E-reputation
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La vente de faux avis de consommateurs est un fructueux business à en croire une enquête parue sur le site des Inrocks. La pratique est certes totalement illégale, mais complexe à détecter, d’autant que les astuces pour passer entre les mailles du filet (bien lâches) sont nombreuses. Des entreprises, spécialisées dans l’e-réputation, en ont donc fait une source de revenus. Se faisant passer pour les propriétaires d’un site de réservation d’hôtels, les journalistes des Inrocks ont contacté une dizaine d’agences. Louer un salarié malgache pour multiplier les avis Leur demande : obtenir des avis, naturellement favorables, de faux clients sur les hôtels partenaires du site imaginaire Voyage 2.0.
Que ce soit pour les particuliers ou les entreprises, le concept d’e-réputation commence à rentrer dans les mœurs. C’est l’un des enseignements de la seconde édition de l’observatoire SAS / IDC des médias sociaux , reposant sur deux enquêtes réalisées auprès de 124 entreprises et 800 internautes. Côté entreprises, préserver et sécuriser l’image de marque est l’une des premières priorités pour l’année 2011. Seules 9% des Directions Communication et Marketing (qui s’occupent généralement de ces thématiques dans les entreprises interrogées) estiment que c’est peu ou pas prioritaire. Pour les entreprises, il faut agir dans le domaine de l’e-réputation pour diminuer le risque pesant sur l’attractivité des produits et des services (à 78%) et l’impact potentiel sur le chiffre d’affaires (à 34%). La notion de marque employeur est également mise en avant, 45% des entreprises jugeant qu’il est important de s’occuper de leur e-réputation afin de ne pas faire peser de risque sur le recrutement.
Les résultats de la seconde édition de l’ Observatoire SAS / IDC sur les médias sociaux, basés sur deux études menées au premier trimestre 2011, mettent en avant plusieurs enseignements très instructifs pour les marques. Selon cet Observatoire, si les directions Marketing et Communication se préoccupent de leur e-réputation, elles considèrent que le sujet n’est pas assez pris en compte par leur direction . Les marketeurs et les communicants ont bien conscience que les dégâts d’une mauvaise e-reputation sont à la fois indirects (ils entraînent une mauvaise image de marque) et directs (ils provoquent une perte de chiffre d’affaires). Ils pensent que les blogs ont un impact particulièrement fort sur la réputation d'une entreprise (68%, devant les réseaux sociaux, comme Facebook et Twitter (34%). Près de trois quarts des marketeurs interrogés se disent convaincus de l'intérêt des médias sociaux pour canaliser et nuancer les propos tenus sur leurs marques.
Deux tiers des internautes utilisent les médias sociaux pour émettre des avis, négatifs ou positifs, sur les entreprises. Aux yeux des 124 directeurs maketing de grandes entreprises interrogés pour l’observatoire des médias sociaux, ce sont les blogs (68 % des réponses) qui impactent le plus l’e-réputation des entreprises . Les réseaux sociaux (Facebook, Twitter), viennent en seconde position, avec 34 % des réponses.
Grosse actualité ce matin avec le lancement par Swiss-Life d’une offre de protection de la e-réputation des particuliers : Reputation Squad lance en partenariat avec Swiss Life la première offre d’assurance e-réputation . Une offre avant-gardiste et dans l’ère du temps (72% des internautes ne saurait pas supprimer les contenus diffusés à leur insu sur le web). Autant je déteste le terme “e-réputation”, autant je suis persuadé qu’il y a bien un enjeu de société avec la gestion de l’identité numérique. Dans ma vision des choses, il n’y a pas de “e-réputation”, simplement une réputation qui se propage de façon naturelle (anarchique ?) par bouches à oreilles ou sur d’autres médias .
Google vient d’annoncer la sortie d’une petite application ( Me on the Web ) qui va vous permettre de gérer votre e-réputation . C’est à dire que l’outil va vous tenir régulièrement au courant (sous forme d’alerte Google), de ce qui se dit de vous sur Internet car il n’y a pas que ce qu’on publie qui rentre en compte dans cette e-reputation, il y a aussi ce qui se dit sur vous. Et ça, c’est plus difficile à suivre et gérer! L’application est d’or et déjà disponible directement depuis le dashboard de votre compte Google . Il s’agit du deuxième encart. En vous rendant sur l’application, Google vous proposera d’initier le strict minimum en mettant quelques alertes sur vos informations personnelles comme votre nom/prénom, adresse et autres informations sensibles qui pourraient vous identifier.
La montée en puissance des technos Web 2.0 s’est traduite par une adoption massive des réseaux sociaux par les consommateurs. Avec en tête de ligne Facebook, les plateformes sociales permettent à leurs utilisateurs d’entrer et de rester en contact avec d’autres utilisateurs, ainsi que de communiquer en temps réel, à plusieurs, et de partager tout type de contenu numérique. Cet exode numérique massif qu’a provoqué le Web 2.0 a eu une forte répercussion sur nos habitudes psycho-sociales : en colonisant le Web, nous nous sommes rendus compte que celui-ci nous renvoyait une image préconstruite de nous-mêmes, en accumulant des bouts d’informations publiques à notre égard. Très souvent, rien d’alarmant, comme un vieux profil Myspace inoffensif (quoique moche) ou un site d’anciens élèves qui cite notre nom.
Les entreprises sont de plus en plus soucieuses des propos diffusés à leur sujet sur le web. A l’heure de la création et de l’échange de contenus générés par les internautes, les marques prennent conscience de la nécessité de gérer leur image en ligne. Nous vous proposons aujourd’hui quelques conseils pour entreprendre au mieux votre gestion d’e-réputation Les internautes sont nombreux à s’exprimer sur les marques et les services. Ils donnent leurs avis, notent des produits sur les sites marchands, émettent des recommandations et prennent la parole sur les blogs, forums et réseaux sociaux. Pourquoi mesurer l’opinion des internautes ?
Region Job , le site d’emploi et de formation, vient de réaliser une infographie sur le thème “Emploi et réseaux sociaux” . L’étude, réalisée auprès de 2526 candidats et 379 recruteurs, veut montrer le lien qui existe entre l’identité numérique (la e-réputation) et le recrutement. On y apprends notamment que le nombre de profils “fermés” a augmenté entre 2010 et 2011 de 7 points, que 96% de ceux qui effectuent des recherches sur l’entreprise avant de passer un entretien, le font via Google ou encore que 7% des gens pensent que leurs données numériques les ont empêché d’obtenir un job . Du “côté recruteurs” , 44% affirment qu’ils ont déjà effectué des recherches sur un candidat via internet , et 8% d’entre eux ont refusé la personne car les informations trouvées étaient négatives . <img class="size-full wp-image-50029 aligncenter" src="http://static-mb.minutebuzz.com/wp-content/uploads/2011/05/infographie_identite_numerique_recrutement1.jpg" alt="" width="650" height="2744"/>
La semaine dernière l’AFCI a eu la gentillesse de m’inviter pour intervenir sur le thème : en compagnie de Pierre Milcent et Willem Gabilly d’IBM. Voici ma présentation sur ce thème. Vous trouverez à priori courant de la semaine des interviews, dont la mienne, sur la chaîne Youtube de l’AFCI.