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Débat économique et social

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Le protectionnisme, est-ce la bonne solution ? Les délocalisations sont perçues comme un des aspects les plus directement menaçants de la mondialisation : une menace immédiate et concrète pour les salariés des pays du Nord que les entreprises multinationales mettent en concurrence avec la main-d’œuvre bon marché des pays du Sud.

Le protectionnisme, est-ce la bonne solution ?

Quelle est l'ampleur de cette menace et comment y faire face ? Comment sortir du piège qui tend à faire des salariés des différents pays des adversaires ? Quelles mesures pourraient stopper la dégradation pour les salariés du rapport de force qui les oppose aux employeurs ? Comment ces politiques s'articulent-elles à une stratégie économique de transformation sociale ? Ces problèmes constituent le cœur de l'entretien qu'avaient accordé les économistes Michel Husson et Jacques Sapir en juin 2006 à la revue en ligne Les Cahiers de Louise.

Michel Husson est économiste, administrateur de l'INSEE et chercheur à l'Institut de recherche économique et social (IRES). Euro : en sortir ou pas? Le déroulement de la crise peut se résumer de manière simple: le capitalisme s’est reproduit durant les deux décennies précédant la crise en accumulant une montagne de dettes.

Euro : en sortir ou pas?

Pour éviter l’effondrement du système, les Etats ont repris à leur compte l’essentiel de ces dettes qui, de privées, sont devenues publiques. Leur projet est dorénavant de présenter la facture aux citoyens sous forme de coupes budgétaires, d’augmentation des impôts les plus injustes et de gel des salaires. En résumé la majorité de la population (travailleurs et retraités) doit assurer la réalisation de profits fictifs accumulés durant de longues années. Le ver était dans le fruit. Vouloir construire un espace économique avec une monnaie unique, mais sans budget, n’était pas un projet cohérent.

Pourtant, le système a fonctionné tant bien que mal grâce au surendettement et, au moins dans un premier temps, à la baisse de l’euro par rapport au dollar. Protectionnisme et altermondialisme (contretemps.eu) Ce texte[1] propose une critique du protectionnisme présenté comme alternative au libre-échangisme.

Protectionnisme et altermondialisme (contretemps.eu)

Il part du principe que le débat sur les alternatives à la mondialisation capitaliste est mal posé chaque fois qu’on cherche à l’enfermer dans le dilemme « libre-échange ou protectionnisme ». Il est tout à fait possible en effet de critiquer certaines propositions protectionnistes sans pour autant se faire l’avocat du libre-échange.

C’est même un préalable à la recherche de voies alternatives. Une analyse tronquée de la mondialisation capitaliste Les programmes protectionnistes reposent toujours sur plusieurs idées fausses plus ou moins explicites. Produisons français, un poison violent. Libre-échange ou protectionnisme, le faux choix ... La « tentation protectionniste » dénoncent en chœur « Le Monde » (27 janv. 2009) et « Libération » (12 fév. 2009), tandis que « Le Monde diplomatique » (mars 2009) publie un dossier intitulé « Le protectionnisme et ses ennemis ».

Libre-échange ou protectionnisme, le faux choix ...

Libre-échange ou protectionnisme, telles sont les alternatives entre lesquelles nous serions obligés de choisir… Nul doute que le dossier à charge du libre-échange est lourd. Discours sur la question du libre-échange - K. Marx (1848) Discours sur la question du libre-échange Téléchargement fichier zip (compressé)Cliquer sur le format de contenu désiré Messieurs, L'abolition des lois céréales en Angleterre est le plus grand triomphe que le libre-échange ait remporté au XIX° siècle.

Discours sur la question du libre-échange - K. Marx (1848)

Dans tous les pays où les fabricants parlent de libre-échange, ils ont principalement en vue le libre-échange des grains et des matières premières en général. Frapper de droits protecteurs les grains étrangers, c'est infâme, c'est spéculer sur la famine des peuples. Du pain à bon marché, des salaires relevés, cheap food, high wages, voila le seul but pour lequel les free-traders, en Angleterre, ont dépensé des millions, et déjà leur enthousiasme s'est étendu à leurs frères du continent. Jean-Marie Harribey » Blog Archive » Démondialisation ou altermondialisme ? La violence de la crise mondiale est telle que, face à la faillite des politiques économiques dont l’objectif n’est pas d’en venir à bout mais de préserver les privilèges acquis par une minorité de possédants, des propositions en apparence iconoclastes fusent de partout.

Jean-Marie Harribey » Blog Archive » Démondialisation ou altermondialisme ?

Notamment, en Europe, où la crise prend le visage d’une crise de la dette publique, née de l’amoindrissement délibéré des recettes fiscales et du sauvetage désespéré du système bancaire par des États désormais à la merci des marchés financiers dont les exigences deviennent exorbitantes. Comme il est avéré que l’origine fondamentale de cette crise est la financiarisation de l’économie mondiale dont la face visible avait nom « mondialisation », l’idée de « démondialisation » fait son chemin. À gauche, autour d’intellectuels comme Emmanuel Todd et Jacques Sapir, mais aussi à droite. Cette notion de démondialisation pose un vrai problème à l’altermondialisme. Ernest Mandel - Démocratie socialiste et dictature du prolétariat. Le débat en cours au sein du mouvement ouvrier international sur les différentes conceptions de la démocratie socialiste et de la dictature du prolétariat est le plus profond depuis les premières années qui avaient suivi la révolution russe d’Octobre 1917.

Ernest Mandel - Démocratie socialiste et dictature du prolétariat

Il est le produit de la montée des luttes ouvrières dans les pays capitalistes depuis 1968 et des luttes anti-impérialistes, de la crise parallèle du capitalisme et de la domination des castes bureaucratiques sur les États ouvriers bureaucratisés. Il est de même le produit d’une prise de conscience au sein de la classe ouvrière internationale des méfaits du stalinisme et de la bureaucratie en général. Ernest Mandel (1969): Contrôle ouvrier et stratégie révolutionnaire. Introduction Partout en Europe, les militants ouvriers les plus conscient ont compris la nécessité des REVENDICATIONS TRANSITOIRES pour amener la classe ouvrière à un affrontement global avec le système capitaliste grâce à une élévation de son niveau de conscience.

Ernest Mandel (1969): Contrôle ouvrier et stratégie révolutionnaire

Ernest Mandel - Autogestion, occupations d'usines et contrôle ouvrier. Cette anthologie est l’introduction du livre "Controle ouvrier, conseils ouvrier, autogestion", Ernest Mandel, Paris, Maspero, 1973.

Ernest Mandel - Autogestion, occupations d'usines et contrôle ouvrier

Introduction L’anthologie que voici s’efforce de présenter une vue d’ensemble du mouvement d’idées et d’actions qui, depuis près d’un siècle, incite les travailleurs à enlever au Capital le pouvoir Sur les entreprises et à leur substituer l’organisation de la classe ouvrière, sur les lieux de travail, en tant que maîtresse du processus de production. Cette anthologie est donc éclectique, puisqu’elle rassemble à la fois des analyses théoriques et des récits d’actions révolutionnaires des travailleurs. Elle n’a pas la prétention d’être complète. Les origines historiques de l’idée de l’organisation de l’économie fondée sur des conseils ouvriers (« les producteurs associés », comme le disait Marx) n’ont pas été retracées.

Dans le choix des morceaux de cette anthologie, nous nous sommes (laissé guider par deux considérations. I. II. III. Ernest Mandel - En défense de la planification socialiste. Le livre de Alec Nove " The Economics of feasible Socialism " critique la méthode de la théorie économique marxiste.

Ernest Mandel - En défense de la planification socialiste

Cette méthode serait sans objet pour la construction du socialisme. Le but de la conception politique marxiste - le socialisme sans production de marchandises - serait un leurre impossible a réaliser. Lordon. Sortir de l’euro ?, par Frédéric Lordon. Beaucoup, notamment à gauche, continuent de croire qu’on va changer l’euro. Qu’on va passer de l’euro austéritaire présent à un euro enfin rénové, progressiste et social. Cela n’arrivera pas. Il suffirait d’évoquer l’absence de tout levier politique en l’état d’incrustation institutionnelle de l’actuelle union monétaire européenne pour s’en faire une première idée.

Mais cette impossibilité tient surtout à un argument beaucoup plus fort, qui s’exprime à la manière d’un syllogisme. Majeure : l’euro actuel procède d’une construction qui a eu pour effet, et même pour intention, de donner toute satisfaction aux marchés de capitaux et d’organiser leur emprise sur les politiques économiques européennes (1). La crise de la dette publique. De multiples affirmations de « bon sens » sont avancées depuis de nombreuses années par les « experts » comme de postulats économiques incontournables tels : « Les Etats ne peuvent plus longtemps vivre audessus de leurs moyens », « aucun ménage ne pourrait être endetté de la sorte », constats appelant comme une évidence la réduction des dépenses publiques : « Il faut payer la dette »… Qu’en est-il ?

La dette publique est constituée par le total des engagements financiers sous forme d’emprunt pris et en cours à un instant T par les administrations publiques : Etat, collectivités territoriales, et administrations de sécurité sociale. Elle s’élève pour la France à 1 713 Milliards d’euros au 31.12.11 (85,8% du PIB) contre 1 212 milliards d’euros au 31.12.07 (64% du PIB), soit une progression de 30 % en volume et de 21 points du PIB par rapport à la fin de l’année 2007, juste avant le début de la crise. Elle se situe dans la moyenne de la zone euro. Origine de la dette Dette illegitime. Les ultras-riches et moins de 1%