la dernière pluie : forgé par le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen en 2000, on note sa première mention en France, en 2004, dans Le Monde, sous la signature de Christiane Galus.

Mais voilà que le terme fait la couverture de The Economist, le plus intelligent des journaux néocapitalistes. Pourquoi ce concept est-il important ? Parce qu’il clôt la période philosophique ouverte par le cartésianisme, et qui a inspiré la grande aventure occidentale de la révolution industrielle : selon l’approche synthétisée par Descartes et Bacon, l’homme est séparé de la nature, il doit la maîtriser, en devenir « maître et possesseur ». Cela peut conduire à plusieurs conclusions.

Se préparer au changement...

<span class="caps">COP</span> 21. Cartographie de l’Anthropocène - Globaïa. The Anthropocene: A primer. The Anthropocene. We’re already there. This is our time, our creation, our challenge. Officially, this epoch does not exist. Yet. It may be added permanently to the geologic time scale in 2016. Unofficially however, the term is used more frequently in the scientific literature and, more recently, in publications dedicated to the general public. So, might you ask, what is the Anthropocene? First, the etymology. The term was proposed in 2000 by Paul J. Technically, the Anthropocene is the most recent period of the Quaternary, succeding to the Holocene. The Pleistocene (2.588 Ma to 11.7 Ka) was a tumultuous era, during which more than eleven major glaciations occurred.

The Holocene (11.7 ka until about 1800 AD) was a time comparatively smoother in terms of climate variability. We are officially still in the Holocene. We collectively rolled over into a new era, which includes its stakes and challenges but also its opportunities and great qualities. Comments? L'homme tient l'avenir de la Terre dans ses mains: bienvenue dans l'anthropocène | Slate.fr. Temps de lecture: 14 min Anthropo-quoi? «Anthropocène», terme proposé par Paul Crutzen, chimiste et météorologue néerlandais nobélisé pour ses travaux sur la couche d'ozone, signifie que l'espèce humaine est devenue la principale force géophysique de la Terre, capable de modifier définitivement son environnement.

L'impact de ses activités l'emporte en effet, pour la première fois dans l'histoire de notre planète, sur toutes les autres, c'est-à-dire l'ensemble des facteurs naturels. Dans cet anthropocène –du grec anthropos, être humain–, l'homme modifie le climat planétaire ainsi que les grands équilibres de la biosphère, essentiellement par la masse de gaz polluants qu'il produit. L'usine remplace alors le travail agricole et artisanal. Le volume de la production industrielle et fumante s'en trouve considérablement augmenté tandis que la révolution des transports tend à raccourcir les distances du marché mondial, bien avant Internet. Nos colocataires? Bon. Soyons clair. Arrêtons-nous là. Fin de l’anthropocène, bienvenue dans le noocène - Terra eco.

Claude Lorius, pionnier des recherches sur le climat, médaille d’or au CNRS, signe avec le journaliste Laurent Carpentier un extraordinaire Voyage dans l’anthropocène (1). J’y ai appris entre mille choses que le prochain congrès mondial de stratigraphie de Brisbane (Australie) en 2012 va statuer sur la proposition faite par Paul Crutzen en 2002 (2) de reconnaître qu’une ère géologique nouvelle est apparue il y a 3 siècles. Ce genre de décision ne se prend pas tous les matins. La dernière date de plus d’un siècle. C’est en 1885 que fut officialisée l’ère appelée Holocène, commencée avec la sédentarisation de l’homme il y a 11 500 ans. La décision d’officialiser l’anthropocène c’est la reconnaissance par la communauté scientifique du fait que l’espèce humaine est devenue la principale force géologique, modifiant le climat, la biosphère, l’hydrosphère, la lithosphère… Je vous laisse découvrir les données scientifiques.

L’anthropocène et après ? Ce système de valeurs va se désintégrer. La folie des Hommes en 15 photographies choc autour du monde | Mr Mondialisation. La folie des Hommes en 15 photographies choc autour du monde Cette série de photographies choc du monde moderne survole une grande partie des problèmes globaux. Extraite du livre « Overdevelopment, Overpopulation, Overshoot », la sélection de clichés invite plus que jamais à la réflexion : où en sommes-nous dans le processus de l’évolution et que faire pour tirer le monde vers un avenir serein ?

Global Population Speak Out (GPSO) est une ONG dont l’objectif est de mobiliser la société mondiale sur les problèmes liés à l’activité humaine. Depuis 2009, le collectif tente d’alerter l’opinion collective sur des problèmes mondiaux tous liés, selon eux, à l’augmentation du nombre d’humains sur terre. Si l’impact de l’activité humaine n’est plus à démontrer, les associations sont divisées concernant la cause de nos problèmes d’environnement. En effet, il y a deux manières de percevoir ces images. Source : populationspeakout.org. 23 photographies de Hong Kong entre démesure et extrême misère | Mr Mondialisation. 23 photographies de Hong Kong entre démesure et extrême misère La région chinoise autonome de Hong Kong, est la 10ème puissance commerciale et la 3ème place financière du monde.

Derrière son image de place forte du capitalisme, Hong Kong est au cœur de la problématique de la surpopulation. Avec 6400 habitants au km², la densité moyenne représente 57 fois celle de la France. Sur l’île de Hong Kong (qui ne représente qu’une partie du territoire homonyme), cette densité est encore multipliée et atteint presque 16000 habitants au km². La pression exercée sur les surfaces de logement est extrême. Sur place, l’ONG Society for Community Organization (SOCO) a collaboré il y a quelques années avec le photographe Michael Wolf pour mettre en lumière cette réalité à travers deux séries de photos. Photographie par Michael Wolf Mais la capture la plus impressionnante de ces espaces confinés, on la doit au photographe Benny Lam. Photographie par Benny Lam. Découvrez le nouveau « Terra eco » : « Ecologie : pourquoi tout le monde s’en fout.

Il y a les chiffres. Ceux du thermomètre qui grimpe, des espèces que l’on efface sans ciller des atlas, et du temps qui s’épuise. Il y a aussi la liste croissante des populations qui fuient leur terre et frappent à la porte des nantis en quête de nouveaux horizons. Il y a les glaciales additions des tributs en tout genre que devront payer les générations qui nous suivent pour s’acheter un chemin vers un futur possible. Mais force est de constater que ces diagnostics ne produisent pas l’électrochoc indispensable. L’écologie ? Tout le monde s’en fout ! « C’est une triste chose, écrivait Victor Hugo il y a déjà deux siècles, de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas. » Nos politiques, les médias, nos entreprises, nous-mêmes, semblons conditionnés pour avancer sans empathie ni discernement à l’égard de cette planète qui nous héberge.