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Prise bastille

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Musée de l'histoire de France. Une salle de jeu de paume devient le berceau de la nation.

Musée de l'histoire de France

Afin d’obtenir la levée d’un nouvel impôt, pour résoudre une grave crise financière, Louis XVI avait convoqué à Versailles les Etats généraux, réunions des députés français représentant les trois ordres, la noblesse, le clergé et le tiers-état. Les députés du tiers-état espèrent obtenir des réformes mais le roi fait la sourde oreille. Ils décident alors le 17 juin de se constituer en assemblée nationale et s’approprient le pouvoir législatif. Par le serment dit du jeu de Paume, prêté dans une salle de jeu à Versailles, le 20 juin 1789, les députés du tiers-état, ainsi que quelques députés du clergé, jurent de ne « jamais se séparer de l’Assemblée nationale » jusqu’à ce qu’une constitution soit établie.

Ils répondent ainsi à la tentative de coup de force du roi, visant à empêcher la formation de cette assemblée. En 1789, Jacques-Louis David a quarante-et-un ans. L'arrestation du gouverneur de la Bastille, le 14 juillet 1789. Contexte historique A Paris, la nouvelle du renvoi de Necker le 11 juillet 1789 provoque de nombreuses manifestations.

L'arrestation du gouverneur de la Bastille, le 14 juillet 1789

Le 14, à la suite du refus du gouverneur des Invalides de mettre à la disposition des Parisiens ses stocks d’armes, une foule imposante escalade les fossés des Invalides et obtient par la force une douzaine de canons et 32 000 fusils. Les Parisiens sont armés, mais il leur manque encore de la poudre et des balles. Une rumeur atteste que la forteresse de la Bastille en détient. La foule s’y déplace et plusieurs délégations sont envoyées auprès de de Launay, le gouverneur de la vieille prison d’Etat. Analyse de l'image Le tableau retrace les derniers feux du combat et la sortie sous escorte de de Launay, le gouverneur de la Bastille. Interprétation Lallemand retrace l’événement le plus représenté de la Révolution dans un style décoratif et descriptif qui, à l'époque, se trouve sur le point de disparaître. La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. Contexte historique La menace d’un complot aristocratique suite à la réunion des états généraux, la nouvelle du renvoi du ministre Necker, le 11 juillet, dénoncé par Camille Desmoulins comme le « tocsin d’une Saint-Barthélemy des patriotes », suscitent une vive émotion dans le peuple parisien, alors que se profile le spectre de la disette et que le roi a massé des troupes autour de Paris.

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789

Une milice bourgeoise est constituée en même temps qu’est proclamée une « municipalité insurrectionnelle ». La colère monte et finit par déclencher l’insurrection. La foule qui se pressait devant la Bastille ne cherchait pas à attaquer cette prison d’Etat presque vide, qui n’en demeurait pas moins un symbole de l’arbitraire royal : c’était une forteresse imprenable. Elle exigeait du gouverneur, Bernard Jordan de Launay, des armes et le retrait des canons pointés sur le faubourg Saint-Antoine. Analyse de l'image Interprétation. Diplôme de Vainqueur de la Bastille. Contexte historique L’Assemblée et les acteurs de la prise de la Bastille Au lendemain du 14 juillet 1789, La Fayette a réorganisé la milice bourgeoise en garde nationale pour mettre fin à la situation insurrectionnelle créée par la prise de la Bastille, tout en conservant contre les troupes royales les forces d’une armée civique.

Diplôme de Vainqueur de la Bastille

L’Assemblée reste soucieuse de contrôler les éléments armés susceptibles de déclencher des émeutes. En février 1790, ceux qui se disent Vainqueurs de la Bastille adressent une pétition à l’Assemblée nationale pour obtenir une médaille. Une commission de la Commune de Paris vérifie, de mars à juin, les titres des Vainqueurs, de leurs veuves et de leurs orphelins. Mais la fête ne doit réunir que la garde nationale et les troupes de ligne, aussi, après leur avoir été accordée, la « place honorable » suscite des difficultés.

Analyse de l'image Un diplôme exceptionnel pour les héros de la Bastille Interprétation.