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Economie Hétérodoxe

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Rue89.nouvelobs. Uber, un virus qui a infecté la ville et veut se propager partout. Uber par-ci, Uber par-là, Uber über alles : on a beaucoup reproché aux médias (les riverains de Rue89 ne sont pas en reste) d’en faire des tonnes sur la start-up californienne venue bousculer le monopole des taxis. On a maintenant une excuse : Uber est en fait un virus ! Une maladie contagieuse qui a infecté l’organisme de la ville : c’est la thèse soutenue par l’agence parisienne de conseil en innovation Fabernovel dans une étude qui décortique le modèle de développement de cette jeune entreprise qui a même donné naissance à son propre substantif, la fameuse ubérisation. « Mi-fascinant, mi-repoussant » La connotation n’est pas forcément très flatteuse, même si le terme « viral » a pris une tournure plus positive avec les réseaux sociaux.

. « Cette étude a demandé plusieurs mois de travail, elle n’a pas été faite avec Uber, on a mouliné, retraité tout ce qui est sorti sur Uber, mené une réflexion. Uber, le virus du marché transport - Fabernovel Incubation, contagion, mutation. « L’économie collaborative accroît les inégalités patrimoniales » Ces dix leçons inattendues d’un économiste du bonheur. Réchauffement : une révolution économique est nécessaire. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Laurence Caramel Le temps est écoulé : si les Etats accordent encore quelque importance à l'objectif de limiter la hausse moyenne des températures mondiales à 2°C d'ici la fin du siècle, ils doivent agir dès maintenant en déployant des politiques d'une envergure sans commune mesure avec les initiatives prises jusqu'à présent.

Tel est l'un des principaux messages du nouveau rapport sur « l'atténuation du changement climatique » du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), dont la synthèse a été publiée, dimanche 13 avril à Berlin. Ce texte d'une trentaine de pages et qui constitue le « résumé pour les décideurs » est destiné à éclairer les gouvernements dans leurs choix en compilant l'état des connaissances sur les possibles scénarios de décarbonisation de l'économie mondiale.

Près de 1200 projections ont été analysées et 235 scientifiques de 57 pays ont participé à sa rédaction. Comment ? Est-ce réaliste ? "Les maîtres de demain seront les compagnies d'assurance et les agrégateurs de données" (Attali) Un scénario de science-fiction, une vision exagérée. L'économiste et écrivain Jacques Attali, le professeur de l'ESCP Jean-Marc Daniel et la Présidente de General Electric France Clara Gaymard étaient tous d'accord pour qualifier ainsi la théorie de l'essayiste américain Jeremy Rifkin à propos de l'impact d'Internet sur les entreprises et le capitalisme en général dans le futur.

En visio-conférence, mardi 25 novembre, lors d'une conférence sur le thème "Internet va-t-il tuer le capitalisme ? " organisée par l'institut G9+, Jeremy Rifkin a prédit l'avènement d'une troisième révolution industrielle due notamment au développement exponentiel de l'Internet des objets, vers la fin du capitalisme.

Combiné à de nouvelles formes d'énergie, de transport et de logistique, il ferait passer l'économie de marché à une économie du partage et de la mutualisation, rendant le coût marginal des services proche de zéro. Une valeur qui dépend des informations et de l'intelligence Vecteur de forte concurrence. Le faircoin, une monnaie en ligne équitable au service des coopératives. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Yves Eudes Le rêve d’une « coopérative mondiale », qui hante les militants libertaires depuis des décennies, a refait surface début 2014 en Catalogne, au sein de la Cooperativa catalana integral (CCI), un réseau regroupant des coopératives de production, des squats et des associations écologistes et altermondialistes.

L’objectif, ambitieux, est de « créer un outil révolutionnaire pour construire une autre économie mondiale » en s’inspirant des principes « des communautés peer-to-peer, du coopérativisme ouvert et l’éthique des hackers ». Pour parvenir à un tel résultat fonctionnant sur le plan mondial, le fondateur du mouvement, Enric Duran, 38 ans, incite les associations alternatives d’autres régions d’Europe à se regrouper sur le modèle de la CCI, puis à se fédérer au sein d’un réseau d’échange et d’entraide baptisé Fair Coop.

Il emprunte 492 000 euros et refuse de rembourser La quête d’une monnaie éthique Récupérer une monnaie effondrée. L’ether, la future monnaie qui vaut déjà des millions. Un Canadien âgé de 20 ans a réuni plus de 18 millions de dollars en six semaines en vendant des ethers, une monnaie électronique qui n’existe pas encore. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Yves Eudes Dès l’âge de 17 ans, Vitalik Buterin, Canadien né en Russie et habitant à Toronto, s’est passionné pour le bitcoin, la principale monnaie électronique circulant sur Internet : « J’ai commencé des études d’informatique, mais au bout d’un an j’ai abandonné la fac pour me consacrer entièrement au bitcoin.

Pas question pour moi de rater cette aventure. » Il participe même à un projet de création d’un système de transactions en bitcoins anonymes et intraçables. Pourtant, il en arrive rapidement à la conclusion que le système est imparfait, et limité. A la fin de 2013, à l’âge de 19 ans, il décide d’inventer sa propre monnaie électronique, qui sera fondée sur des algorithmes encore plus sophistiqués. Pour donner vie à son projet, il monte une start-up, Ethereum. Jeremy Rifkin, l’Internet des objets et la société des Barbapapa.

Tribune On savait depuis son livre sur la troisième révolution industrielle, mais cela se confirme avec son dernier livre (« La nouvelle société du coût marginal zéro », éd. Les liens qui libèrent, 2014) que Jeremy Rifkin envisageait l’avenir radieux de la production et de la consommation d’objets de sa future société d’hyperabondance sur le mode de « l’Internet des objets » : des imprimantes 3D partout, permettant à chacun de produire à domicile ou dans de micro-unités d’innombrables objets matériels de la vie quotidienne, jusqu’à des « voitures imprimées », en étant guidé par des programmes en ligne (logiciels gratuits), moyennant divers matériaux de base, plastiques souvent, mais aussi « ordures, papier recyclé, plastique recyclé, métaux recyclés... ».

On a depuis longtemps l’Internet de l’information mais deux autres grands réseaux viendraient s’y connecter pour former le système de production du futur. Aucun autre « spécialiste » que Rifkin ne dit cela dans le monde ! Jeremy Rifkin plaît beaucoup, mais il maîtrise mal ce dont il parle. Tribune Jeremy Rifkin, économiste américain, est l’auteur de « La Troisième révolution industrielle ». Très à la mode dans les milieux politiques (de gauche comme de droite), il se fait rémunérer des sommes non négligeables pour des « master plan » qui promettent un avenir meilleur.

Il a ainsi été payé 350 000 euros par le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. Jeremy Rifkin, devant la Chambre des députés, pour le premier Forum sur les politiques industrielles, à Mexico le 28 mai 2013 (CARLOS PEREDA/NEWSCOM/SIPA) L’auteur Bertand Cassoret est ingénieur et docteur en génie électrique, maître de conférences à l’université d’Artois depuis 1996. Le discours de Jeremy Rifkin plaît aux politiques parce qu’il est optimiste et fait rêver.

La technique n’est pas son problème Le livre de Jeremy Rifkin explique comment « le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde ». Confusions, bizarreries et caricature Ses propos montrent qu’il maîtrise mal ce dont il parle. J. Une société sans croissance: la politique à l’heure de la «grande stagnation» L’entrée des démocraties occidentales dans une ère sans croissance paraît de plus en plus crédible. Or, le triomphe de l’Etat nation libéral-démocratique et social a été profondément lié aux «Trente Glorieuses». Que peut-on en attendre pour l’avenir de nos régimes politiques? Nicolas Sarkozy se faisait fort d’aller la «chercher avec les dents», tandis que François Hollande la guette désespérément. En son nom, Pierre Gattaz prétend «tout renégocier»: aucun sacrifice ne serait de trop pour précipiter son retour, du Smic aux seuils sociaux dans les entreprises. Au niveau de l’Union européenne (UE), une stratégie baptisée «Europe 2020» lui a été dédiée, en l’affublant des adjectifs «intelligente, durable et inclusive».

L’expansion en volume du produit intérieur brut (PIB), soit la fameuse «croissance», a fini par bénéficier dans nos sociétés d’une adoration quasi religieuse. La fin de la croissance apparait bien sûr comme un horizon positif pour certains citoyens de sensibilité écologiste. « Produire autrement et partager le travail pour en finir avec le chômage » Piketty superstar : Hollande l’a ignoré, l’Amérique l’a adoubé | American Miroir. Thomas Piketty à l’Economic Policy Institute à Washington DC, le 15 avril 2014 (IVAN COURONNE/AFP) Le Français Thomas Piketty, nouvelle star mondiale de l’économie ? Reçu à la Maison Blanche cette semaine par les conseillers d’Obama, puis par le secrétaire américain au Trésor.

Invité d’honneur d’une conférence animée par deux Nobel. Son influence comparée à celle de Marx par une presse en délire. Pour qui a vécu au quotidien le « French bashing » hystérique du début des années 2000 – il faut dire que je vivais alors au Texas, où ils ne donnaient pas dans la subtilité idéologique –, cet engouement pour un intellectuel français ne manque pas de saveur. Aussi fort qu’un blockbuster hollywoodien Piketty et Hollande Pendant la campagne présidentielle française, Thomas Piketty avait signé, avec une cinquantaine d’autres économistes, une tribune de soutien à François Hollande. « L’angoisse populaire a toujours adoré rejeter le capitalisme.

Piketty à l’origine de Occupy Wall Street ? Penser/Compter – La gauche, le nombre des fonctionnaires et la revalorisation des traitements. Comment la société produit des métiers «inutiles» Selon David Graeber, anthropologue américain, l'économie contemporaine créerait une multitude de métiers «inutiles» notamment dans le secteur des services (consulting, management, RH, communication...)

Il estime aussi que ces travailleurs en seraient conscients. Notre métier sert-il réellement à quelque chose? Ressentez-vous parfois une inutilité profonde lorsque vous excécutez les tâches que vous êtes sommés d'effectuer au travail? En pleine période estivale, la tribune de l'anthroplogue américain David Graeber intitulée «Du phénomène des jobs à la con» a eu l'effet d'une bombe.

Selon lui, le monde du travail actuel regorge de métiers inutiles, qui découlent directement des progrès technologiques. Le secteur de métiers visés: les services. Ressources humaines, management, consulting, finance, conseil et une grande partie des emplois de «bureau»... David Graeber, qui se définit comme anarchiste, critique en fait le principe même de la division du travail. L'Allemagne, un modèle rattrapé par ses faiblesses ?

L'Allemagne est souvent considérée comme le modèle à imiter. On aurait donc pu s'attendre à ce que le rapport annuel du Fonds monétaire international (FMI) sur l'économie du pays, publié le 6 août, lui décerne les félicitations du jury. C'est loin d'être le cas. Bien sûr, l'Allemagne, à l'équilibre budgétaire, est toujours considérée comme "une ancre de la stabilité européenne" par les experts du Fonds. Mais après le rebond de 2010-2011, ses performances économiques ne sont plus si impressionnantes que cela. En 2012, la hausse de l'activité a été tout juste inférieure à 1 %. Cette année, les experts du FMI s'attendent à une croissance très limitée de 0,3 %. Rattrapée par le marasme en zone euro Depuis la dernière livraison de son rapport, le FMI constate un retournement de situation : Berlin n'est plus immunisé contre la récession de la zone euro.

Bien sûr, la solidité de l'économie allemande est bien réelle. Le rôle contesté des réformes Schröder. Joseph Schumpeter (1883-1950) Sa vie Joseph Schumpeter est né dans une famille de la bourgeoisie autrichienne. Il étudie le droit à Vienne au début du XXe siècle, dans une université qui est alors un des hauts lieux de la réflexion économique, avec Eugen von Böhm-Bawerk, Carl Menger et Friedrich von Wieser. A 26 ans, il entame une carrière universitaire qui l’amène notamment à enseigner à l’université de Columbia, avant de revenir à Bonn (jusqu’en 1934), puis d’être nommé à Harvard (où il terminera sa carrière). Fondateur de la Société d’économétrie, il en devient le premier président en 1937, puis est élu en 1948 président de l’American Economic Association. Sa pensée Avec Keynes, ce fut le monstre sacré de l’économie du XXe siècle. Il a pourtant finalement peu écrit dans le domaine de la théorie économique.

Aussi, le deuxième sillon concerne tout naturellement le rôle de l’entrepreneur. Ses écrits Business Cycles : a Theoretical, Historical and Statistical Analysis of the Capitalist Process (1939), éd. Commentaires. Karl Polanyi, le marché et le socialisme. Recensé : Karl Polanyi, Essais, Paris, Seuil, 2008, 589 p., 29 €. Édités par Michèle Cangiani et Jérôme Maucourant, traduits par Françoise Laroche et Laurence Collaud, avec une postface d’Alain Caillé et Jean-Louis Laville. On prend aujourd’hui la mesure de la postérité intellectuelle de Karl Polanyi, dans des domaines aussi divers que l’anthropologie (Marshall Sahlins, Louis Dumont), l’histoire de la Grèce antique (Moses Finley) ou la sociologie économique (Mark Granovetter). Un courant de sciences sociales comme le MAUSS (Mouvement anti-utilitariste en sciences sociales, auquel appartiennent Alain Caillé et Jean-Louis Laville, auteurs de la postface) revendique son influence.

Il n’en reste pas moins que la réception française a longtemps souffert des retards et de la rareté des traductions de l’œuvre prolifique du grand penseur hongrois. Karl Polanyi (1886-1964) Économiste d’origine hongroise, il émigre dans les années 1930 en Grande-Bretagne puis aux États-Unis. Ha-Joon Chang : La finance ? Une arme de destruction massive… Lundi 12 novembre 2012 1 12 /11 /Nov /2012 05:11 Le ton est presque badin, Ha-Joon, professeur d’économie à Cambridge, ouvrant sur les sept façons de lire son essai, selon que l’on soit ou non informé, selon que l’on veuille ou non s‘informer.

Economiste hétérodoxe, attaché au système capitaliste, il nous livre ici une réflexion réjouissante, sinon inquiétante, sur l’issue d’une crise dont on nous promet qu’elle sera bientôt presque derrière nous. C’est ce "presque", on l’aura compris, le nœud du problème, qui invite les peuples à se serrer toujours davantage la ceinture, dans l’illusion d’un sacrifice collectif salutaire… L’économie mondiale est en lambeaux, nous dit sans ambages Ha-Joon. Ça, on le savait. Mais personne ne veut en prendre acte : on ne cesse au contraire de renflouer un navire qui est en train de sombrer.

A fonds perdus donc Littéralement. Les chômeurs ? Pourquoi ce désastre ? Passons sur les démonstrations, simples et chiffrées. Sortir d’une crise économique. L’économiste vedette Paul Krugman ne décolère pas. Non pas tant parce que la crise était évitable, mais parce qu’on la laisse perdurer. Ses éditoriaux dans le New York Times et son dernier ouvrage (Krugman, 2012) l’affirment avec force : depuis bientôt cinq ans, les États-Unis et l’Europe sont victimes d’un désastre économique dont le remède est, d’après lui, testé, approuvé, facile à administrer et bon marché. À ses yeux, le problème est simple : la demande reste insuffisante tandis que l’offre est abondante.

En d’autres termes, les pays en crise n’utilisent pas les ressources dont ils disposent. Leur main d’œuvre au chômage est généralement disposée à travailler mais les emplois manquent ; la plupart des entreprises sont en état de fonctionnement mais les commandes se font attendre ; les magasins sont normalement approvisionnés mais beaucoup restent déserts. Mauvaises solutions Pour Krugman, l’austérité expansionniste est un mirage qui n’existe que dans les articles des économistes.