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Macron

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Macron, le candidat de la droite libérale. Emmanuel Macron, «candidat des médias» : autopsie d’un choix implicite. Partons cette semaine, chers lecteurs, en enquête d’immersion dans la fabrication d’un «candidat des médias». Quelles sont ses méthodes ? Comment et par qui est-il désigné ? Voici un cas d’école. Le week-end dernier, quatre gros meetings se partageaient l’actualité politique. Benoît Hamon était investi à Paris, tandis qu’Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon tenaient des réunions publiques à Lyon.

Seuls deux de ces quatre candidats virent leurs réunions retransmises en direct et en intégralité par les quatre chaînes d’info en continu (BFM-TV, i-Télé, France Info et LCI). Est-ce à dire, comme le conclurent immédiatement de nombreux internautes, que «les médias» ont choisi leurs deux candidats, et le second tour de leurs rêves ? S’agissant de Macron, c’est exactement l’inverse. Ce qui, en soi, ne suffirait d’ailleurs pas. Pas de programme ? Daniel Schneidermann. Comment les médias ont fabriqué le candidat Macron - Le Vent Se Lève. Le « Trombinoscope » béatifie Emmanuel Macron. Un message venu de l’Olympe éditocratique ou de Dieu lui-même ? Chaque année depuis 1992, le « Trombinoscope », « annuaire professionnel du monde politique », décerne des « récompenses » à des responsables politiques, sur le modèle des Césars ou des Victoires de la Musique.

Plusieurs prix sont attribués par un jury, composé de journalistes politiques, du « ministre de l’année » au « député de l’année » en passant par « l’élu local de l’année » et « l’Européen de l’année ». Nous l’écrivions déjà il y a deux ans [1] : Chaque année, la fine fleur du journalisme politique récompense donc des responsables politiques et une remise des prix est organisée dans les salons de l’Hôtel Lassay à l’Assemblée nationale, au cours de laquelle l’entre-soi politico-médiatique s’auto-congratule en mangeant des petits fours.

Une preuve supplémentaire, s’il en fallait une, de l’indépendance farouche des journalistes politiques, et de leur implacable rejet de toute forme de connivence avec le pouvoir.