Marseille : ya basta ! Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Michèle Rivasi, députée européenne du grand sud est, Europe écologie, Sébastien Barles, conseiller municipal de Marseille, porte-parole régional EELV.
Les 104 marches - bande annonce. La nouvelle vie des barquettes de Marseille. Art-cade. Des événements tout au long de la semaine. © Karine Maussiére, 2014, Dans le cadre de LOOP IN THE CITY, résidence croisée entre Marseille et Sarajevo, un projet produit par art-cade Art Cade travaille depuis plusieurs années en étroite relation avec des artistes, des architectes et des paysagistes en s’appuyant sur les œuvres et la ville comme matériaux de réflexion.
Nous considérons la ville comme une œuvre d’art commune. La ville comme une œuvre jamais aboutie et continuellement à la recherche de son propre équilibre au sein de laquelle, chacun, artiste, architecte, paysagiste, acteurs sociaux, habitants, a une responsabilité. ArtCade avec son projet Archist se place du côté de l’observateur. Comment observe-t-on la ville aujourd’hui ? Comment la manière d’observer propre à une discipline ou à un individu peut ouvrir de nouvelle manière de considérer notre propre manière de voir ? Un temps d’exposition Une résidence d’artiste comme préambule.
La digue des Barges. Août 2013. Cela fait maintenant six mois que 273 Roms sont bloqués sur la digue avec, pour seul hébergement, des conteneurs. Hallucinant ? Assurément, si l’on considère qu’ils cohabitent avec 143 touristes franciliens (en caravanes) bloqués aux étages supérieurs de la passerelle. Dernière touche de cette communauté atypique au bord de la crise de nerf (et en face de la Major) : 585 arabes (et quelques comoriens) résidents de la récente cité située sur la même digue. Tous bloqués sur cet étroit passage de pierre d’où ils peuvent voir Marseille, qu’ils désespèrent pouvoir rejoindre un jour.
Au départ, un port en ruine sur le bord de la Méditerranée. Le port devient un terminus à étages touristique et les cités pas si nord que ça sont « éclaircies ». Alors que la France tente de faire de son littoral un bastion inviolable entre le monde civilisé et l’Afrique, la Ville sudiste, à contretemps, préfère s’ouvrir à une nouvelle lubie : la Méditerranée. A la Une – Plus belle la ville. XEnvoyer cet article par e-mail A la Une – Plus belle la ville Nouveau !
Pas le temps de lire cet article ? Classez le dans vos favoris en cliquant sur l’étoile. Vous pourrez le lire ultérieurement (ordinateur, tablette, mobile) en cliquant sur « votre compte » Fermer Marseille, caricature d’une impasse à la française Ce que Marseille aurait pu être ? Ce que Marseille est vraiment : une métropole mal reliée à son environnement économique, minée par les problèmes de grande pauvreté, non reconnue dans ses difficultés chroniques par le pouvoir central, mais qui, surtout, souffre de ses divisions et où la classe politique a poussé à l’extrême le réflexe de caste et la préférence pour le temps court des échéances électorales. Aussi beau qu’un tableau de Fernand Léger mais immobile comme une nature morte. L’étude d’attractivité publiée annuellement par Ernst & Young confirme le statut de challenger de la région parisienne acquis par Lyon et Rhône- Alpes auprès des grands investisseurs.
Inquiétante pollution aux particules fines dans le métro marseillais. La pollution dans le métro marseillais atteint un seuil inquétant, selon une étude menée de janvier à juillet 2010 par l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Atmo PACA.
Le taux de particules fines en suspension (PM10) y serait par endroits cinq fois supérieur aux seuils tolérés par les autorités sanitaires. Selon le quotidien La Provence, qui a eu accès à cette étude, des "analyses réalisées dans la station Saint-Charles ont mis en évidence jusqu'à 285 microgrammes par m³ d'air". Un chiffre cinq fois plus élevé que le taux fixé par les normes nationales, qui prennent comme "valeur limite" une moyenne journalière de 50 microgrammes par m3.
Un taux qu'il est déjà conseillé de "ne pas dépasser plus de trente-cinq jours par an". Ces particules fines en suspension qui s'accumulent dans les stations de métro viennent pour la plupart de l'extérieur, mais les freins usés des rames de métro et le soulèvement de poussières à l'arrivée des rames en station sont également mis en cause. Billet Humeur de Philippe CARRESE.