Mali : les islamistes d'Ansar Dine assurent refuser le "terrorisme" Ansar Dine, l'un des groupes islamistes armés occupant le nord du Mali, a proclamé mardi 6 novembre à Ouagadougou son rejet du "terrorisme" et a appelé au dialogue, alors que se prépare une intervention militaire africaine. "Ansar Dine rejette toute forme d'extrémisme et de terrorisme et s'engage à lutter contre la criminalité transfrontalière organisée", indique une déclaration lue par un membre de la délégation présente à Ouagadougou depuis le 2 novembre et reçue par le président burkinabé, Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne pour la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
Cette déclaration marque un tournant car elle semble traduire une prise de distance d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) avec ses alliés djihadistes d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), avec qui il contrôle le nord du Mali. Lire : " Mali : évitons un nouvel Afghanistan" Au Mali, le groupe islamiste Ansar Dine confirme être prêt à négocier. Ansar Dine (Défenseur de l'islam), l'un des groupes islamistes contrôlant le nord du Mali, pressé par la médiation burkinabè de rompre avec ses alliés jihadistes, est "indépendant" et "prêt à négocier" pour la paix, a affirmé samedi à Ouagadougou l'un de ses responsables. "Ansar Dine est indépendant de tout autre groupe", a déclaré Algabass Ag Intalla, chef de la délégation de ce mouvement arrivée vendredi à Ouagadougou pour rencontrer le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne au nom de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest.
"Nous ne recevons nos ordres d'aucun autre groupe que d'Ansar Dine", a-t-il poursuivi. "C'est un groupe local qui négocie et qui est prêt à négocier pour qu'il y ait la paix dans la sous-région et au Mali en particulier", a ajouté M. Ag Intalla, un élu du nord du Mali et l'un des hauts cadres d'Ansar Dine. Mali : le groupe islamiste Ansar Dine part négocier à Alger et Ouagadougou. L'un des groupes islamistes armés qui occupent le nord du Mali, Ansar Dine ("Défenseurs de l'islam"), a décidé, vendredi 2 novembre, d'aller négocier "la paix" à Alger et à Ouagadougou, au moment où se prépare l'envoi d'une force armée internationale au Mali, a appris l'AFP d'une source proche d'Ansar Dine.
"Actuellement nous avons une délégation en route vers Ouagadougou. Une deuxième délégation est également en route pour Alger", a déclaré un proche d'Iyad Ag Ghaly, dirigeant d'Ansar Dine, contacté de Bamako par téléphone à Kidal, dans le nord du Mali. "Pour la paix, il faut le dialogue", a-t-il ajouté. Des élus de la région de Kidal, ville du nord-est du Mali située près de la frontière avec l'Algérie, font partie des deux délégations, a appris l'AFP de sources concordantes. Il est prévu que la délégation qui se rend à Alger rejoigne plus tard celle de Ouagadougou, puis de là une délégation pourrait aller au Nigeria, selon ces sources. Au Sahel, la guerre contre l'islamo-gangstérisme.
Le compte à rebours a commencé. Une opération militaire se prépare pour libérer le nord du Mali, aujourd'hui aux mains de bandes islamistes. Toute tentative de négociations a échoué avec ces groupes qui, au nom de l'islam politique, vivent du trafic de drogue, de la contrebande, du proxénétisme et des enlèvements contre rançon (de Français notamment). On est dans le grand banditisme mâtiné d'islamisme – cocktail détonnant. Il s'agit pour le Mali, qui fut longtemps dans la région un modèle de démocratie, de recouvrer son intégrité territoriale. Les Etats voisins ne sont pas moins concernés. Ils sont tous, peu ou prou, menacés par les incursions des deux groupes d'islamo-gangsters qui tyrannisent le nord du Mali : la filiale locale d'Al-Qaida, dite Al-Qaida pour le Maghreb islamique (AQMI), un sous-groupe, le Mujao, le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest, et Ansar Eddine. Il ne faut pas se tromper sur la nature de ces bandes armées.
Repères : Mali. De la scission à la demande d’intervention «De profondes violations des droits de l’homme sont constatées dans le Nord [par des groupes islamistes, ndlr] comme dans le Sud [par l’ex-junte militaire]. Dans le Nord, les femmes en sont les premières victimes.» Ivan Simonovic secrétaire général adjoint de l’ONU aux droits de l’homme, en début de semaine 6 avril 2012 Le Mouvement pour la libération de l’Azawad (MLNA) déclare l’indépendance du Nord-Mali. 18 septembre Le président Dioncounda Traoré demande l’intervention d’une force militaire internationale. 7 octobre Présentation des revendications du MLNA parmi lesquelles, «le droit à l’autodétermination». 9 octobre François Hollande se dit prêt à soutenir une résolution de l’ONU sur une intervention militaire africaine.
Le nouveau M6 Replay : Revoir en streaming les séries, émissions et autres programmes TV. La situation sociopolitique malienne vue par Me Tidiani Guindo. Me Tidiani Guindo En effet, laissons les experts militaires et la future équipe de négociation faire leur travail et abordons d’autres sujets à traiter durant cette période de transition. Je propose la création et la mise sur pied immédiate d’une Commission Vérité et Réconciliation couvrant la période 1992 à 2012.
Il faut absolument tirer les leçons de la gouvernance de notre pays durant ces 20 dernières années. L’erreur serait de passer sous silence les erreurs commises et les comportements déviants au cours des 20 ans de pratiques démocratiques. L’enseignement à tirer c’est comprendre les raisons de l’affaiblissement de l’Etat et l’arrêt brutal du processus démocratique en cours au Mali le 22 mars 2012. Pour ce faire la Commission Vérité et Réconciliation doit entendre les anciens et actuels dirigeants du Mali, les responsables politiques et administratifs ainsi que la Société civile sur des sujets comme : 2. 3. 4. 5. {*style:<b>Maître Tidiani GUINDO Avocat et Économiste. MALI • Dans le camp des volontaires. Nous avons rencontré deux des quatre fondateurs des Forces de libération du Nord (FLN) dans leur base, dans la région de Mopti [à 500 km au nord-est de Bamako]. Il s’agit d’Amadou Mallé, natif de Koutiala [à 250 km à l'est de Bamako] et Moussa Maïga, natif de Gao [à 1 000 km au nord-est de Bamako].
Ils ont tous deux servi dans les rangs des forces armées du Mali. "Notre objectif n’est autre que la libération des régions du Nord par les armes. Le dialogue n’est plus la solution et seules les armes feront taire pour de bon cette interminable rébellion qui ne fait que mettre à genoux notre Mali. D’autres jeunes volontaires débarquent avec leurs sacs à dos. Pas de salaire mais pas mal d'espoir Mais pas le temps de gamberger en attendant le jour J, c’est la galère.
Tous apprécient cette aventure patriotique. A défaut de kalachnikovs ou d’AK-47, les jeunes volontaires sont munis de gourdins. Des ONG bien mal disposées. Mali: l'étau djihadiste se resserre sur la population. Mali: la population défie les islamistes à Gao. Le verdict du Mouvement pour l'unicité du jihad en Afrique (Mujao) était aussi limpide que terrible: la main du voleur serait tranchée sur la place publique.
Mais les habitants de la ville de Gao, dans le nord du Mali, ne l'ont pas entendu de cette oreille. Ils ont empêché, dimanche, les islamistes qui contrôlent la ville d'appliquer la charia, la loi islamique. Le Mujao avait annoncé samedi soir dans un communiqué sur des radios privées de Gao qu'il couperait dimanche la main d'un voleur. Le jour venu, des centaines de personnes ont manifesté à Gao pour protester contre son interpellation et exiger sa libération. "Ils (les islamistes) n'ont pas pu amener le prisonnier sur la place de l'Indépendance pour lui couper la main.
Les habitants de Gao ont occupé la place et refusé qu'on coupe la main du voleur", a confirmé le responsable d'une ONG basée à Gao. L'homme dont la main devait être coupée est une jeune recrue du Mujao qui avait volé des armes pour les revendre. Avec. Les déplacés invisibles de Bamako. Dispersés dans une ville où les conséquences économiques de la crise pèsent lourdement, ces nordistes «invisibles» survivent difficilement en attendant l'hypothétique retour. Selon l'Office international des migrations (OIM), ils sont 46.448 déplacés à Bamako sur les près de 204.000 que compterait le pays. C'est dimanche. La nuit est déjà bien avancée sur Bamako. La circulation est dense sur les axes principaux.
Dans le quartier de Magnanbougou, l'une des ruelles de latérite a été coupée pour un mariage. Des dames en belles tenues devisent gaiement. Le plus compliqué, c'est la nourriture Nana Yattara n'y prête aucune attention. «J'étais terrorisée. La famille s'arrête quelques jours à Mopti (dans le centre du pays), le temps de s'organiser. «Certains sont allés à Bougouni (près de Sikasso), ma sœur est allée à Sikoroni (au nord de Bamako)... Dans la concession, ils étaient déjà 22 à se partager l'espace avant l'arrivée des nordistes. «Aujourd'hui, nous sommes 35, dont 10 adultes. Pourquoi les Maliens ont raison d'avoir peur. Mise à jour du 13 octobre: le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté hier à l'unanimité la résolution 2071 préparée par la France sur le Mali. Elle donne 45 jours à Bamako et à ses alliés africains de la Cédéao pour présenter un plan opérationnel en vue d'une intervention armée contre les islamistes qui occupent le Nord du pays.
Le «Malian bashing» est à la mode dans le petit cercle des commentateurs de l’actualité africaine. Si on n’écoutait que certains d’entre eux, on se convaincrait assez rapidement que le seul et unique problème du Mali est sa classe politique irresponsable, bien décidée à se battre jusqu’à la dernière goutte de sang pour des lambeaux de pouvoir. Ou alors que la malédiction de ce pays est son armée, qui refuse de verser son sang pour Tombouctou ou pour Kidal, mais qui s’arc-boute sur son orgueil outragé quand les âmes vertueuses de la communauté internationale veulent venir mettre de l’ordre là où il y a le chaos.
Souvenons-nous. Théophile Kouamouo. MALI • A Gao, les islamistes achètent des jeunes. Comme la moitié du pays, la principale ville du nord du pays est sous contrôle des groupes armés islamistes et en particulier du Mujao. Faute d'une intervention panafricaine qui ne vient pas et impressionnés par la richesse des miliciens islamistes, beaucoup de jeunes s'enrôlent. Reportage. Comme bien d’autres villes du nord, Gao est martyrisée par les groupes armés qui l’occupent. C’est ici qu’ils ont rencontré la plus forte résistance de la population. Gao ne s’est pas vidée de ses habitants. Une grande partie de la population est, en effet, restée après la chute de la ville, le 30 mars 2012.
Après avoir résisté aux occupants, Gao est aujourd’hui une ville en colère. "Nous nous sentons abandonnés par Bamako" D’autres personnes interrogées pensent déjà à l’après-libération. De fait, beaucoup de jeunes, par dépit ou par opportunisme, rejoignent les rangs des islamistes. ”Le Mujao enregistre des adhésions massives tous les jours dans les villes qu’il contrôle. Haut Conseil islamique du Mali : La division est consommée. Mahmoud Dicko, président HCI Partager la poire en deux est désormais une tâche impossible pour Mahmoud Dicko et Ousmane Chérif Haïdara ci-devant : président et le vice-président du Haut Conseil Islamique du Mali. Entre les deux ténors de l’organisation faîtière du monde musulman malien, la pomme de discorde ne se résume plus à une simple question de leadership sur fond de convoitise.
À cette divergence latente vient se greffer une barrière beaucoup plus difficile à surmonter, un fossé plus difficile à combler que sont la différence d’approches des fondements de la religion commune. La rupture était longtemps pressentie et les rapports entre les deux chefs religieux ne tenaient visiblement qu’à un fi. Celui-ci a finalement craqué pour de bon, la semaine dernière, à la faveur d’une visite du premier responsable d’Ançar Dine à l’Assemblée Nationale du Mali. Le malaise créé au Stade du 26 Mars n’est pas l’unique pomme de discorde entre le président du Haut Conseil et la tendance de Haïdara. Mali: les chefs du MNLA et d'Ansar Dine discutent alors que les jihadistes affluent au nord. Le Burkinabè Djibril Bassolé, représentant de la Cédéao, a rencontré Iyad Ag Ghali, le chef du mouvement islamiste Ansar Dine, à Kidal. AFP / RPMARIC HIEN Alors que la communauté internationale s'active de plus en plus ouvertement pour lancer une opération militaire pour reconquérir le nord du Mali, les chefs d'Ansar Dine et du MNLA ont tenu la semaine dernière une réunion à quelques kilomètres de Kidal.
Aucun communiqué, aucune déclaration officielle ne sont venus sanctionner cette réunion mais manifestement les deux groupes armés tentent de se réconcilier. Parallèlement, selon des témoins dans la région, des centaines de jihadistes étrangers sont arrivés ces derniers jours dans le nord du Mali pour se battre aux côtés des islamistes en cas d'intervention armée internationale. Favorables à une négociation avec l'Etat malien Cela dit, un accord est encore loin d'être signé. Source: RFI. MALI • Le nouveau gouvernement, petite lumière dans un pays fatigué.
La formation d'un gouvernement d'union nationale, le 20 août, fait souffler un vent d'espoir sur le Mali, occupé dans sa partie nord par des groupes intégristes et privé d'institutions démocratiques depuis le pustch du 22 avril 2012. Mais l'urgence reste d'organiser des élections. 22 août 2012 | Partager : Il aura été arraché au forceps. Mais il est enfin là, le gouvernement autour duquel le président par intérim préconisait l’union sacrée pour relever les défis de la transition.
Le gouvernement Cheick Modibo 2 est-il cependant le gouvernement d’union nationale exigé par la Cédéao [Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest] ? Les formes ont été respectées : les regroupements politiques et les organisations citoyennes ont été consultés, et intégrés [au gouvernement]. L’union sacrée est-elle possible néanmoins ? Des élections sans le Nord, alors ? Note :Article original en français. Mali : à quoi joue Sanogo ? La junte à l’origine du coup d’État n’a toujours pas été formellement dissoute. © Issouf Sanogo/AFP Amadou Haya Sanogo est désormais chargé de la réforme de l'armée, mais pas question pour lui d'occuper les seconds rôles...
D'ailleurs, le chef des putschistes du 21 mars est convaincu que ses hommes et lui peuvent reprendre le contrôle du Nord. Et tant pis s'ils sont les seuls à y croire. Il y a comme un air de changement au camp Soundiata Keïta, à Kati . Torses nus sous un soleil de plomb, une dizaine d'ouvriers tentent de lui redonner vie. En sept mois, il n'a pas jugé bon de prendre du galon. Quand il se tait, on le soupçonne de tirer les ficelles, mais quand il parle, on lui reproche de vouloir garder le pouvoir. « Il en est dépité, raconte un familier du camp de Kati.
Le capitaine Amadou Haya Sanogo s'adressant à la presse, le 1er avril 2012, à Bamako. © Issouf Sanogo/AFP Relations tendues avec le Premier ministre La nomination de Sanogo n'était pourtant pas une surprise. Bunker. MALI : Sanogo et l'armée malienne prêts à porter le coup final aux islamistes. Les islamistes en danger : Les jeunes recrues désertent le mouvement. Mali: le dialogue interviendra lorsque les terroristes seront chassés par l’armée.
Afflux de Jihadiste : Internationale en devenir ou simple manip’ ? Les djihadistes du Nord-Mali reçoivent du renfort. Mali: quelques mouvements mais pas d’afflux confirmé de jihadistes au Nord. Mali: des centaines de djihadistes étrangers affluent dans le nord. Mali : en attendant la guerre. MALI. Le Nord en ordre de bataille. Au Mali, le fleuve tranquille de la guerre. Mali : des "centaines" de djihadistes arrivent dans le Nord. Mali : en attendant la guerre. Au Mali, la guerre de l'ombre a déjà commencé.