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Menus Antiques

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Cuisine et gourmandises à l'époque gallo-Romaine (Musées de Bourgogne) L'alimentation et les repas romains. Jentaculum / Petit Déjeuner | Incocinapicii. Pain miellé d’Apicius De Re Coquinaria, VII-296 Ingrédients LaitHuile (d’olive de préférence)Miel (de romarin de préférence)4 tranches de pain rassis coupées en petits carrés Procédé Utilisez des tranches de pain de mie rassis ou de pain brioché, et coupez-les en quatre. Bibliographie APICIUS, De Re Coquinaria.ROBBINS D., Roman times, 1995.

Aspects archéologiques et historiques autour du miel Dans la recette du petit déjeuner la plus répandue de l’Antiquité Romaine que l’on vient de vous proposer, les ingrédients principaux sont le lait et le miel. Tout d’abord il est intéressant de noter que les premières traces qui attestent l’utilisation de miel datent du IXème millénaire avant J. Voici les conseils de Pline l’Ancien dans son Histoire Naturelle : (Livre XXI, 48 – 49) : «Les ruches doivent regarder le lever équinoxial, et éviter l’Aquilon aussi bien que le Favonius.

Bibliographie Columelle, De Re Rustica.Pline l’Ancien, Histoire Naturelle.Virgile, Géorgiques. Anthropologie du petit déjeuner. Prandium/Déjeuner | Incocinapicii. L’Apothermum De Re Coquinaria, 58 L’Apothermum, littéralement « après le bain » est le nom du repas le plus répandu du monde romain que l’on consommait après avoir passé une matinée aux thermes. Nous avons choisi de vous proposer la version du cuisinier Apicius. Certains le considèrent comme l’ancêtre de la semoule au lait que l’on peut consommer aujourd’hui. Ingrédients 1/2 litre de lait50 grammes de semoule3 cuillères à soupe de miel au romarin2 cl d’huile d’olive1 pincée de poivre gris moulu1 dl de vin paillé2 cuillères à soupe de raisin secs (sultanine)3 cuillères à soupe d’amandes effilées2 cuillères à soupe de pignons de pinUn soupçon de nuoc mam (équivalent actuel du garum). Préparation Verser dans une casserole le lait entier, le miel, l’huile d’olive, les raisins secs, les pignons de pain et les amandes effilées.

Aspects historiques et archéologiques autour du pain Liens bibliographiques Il serait particulièrement intéressant de poursuivre la lecture des travaux de N. Cena / Dîner | Incocinapicii. Pour le dîner, nous avons choisi de vous proposer deux recettes : un plat assez simple, le Saucisson aux lentilles, qui était consommé régulièrement par la majeur partie de la population, la plèbe; puis une seconde recette, le Jambon au miel et au figues, plus complexe, et sans doute réservé à l’élite patricienne ou aux plus riches plébéiens. Saucisson aux lentilles Cette recette devait souvent constituer le dîner typique d’un plébéien ou même d’un légionnaire. En outre, il semble que ce plat était d’origine gauloise : en effet les ingrédients principaux, le saucisson et légumes employés, étaient très répandu sur l’ensemble du territoire de la Gaule. Ingrédients Procédé Laisser les lentilles dans l’eau froide pendant quelques heures.Laver les lentilles à l’eau courante et les mettre dans une grande casserole avec les deux litres de bouillon de poule et porter à ébullition.Laver et le hacher finement en petits carrés le vert de poireau.

Jambon au miel et aux figues De Re Coquinaria, VII 290. Menu de repas romains antiques, d'après Juvénal et Martial. Le Festin de Cléopâtre, dernière reine d'Egypte. « Il y avait deux perles, les plus grosses qui eussent jamais existé, l’une et l’autre propriété de Cléopâtre, dernière reine d’Égypte; elle les avait héritées des rois de l’Orient. Au temps où Antoine se gavait journellement de mets choisis, Cléopâtre, avec le dédain à la fois hautain et provocant d’une courtisane couronnée, dénigrait toute la somptuosité de ces apprêts.

Il lui demanda ce qui pouvait être ajouté à la magnificence de sa table ; elle répondit qu’en un seul dîner, elle engloutirait dix millions de sesterces. Antoine était désireux d’apprendre comment, sans croire la chose possible. Ils firent donc un pari. Le lendemain, jour de la décision, elle fit servir à Antoine un dîner, d’ailleurs somptueux –il ne fallait pas que ce jour fût perdu-, mais ordinaire. Antoine se moquait et demandait le compte des dépenses. Menu du banquet de Trimalcion. Prima mensa 1: Ferculum du zodiac: poulardes, tétines de truie, lièvre ailé. Poissons nageant dans une sauce de garum au poivre déversée des outres d’un Satyre. Pain chaud présenté dans un clibanus d’argent. 2: Sanglier coiffé d’un bonnet d’affranchi (présenté la veilles, il a été « renvoyé » par les convives, comme l’esclave qu’on affranchit); à ses défences pendent deux corbeilles portant l’une des dattes caryotes, l’autre des dattes de Thèbes; tout autour, sont rangés des marcassins en pâte. 3: Arrivée du porc « non vidé » farci de saucisses et boudin.

Numéro d’équilibristes et acrobates. 4: Veau bouilli servi entier, coiffé d’un casque et découpé par un esclave déguisé en Ajax, rappelant un épisode fameux de l’Iliade où le héros frappé de folie et croyant tuer ses adversaires, taille en pièces les troupeaux des Grecs. Du plafond qui s’ouvre, comme une machinerie de théâtre, descend un cerceau auquel sont accrochés des couronnes dorées et des flacons de parfum destinés aux invités. Satyricon - Trimalchion. Dès que nous fûmes sortis, nous commençâmes à rôder de tous côtés, ou plutôt à folâtrer. Des joueurs étaient réunis en cercle : nous nous en approchons, et le premier objet qui frappe notre vue est un vieillard au front chauve, vêtu d’une tunique rousse, et jouant à la paume avec de jeunes esclaves aux cheveux longs et flottants.

Nous ne savions qu’admirer le plus, ou la beauté de ces enfants, ou la mollesse de ce vieux bouc, qui jouait en pantoufles avec des balles vertes. Dès qu’une de ces balles avait touché la terre, on la jetait au rebut : un de ses gens, posté près des joueurs avec une corbeille bien garnie, leur en fournissait sans cesse de nouvelles. Entre autres choses bizarres, nous vîmes, aux deux extrémités du jeu, deux eunuques, dont l’un portait un pot de nuit d’argent, l’autre comptait les balles, non pas celles que les joueurs se renvoyaient les uns aux autres, mais celles qui tombaient à terre. Nous n’avions pas le temps d’examiner à loisir toutes ces curiosités.