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James J Dunne

Mediapearl. The Fading Dream of Europe by Orhan Pamuk | NYRBlog. In the schoolbooks I read as a child in the 1950s and 1960s, Europe was a rosy land of legend. While forging his new republic from the ruins of the Ottoman Empire, which had been crushed and fragmented in World War I, Mustafa Kemal Atatürk fought against the Greek army, but with the support of his own army he later introduced a slew of social and cultural modernization reforms that were not anti- but pro-Western. It was to legitimize these reforms, which helped to strengthen the new Turkish state’s new elites (and were the subject of continuous debate in Turkey over the next eighty years), that we were called upon to embrace and even imitate a rosy-pink—occidentalist—European dream.

The schoolbooks of my childhood were texts designed to teach us why a line was to be drawn between the state and religion, why it had been necessary to shut down the lodges of the dervishes, or why we’d had to abandon the Arab alphabet for the Latin. —Translated from the Turkish by Maureen Freely. Pearlcultures. Le blog de jamesinparis.

Une nouvelle coalition CAUSE - "Coalition Against Unlawful Surveillance Exports" (Coalition contre l’exportation non-réglementée des technologies de surveillance) a été lancée le 4 avril 2014 à Bruxelles. Rassemblant des nombreuses ONG, tel que Amnesty International, Digitale Gesellschaft, FIDH, Human Rights Watch, Open Technology Institute, Privacy International et Reporters sans frontières. la coalition veut tenir les gouvernement et les entreprises privées responsables des abus liés au marché en pleine expansion des technologies de surveillance des communications (estimé à 5 milliards de dollars à l’heure actuelle). De plus en plus souvent, les gouvernements utilisent des logiciels, équipements et autres outils de surveillance qui portent atteinte, non seulement à la vie privée, mais également à de nombreuses autres libertés fondamentales.

"Les preuves s’accumulent pour montrer que l’usage des technologies de surveillance par des gouvernements autoritaires s’est généralisée. « Etat de siège » - Mahmoud Darwich et Olivier Thébaud. Les Juifs en Palestine - par le Mahatma Gandhi (1938) Gandhi, Harijan, le 26 novembre 1938 J'ai reçu plusieurs lettres dans lesquelles on me demande d'exposer mes vues sur la question arabo-juive en Palestine et la persécution anti-juive en Allemagne. Ce n'est pas sans quelque hésitation que je me risque à offrir mes opinions sur cette question très délicate.

Toute ma sympathie est acquise aux Juifs. J'ai connu certains d'entre eux, d'une manière très intime, en Afrique du Sud, et certains d'entre eux sont devenus des amis pour la vie. Mais ma sympathie ne me rend pas sourd aux exigences de la justice. Une alternative bien plus noble serait d'insister sur un traitement équitable des Juifs où qu'ils soient nés et où qu'ils aient été élevés.

Mais s'il ne peut être question d'une guerre contre l'Allemagne, même avec l'énormité du crime commis contre les Juifs, il ne saurait être question, non plus, d'une alliance avec ce pays. Les Juifs peuvent-ils résister à cette persécution planifiée et éhontée ? ... Je ne défends pas les excès des Arabes. Israël-Palestine : Un rêve d'amitié... en paroles & musique. YouTube La version française de ce discours prononcé par Daniel barenboim devant le Knesset, le 9 mai 2004, se trouve vers la fin de ce billet.

"Sans la musique, la vie serait une erreur. " - Friedrich Nietzsche Il y a quelques années, j'ai eu le bonheur de lire un livre par Edward Said et Daniel Barenboim, Parallèles & Paradoxes, trouvé par hasard dans la petite librairie en face de Trinity College, à Dublin, Books Upstairs. Quelques années auparavant, j'avais eu également la chance d'assister à un concert de Barenboim, à la salle Pleyel, où il jouait la dernière sonate pour piano de Beethoven, sonate no. 32, opus 111, oeuvre époustoufflante de beauté et de sérenité. Après la sonate de Beethoven, alors que tout le monde aurait quitté la salle aux anges, Barenboim, pour faire plaisir à son audience parisienne peut-être, a joué le premier livre des Préludes de Débussy. Debussy : Des pas sur la neige Daniel Barenboim présente le West-Eastern Divan : © Peter Dammann. Le cri de colère d'Antonio Tabucchi contre la politique de Nicolas Sarkozy.

Aujourd'hui, le journal le Monde termine son article sur la mort de Tabucchi par une phrase d'une malhonnêteté consternante : "Ces dernières années, il avait embrassé la cause des Tziganes, indigné par le sort réservé à cette communauté en Italie. " Je propose ici la réponse de Antonio Tabucchi à la politique menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, publié dans le Monde Magazine, le 4 septembre 2010, mais qui n'a pas droit de cité aujourd'hui le jour de sa mort. Il faut comprendre que la campagne présidentielle rend impossible une telle audace et lucidité de la part d'un journal d'information "de référence", et que même le jour de sa mort, on n'a que à fermer sa gueule.

Le cri de colère d'Antonio Tabucchi : "Ce serait donc de la faute des Tziganes ? " L'initiative de M. Désigner un bouc émissaire est un vieux réflexe européen. L'Italie de Berlusconi a commencé avant M. Eh bien, nous ne voulons plus de fiches en Europe. La grande force du racisme est sa banalité. Et M. Antonio Tabucchi. Un projet narcissique d'utilité publique. On trouve de tout sur un Blog, et Mediapart n'échappe pas à cette règle. Dernièrement, entre hésitation et renoncement, j'y ai posté un poème : un poème d'amour, écrit il y a quelques années. - Pourquoi ? Hier soir, j'ai assisté à un conférence-débat sur la politique d'immigration du gouvernement actuel, et à un moment au beau milieu des débats, l'idée m'est venue que "poster un poème sur son blog, c'est un peu comme demander le micro au cours d'un débat et, à la grande surprise de tous, de chanter une chanson au lieu d'y participer". - J'avais appris l'existence de l'événement, débat fort intéressant et nécessaire, grace à un autre blog, au hasard de ma lecture de Mediapart.

Et je me demandais si j'aurais le courage de restituer l'essentiel du débat sur mon blog un soir de la semaine... La question du pourquoi du poème participe aussi à la question : pourquoi un blog ? En réalité, c'est une question qui me tracasse depuis quelques jours déjà. Toutes les lettres d'amour sont ridicules. Fille avec madeleine. Le départ de ce billet est une photo prise lors des années de séparation et de divorce - sort assez commun de nos jours.

C'est le regard d'une enfant, prise en photo par son père, dans le studio qu'elle appelait à l'époque, et avec beaucoup d'affection, "la miniscule maison de Daddy". Epoque difficile, comme toute période de divorce ou de déchirement. C'est pourtant une photo de bonheur. D'une jeune fille - avec certes beaucoup à gérer pour ses jeunes années, mais heureuse.

Chez elle, chez son papa. Les soirs et weekends qu'elle passait avec son père, elle avait son lit de passage, qu'on repliait la journée pour optimiser l'espace. Les premiers mois, il n'y avait pas la table qu'on voit installée en arrière plan, alors on improvisait : on posait le tableau des Nymphéas, que l'on voit accroché au mur derrière, sur des livres - ce qui faisait une très belle table.

C'était un hiver difficile, mais souvent l'étudiant à l'étage au-dessus me permettait de monter me chauffer. Doucement sur papier... Il y a quelques années, j'avais commencé un poème en français par ces mots : Doucement sur papiertracés sur l'invisible... C'était une manière de parler du rapport qui existe entre celui qui écrit - et qui lit - et ce support unique qu'est le papier : rapport intime, alliant toucher et silence.... Est-ce possible que cet écran devant moi puisse supplanter cette expérience, la remplacer ? Lire sur un "écran", est-ce lire sur une feuille, est-ce pareille ?

Peut-être suis-je simplement habitué à lire d'une manière, avant l'avent de l'internet, mais au fond rien ne change... Quoi qu'il en soit, éteindre mon ordinateur le soir, pour retrouver le sanctuaire de silence et d'intimité que sont des mots imprimés sur papier, c'est un bien nécessaire, c'est arriver enfin chez moi, où que je sois. Doucement sur papiertracés sur l'invisiblerêves d'enfanceà venir doux geste de mémoire,fin trait de souvenir. jamesinparis 20 mai 2012 Il sera bientôt 4 ans depuis ce petit billet, consigné au papier virtuel... La Montagne de l'Ame. La lumière de ce matin était nette. Il y a des moments où tout paraît plus simple, sans que les choses soient embrouillées par la difficulté qui vient compromettre même les plus belles et les plus sincères pensées… Dans le train qui m'amenait au travail, je lisais deux petits chapitres de La Montagne de L'Âme, dont l'un très doux : une rencontre fortuite avec une femme, connue jadis dans un passé vaguement ébauché, et rencontrée soudain parmi les brumes du quai qui bordent la rivière : parût comme un songe en plein jour… Je le lisais pour la première fois, écrit simplement sans trop de nostalgie.

J'avais lu hier soir ton SMS : "Coïncidence ou télépathie ? " Ce n'est peut-être pas très rationnel, mais je crois aux formes de télépathie, comme je crois aux nombreux fantômes qui cohabitent avec nos espoirs, s’immisçant jusque dans nos projets les plus raisonnables... Il y a une énorme charge de tendresse, de fin ressentiment, et de charme quand ton souvenir touche mon être. À Dalila. A reculons ... La remontée du "populisme médiatique" que connait ce monde depuis bon nombre d'années, a été offert un cas d'école pendant la premièr période de pouvoir de Silvio Berlusconi en Italie.

Des livres tel Au pas de l'oie, Chroniques de nos temps obscurs, d'Antonio Tabucchi (Seuil, 2006) et A reculons comme une écrevisse, Guerres chaudes et populisme médiatique,d'Umberto Eco (Grasset, 2006), nous offrent une analyse lucide du grand pas en arrière qui s'est fait, et qui se fait encore sous nos yeux, à peu près partout dans le monde. Le projet Médiapart est né de ce même constat, du même signal d'alarme : la montée d'un populisme médiatique qui se fait au détriment de la démocratie, qui se trouve peu à peu, mais brutalement, vidée de quelque chose d'essentiel. Ce n'est pas une mince affaire de constater un tel délitement : mais, que faire ?

Je ne crois pas au thèse du narcissisme généralisé, mais est-ce pour être seulement une épine dans une patte à pas d'oie qui avance à reculons ? Un hommage personnel à Jacques Derrida. Lignes de partage... À Florence. J’ai reçu ta lettre ce matin. Je m’y promène si près de toi, dans cette écriture qui a tes yeux et que je sens me prendre par la main, que je ne sais plus ce que sont la distance et la proximité. Oui ! Pour la « soirée Chopin » – mais plus que les nocturnes de Chopin, ce sont les sonates de Scarlatti qui sont imprégnées des couleurs et des rythmes dont parle ta lettre. Je te conseille les enregistrements de Horowitz, pour leur humanité... ils nous apprennent (peut-être !)

, que trop intensément préoccupé par l'"âme de l'interprète"à la rencontre de l’âme de la musique ou du compositeur, on oublie que c’est dans l’air et l’espace que soufflent le corps et l’esprit : que l’"âme" n’est autre que cet endroit où se construit l’accueil humble, et donc courageux et joyeux, des couleurs et des surfaces, des rythmes de la vie. Ici, où tout se joue – où les choix musiciens rencontrent les choix du cœur, et de l’impossible naît la musique, l’humanité du musicien apparaît. Vivi felice. Jours de grippe. Je dois être seuldix minutes le matinet dix minutes le soir.- Sans aucun programme. Tout le monde fait la queue chez tout le monde. - Tomas Tranströmer, Solitude Ciel à Moitié Achevé, 1962.

Le bleu, est-ce un mot ou une couleur ? Ce bleu, que je vois mieux (car plus directement) de la fenêtre de la cuisine, comment le définir ? Pour écrire, je m'appuie sur un recueil de Mahmoud Darwich, La Trace du Papillon, Pages d'un journal (été 2006 – été 2007), la couverture sur laquelle je m'arrête vraiment pour la première fois - bien que je l'aie toujours aimé - pour étudier les couleurs qui l'ornent.

En retournant le recueil, je découvre que c'est un tableau de Paul Wadsworth, Summer Days on Coast, 2003, coll. Daltonien, j'ai toujours regretté de ne pas pouvoir décrire le monde tel que je le vois de mes yeux. Mais comme le dit l'aphorisme de Spinoza : « Regretter, c’est commettre une seconde erreur ». v Il est difficile de savoir comment on entre dans une vie, ou une vie entre dans la nôtre. Allegro. Goodbye Harold Pinter, ou le courage de le dire. Harold Pinter vient de nous quitter après une longue lutte contre le cancer. Mourant, Pinter a écrit son discours de Prix Nobel de Littérature sur l'équivoque et le mensonge, l'art et la réalité, l'ignorance et le besoin de connaître et de faire connaitre la réalité.

Deux tiers du discours traite des mensonges et crimes perpetrés par les Etats Unis pendant ces 50 dernières années, de notre incapacité de regarder la réalité en face, de notre manque de volonté et de notre devoir d'aller au dela de la facade mensongère que nous proposent les médias qui oeuvrent pour cette puissante machine à produire des mensonges. Bien qu'il ait été traduit et publié en France, je voudrais reproduire ici la deuxième partie de son dicours, qui - à travers l'exemple des Etats Unis -, traite des événements de ce monde et notre incapacité de les dire.

En souvenir de lui : son dernier mot. La vérité est totalement différente. La tragédie du Nicaragua s’est avérée être un cas extrêmement révélateur. Au mois de mai, fais ce qui te plait.