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Cinéma

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Des articles, des rapports, des commentaires qui montrent à quel point le cinéma français est traversé de questionnements, de contradictions, de débats, voire de conflits.

De nouveaux enjeux apparaissent et viennent ainsi redéfinir le cinéma de demain...affaire à suivre. La colère de François Dupeyron : un « système totalitaire », des « producteurs incultes » Alberto Barbera, directeur de la Mostra : "Avec les Américains, ça devient un cauchemar !" Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Franck Nouchi Alberto Barbera, directeur de la Mostra, tire, pour Le Monde, le bilan de cette manifestation qui fêtait cette année sa 70e édition. Etes-vous satisfait du cru 2013 ? C'est encore un peu tôt pour établir un bilan précis. Etant donné que, cette année, nous n'avions pas le film dont, a priori, on pouvait penser qu'il allait mettre tout le monde d'accord, il a fallu prendre des risques pour établir la sélection.

Il y avait peu de bons films américains cette année en compétition. Avec les Américains, ça devient un cauchemar ! Et puis, au milieu, il y a ces maisons de production qui font travailler des cinéastes habitués à collaborer avec les grands studios. C'est-à-dire ? Cette année, Telluride nous a fait des sales coups que je n'ai pas du tout appréciés. Ils se priveraient du même coup de la promotion internationale que leur offre Venise ? En effet, des journalistes du monde entier viennent à Venise. Le CNC à nouveau ponctionné par Bercy. Convention collective du cinéma : les jeunes cinéastes se mobilisent - Cinéma. Les Kaïra, “la cerise sur le ghetto” CNC : Frédérique Bredin devrait être nommée la semaine prochaine. E. Garandeau : « La présidence du CNC attire beaucoup de monde », Interviews. Vincent Maraval : “L'économie du cinéma est déjà en récession” - Festival de Cannes 2013.

Cet hiver, il a été l'homme par qui le scandale arrive. La tribune cinglante dans Le Monde , où il disait ce qu'il pensait du salaire des acteurs et de ce que rapportent (vraiment) leurs films, a déclenché un tollé sans précédent et délié les langues... La sienne est bien pendue : Vincent Maraval, 44 ans, a gardé l'accent d'Albi ; sa liberté de pensée et d'action contraste avec le poids qu'il pèse dans le cinéma français. Sa société, Wild Bunch, qu'il a fondée avec des anciens de Canal+, vend des films à l'international : activité qui lui permet désormais de cofinancer de nombreux projets, voire de les distribuer lui-même en France, avec un volume proche de celui d'un ministudio. La palette, qui est large, va d' Astérix à Jean-Luc Godard, du jeune cinéma roumain à James Gray... Pourquoi avez-vous écrit ce texte polémique en fin d'année 2012 ? Les chaînes ne veulent plus de cinéma : elles considèrent que les films sont des produits usés quand ils arrivent sur leur antenne.

CNC : Renouvellement de la commission de l'aide au développement. Exception culturelle : Aurélie Filippetti dénonce les propos “consternants” de José Manuel Barroso - Cinéma. Intermittents, tout va changer ? - Arts et scènes. Ils sont intermittents, mais sont-ils enviables ? Attention danger. Cet automne, le régime de l’assurance-chômage des intermittents du spectacle doit être renégocié. Les artistes et techniciens du cinéma et de l’audiovisuel tiennent comme la prunelle de leurs yeux à ce régime qui leur est beaucoup plus favorable qu’à n’importe quel autre salarié, contrepartie de l’extrême précarité de leurs conditions d’emploi.

Oui mais voilà, ce système d’allocations chômage coûte cher à la collectivité. Trop ? Louis (1), monteur Il en a vu défiler des bancs de montage depuis qu’il a gagné ses galons d’intermittent en 2002. “Les tarifs syndicaux n’étaient déjà pas respectés avant la crise, ils le sont encore moins aujourd’hui.” Et puis ces grandes chaînes sont réglos, elles payent normalement, frais de déplacement et heures supplémentaires comprises. « Dans des entreprises plus petites, les salaires n’ont pas bougé ou presque depuis dix ans. Louis raconte aussi les à-côtés du « statut » d’intermittent. Pourtant il ne se plaint pas. Sylvie Pialat : "J'ai rampé pour avoir 30 000 euros !" Avec sa société Les Films du Worso, qu'elle a créée en 2003 après la mort de son mari Maurice Pialat , Sylvie Pialat a produit les deux derniers films d' Alain Guiraudie , Le Roi de l'évasion et L'Inconnu du lac .

Comme elle le souligne elle-même : "Je suis la seule à avoir produit deux Guiraudie d'affilée. Ça ne veut rien dire au fond mais je suis quand même hyperfière" . Après avoir produit deux films d'Alain Guiraudie, comptez- vous en faire un troisième ? Je ne sais pas. C'est compliqué avec Alain... Il paraît qu'il ne tourne jamais deux fois avec le même acteur...

Oui, et c'est pareil pour les chef op, les monteurs... Comment cela a-t-il commencé entre vous ? J'ai deux amis forts dans la vie, Serge Kaganski et Frédéric Bonnaud (respectivement critique de cinéma et directeur de la rédaction des Inrocks ), qui ont toujours été hyper proches, même dans les périodes les plus dures... Ah ça non, ils n'ont pas marché du tout.

Le scénario de "Pas de repos pour les braves" était fantastique... Vincent Maraval : “Il n’y a plus grand monde pour mettre dix millions d’euros sur un drame intimiste à grand spectacle de James Gray” - Festival de Cannes 2013. A 44 ans, Vincent Maraval est sans conteste l’un des rois de Cannes . Il a neuf films dans les différentes sections du festival, que sa société, Wild Bunch, distribue, coproduit et vend aux marchés étrangers, de Only God forgives , de Nicolas Winding Refn à La Vie d’Adèle , d’ Abdel Kechiche , en passant par les films de Claire Denis ou Arnaud Desplechin. Certains d’entre eux n’ont vu le jour que grâce à son art consommé des préventes internationales. Mais il est aussi l’homme par qui le scandale est arrivé. Sa tribune cinglante dans Le Monde , en décembre 2012, où il disait ce qu’il pensait du salaire des acteurs et de ce que rapportent (vraiment) leurs films, a déclenché un tollé sans précédent et délié les langues… La sienne est bien pendue : Vincent Maraval a gardé l’accent d’Albi et il redit ses craintes sur la santé du cinéma français , qu’il juge franchement chancelante.

Retrouvez l'entretien intégral avec Vincent Maraval dans Télérama , en kiosque mercredi 14 mai. Exclusif: les tops et les flops du cinéma français en 2012. Révolution numérique : et si le cinéma perdait la mémoire ? - Révolution numérique : et si le cinéma perdait la mémoire ? (2/3) - Plateformes. Révolution numérique : et si le cinéma perdait la mémoire ? © CINEMATHEQUE FRANCAISE La révolution numérique transforme brutalement la cinématographie telle qu'on la connaissait depuis 1895 : disparition ou mutation de la pellicule comme support des images, numérisation et restauration en 4K, imagerie de synthèse (motion capture et performance capture) accompagnée de la 3D, transmission des films par satellite, remise en cause des bases fondamentales de la technique (obturation, cadence de prise de vues, perception du mouvement)… La Cinémathèque française organise, en partenariat avec le CNC, un colloque international et ouvre le débat sur l'avenir des archives filmiques, mais aussi et surtout sur l'avenir du cinéma : interventions, tables rondes, projections… > Les cinémathèques et les catalogues des producteurs, une nouvelle alliance ?

Nouvelle convention collective

Les films artisanaux sont menacés par une convention collective inadaptée. CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE - CCN_production_cine_ma_FINALE_21janv13.pdf. Les films d'auteur, au coeur du débat sur les salaires. Trois décorateurs défendent la convention collective du cinéma : “Prendre les salaires comme variable d'ajustement, c'est irréaliste” - Cinéma. La-petition-des-anti-convention-collective,M107536.pdf. Le cinéma française en crise (suite) : les producteurs indépendants boycottent le CNC - Cinéma. “Avec cette convention collective, deux visions du cinéma s’opposent” Gilles Sacuto, producteur indépendant - Cinéma.

La pétition des professionnels du cinéma opposés à la convention collective - Cinéma. Les acteurs français sont trop payés ! LE MONDE | • Mis à jour le | Par Vincent Maraval, distributeur et producteur, fondateur de la société de distribution de films Wild Bunch L'année du cinéma français est un désastre. Pendant que Gérard Depardieu fait l'actualité et que les ministres rivalisent d'esprit pour en faire le scandale du moment et dénoncer son exil fiscal à 2 kilomètres de la frontière d'un pays dont il ne se sent "plus faire partie", personne ne parle du cinéma français. Or tous les films français de 2012 dits importants se sont "plantés", perdant des millions d'euros : Les Seigneurs, Astérix, Pamela Rose, Le Marsupilami, Stars 80, Bowling, Populaire, La vérité si je mens 3, etc. Pas un film, sauf peut-être Le Prénom, pour gommer ce que toute la profession sait pertinemment, mais tente de garder secret : le cinéma français repose sur une économie de plus en plus subventionnée.

Constat unanime : les films sont trop chers. Mais alors, pourquoi s'émouvoir ainsi sur le cas Depardieu ? Etat gaspilleur: intermittents du spectacle permanents. C'est une armée de l'ombre, composée de plusieurs milliers de salariés aux statuts précaires: travailleurs intermittents, ils évoluent dans le maquis des chaînes de télévision et des sociétés de production audiovisuelle. Ces entreprises tirent bénéfice de la flexibilité de ce système et font ainsi payer à la collectivité une partie de leur masse salariale.

Particulièrement bien implantés dans le monde de l'audiovisuel, les intermittents - qui contribuent, si l'on prend en compte l'ensemble des métiers du spectacle, à hauteur de 1 milliard d'euros au déficit de l'Unedic - permettent depuis plus de deux décennies au monde de l'audiovisuel de faire tourner de nombreuses sociétés de production, à coups d'emplois précaires. Si bien que certaines de ces "boîtes de prod" ont fait la fortune de leurs dirigeants: ces fameux animateurs-producteurs, à l'origine de la chute de l'ancien PDG de France Télévisions Jean-Pierre Elkabbach. Aurélie Filippetti est décidée à réformer ce système. Le déficit des intermittents n’existe pas. C’était le 26 juin 2003. Historique. Un protocole d’accord était signé pour réformer le régime spécifique d’assurance chômage des intermittents du spectacle.

Cette déflagration dans le monde de la culture en avait entraîné d’autres : l’annulation de tous les principaux festivals, dont le plus célèbre de tous, celui d’Avignon. En cinquante-six ans d’existence, jamais pareille chose ne s’était produite. Même en 68, Jean Vilar avait réussi tant bien que mal à ne pas l’annuler. Dès juillet 2003, nous, les principaux concernés, avons affirmé, preuves à l’appui, que ce déficit n’existait pas, que c’était de la pure idéologie. C’était sans compter sur la puissance d’Internet. C’était le 26 février 2013. Au bout de dix ans de lutte, cette victoire n’est pas mince : deux ministres viennent de se prononcer officiellement contre le discours dominant, l’argument choc qui a justifié une réforme injuste et inadaptée, l’analyse médiocre et infondée produite encore récemment par la Cour des comptes.

Dialogues Cinéma 2012-12-18: Les relations auteurs-producteurs, des engagements mutuels. Cinéma français : des faiblesses qui font fuir le public - Actualité Cinéma - 17/03/2013. Financement cinema. Le court-métrage coincé entre perfusion du CNC et système D | Rue89 Eco. Capture de « La Jetée » (Chris Marker, 1962). Jusqu’au 12 février se tient à Clermont-Ferrand le Festival international du court-métrage.

Cette année, 80 films ont été sélectionnés en compétition internationale, 63 en compétition nationale, et 40 en compétition labo, la scène dédiée aux « œuvres détonantes, littéralement hors du ton ». Le court-métrage, c’est une industrie à deux vitesses : parmi les films projetés à Clermont, on trouve des films financés de manière classique et encadrée, et d’autres qui restent largement sous-financés et bénéficient de l’aide d’associations ou simplement de la bonne volonté d’une bande d’amis.

La sélection nationale de Clermont-Ferrand a puisé parmi 1 400 candidatures de films faits en France. 10,8 millions d’euros du CNC en 2010 ► L’aide avant réalisation : 45 courts aidés, 72 500 euros en moyenne. . ► L’aide sélective avant réalisation dite « programme d’entreprise de production de films de court-métrage » : 41 courts aidés, 72 500 euros en moyenne. Blog de Serge Toubiana » Blog Archive » Malaise dans le cinéma français. Un rapport sur le cinéma français circule sous le manteau. Rassurez-vous, il ne tardera pas à être bientôt rendu public.

Via Internet, mais aussi sous forme d’un livre à paraître. L’originalité de ce rapport c’est qu’il n’a été commandité par personne. Aucune instance politique ou institutionnelle. Ce n’est donc ni un rapport du CNC, comme il en existe pas mal sur des sujets très spécifiques, ni du ministère de la culture. De réunion en réunion (au CNC, simple structure d’accueil), ce groupe de réflexion s’est autorisé à aborder frontalement les problèmes économiques et structurels du cinéma français.

Tout est parti du discours que Pascale Ferran avait prononcé lors de la Cérémonie des César, le 24 février 2007, alors même que son film recevait les honneurs de la profession (5 César). On reviendra sur cette question de la violence. Poser la question c’est déjà y répondre. Prenons les choses dans l’ordre, du moins dans celui qui nous est proposé.

Le scénario. La production. 1. 3. 4. 5.