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Le Salvador: La violence et avortement

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Salvador : Une jeune femme, victime d'un avortement spontané, est finalement graciée. Le bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a salué la décision prise, il y a quelques jours, par l’Assemblée législative du Salvador de gracier une femme condamnée à 30 ans de réclusion pour un avortement involontaire, mais se montre toujours inquiet quant à la législation en place dans ce pays d’Amérique centrale, l’un des plus stricts au monde concernant le droit des femmes à disposer de leur corps.

Salvador : Une jeune femme, victime d'un avortement spontané, est finalement graciée

Depuis 1998, le recours à l’avortement y est strictement interdit, peu importe les circonstances (y compris l’avortement thérapeutique). Ce dernier a expliqué que la personne graciée a été condamnée pour homicide aggravé après avoir souffert d’une fausse couche. L’Assemblée législative a approuvé à 40 voix contre 26 la grâce de Vásquez Aldana, qui purgeait depuis 2008 une peine de 30 ans de prison.

Le Salvador : la prison pour crime de fausse couche. Crédits Photo -- Ulises Rodriguez /Reuteurs Septembre 2013, la sentence de Glenda Xiomara Cruz tombe.

Le Salvador : la prison pour crime de fausse couche

Elle écope de 10 ans de prison pour avoir fait une fausse couche. Le 30 octobre 2012, la jeune salvadorienne, âgée alors de 19 ans, ressent des douleurs abdominales. La vie de Beatriz, interdite d’IVG. L’histoire de cette jeune femme enceinte dont la vie était menacée a bouleversé le pays, où l’avortement est interdit.

La vie de Beatriz, interdite d’IVG

Beatriz a été sauvée grâce à la ministre de la Santé, mais le débat reste ouvert. Une jeune Salvadorienne a accaparé l’attention internationale ces dernières semaines. Beatriz, âgée de 22 ans et souffrant d’un lupus et d’une grave insuffisance rénale, était enceinte. Sa grossesse avançant, sa vie était en danger. L’interdiction totale de l’avortement au Salvador : les faits. Comment peut-on considérer une fausse couche ou la naissance d’un enfant mort-né comme un crime ?

L’interdiction totale de l’avortement au Salvador : les faits

Au Salvador, les femmes qui font des fausses couches, accouchent d’un enfant mort-né ou souffrent d’autres complications liées à leur grossesse sont régulièrement soupçonnées d’avoir subi un « avortement », un acte interdit en toutes circonstances. Par la suite, elles sont souvent inculpées d’« homicide » ou d’« homicide avec au moins une circonstance aggravante ». Que dit la loi sur l’avortement ? Salvador. L'interdiction totale de l'avortement est synonyme de traumatisme et de pauvreté pour les enfants et les familles.

Douze points sur l'interdiction de l'avortement au Salvador. La loi sur l’avortement au Salvador est l’une des plus restrictives au monde.

Douze points sur l'interdiction de l'avortement au Salvador

L’avortement est totalement interdit, dans toutes les circonstances, et de lourdes peines de prison sont prononcées à l’encontre des femmes accusées d’avoir mis fin à leur grossesse. Le récent rapport d’Amnesty International, À deux doigts de la mort : la violence contre les femmes et l’interdiction de l’avortement au Salvador, démontre que cette législation restrictive détruit la vie de nombreuses femmes et jeunes filles. Amr290042014fr.