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Censure des Web TV en Italie
Si le Conseil des ministres italien donne son feu vert, à partir de jeudi 4 février, plates-formes de partage de vidéos, web TV, blogs... devront obtenir une « licence » avant de diffuser des vidéos sur Internet. Sous couvert de lutte contre le piratage, la pédopornographie et la violence, le secrétaire d'État chargé de la Communication, Paolo Romani, a en effet proposé la création d'une autorité de contrôle des vidéos mises en ligne sur des plates-formes comme celles de YouTube et Dailymotion. Sans autorisation, poster une vidéo sur Internet sera passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 150 000 euros. Sur la Toile italienne, les internautes expriment leur inquiétude et y voient un nouvel assaut de Silvio Berlusconi contre la liberté d'expression. Une directive européenne mal interprétée
Italie : Berlusconi veut contrôler la vidéo sur Internet | Rue89
L'Italie censure la diffusion de vidéos sur Internet, Audiovisue
Les vidéos sur Internet connaissent leurs dernières heures en Italie . D'après un décret adopté par le Parlement italien et qui entrera en vigueur le 27 janvier prochain, une autorisation auprès du ministère italien des communications est désormais obligatoire pour "diffuser et distribuer sur Internet des images animées, accompagnées ou non de son".
La vidéo en ligne en Italie, c’est fini.
Censure : les webTV en Italie, c’est fini | ReadWriteWeb France
Reporters Sans Frontières - Le gouvernement veut contrôler les s
Reporters sans frontières s’inquiète du nouveau projet de décret déposé par M. Paolo Romani, ministre délégué aux Communications, destiné à obliger les sites de diffusion de vidéos à obtenir une licence officielle. Le gouvernement entend ainsi s’assurer que les sites ne porteront pas atteinte aux droits d’auteur, dont les sanctions prévues sont disproportionnées (jusqu’à 150 000 euros). Ce projet, qui pourrait entrer en vigueur le 27 janvier, fait peser une nouvelle menace sur la liberté d’expression en Italie. Reporters sans frontières demande à la Cour constitutionnelle de l’invalider dans sa totalité. Reporters sans frontières dénonce en effet le choix du décret plutôt que d’une loi, même "législatif", c’est-à-dire édicté sur habilitation du Parlement, car il échappe au débat et au contrôle démocratique de l’instance législative, nécessaires à tout Etat de droit respectueux des droits de l’homme et de la liberté d’expression.
Directive européenne
vu l’avis du Comité économique et social européen [1], vu l’avis du Comité des régions [2], vu la proposition de la Commission,
Berlusconi porte plainte
Outre Viacom et Mediaset, YouTube doit également affronter en France un procès similaire, puisque TF1 réclame à la filiale de YouTube 100 millions d'euros de dommages et intérêts.
La chaîne de télévision TF1 reproche à YouTube de laisser en ligne des vidéos issues de ses programmes, ou de sérires TV dont elle dispose de l'exclusivité en France, et qui sont diffusées par les utilisateurs de YouTube sans son autorisation. En décembre, la chaîne aurait ainsi porté plainte contre YouTube et Dailymotion pour contrefaçon, concurrence déloyale et parasitisme.
TF1 aussi
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Bien entendu cela suscite un fort tollé, des deux côtés des Alpes. Immédiatement, l'opposition italienne a réagi, condamnant avec fermeté ce qu'elle considère comme une atteinte à la liberté d'expression: «La loi assujettit la retransmission d'images sur le web aux mêmes règles caractéristiques que la télévision, qui requièrent une autorisation préalable à toute diffusion par le ministère de la Communication», s'est récrié l'ancien ministre des Communications Paolo Gentiloni. «Ce décret est un véritable scandale», a-t-il ajouté. «L'Italie rejoint le club des censeurs que forment la Chine, l'Iran et la Corée du Nord», a commenté Vincenzo Vita, un autre membre de l'opposition. En France, on se gausse.
Les opérateurs de réseaux, eux, ont refusé d’évaluer le coût des mesures annoncées. ( source ) – Merci à @RevezNexus pour l’information La ministre, elle, a trouvée la rencontre “très positive, importante et intéressante”, et le lobby des industriels du contenus souligné le courage de la ministre. Antonio Guisasola, le patron de la fédération espagnole des producteurs de musique, Promusicae, a lui souligné l’insuffisance de ces mesures et rappelé qu’elles ne constituaient qu’ “un premier pas”.
Censure Espagne



