Du bœuf anglais tuberculeux dans les assiettes européennes. Quinoa : bon pour la santé, pas pour la terre ? Bolivie / / Amérique du sud La « graine dorée » séduit les marchés occidentaux grâce à ses qualités nutritives inégalées et conduit les pays andins à multiplier sans cesse leur production.
Les modes de culture traditionnels et l’élevage des lamas sont abandonnés pour faire face à la demande, mettant en péril la fertilité des sols. © Vi..Cult… 2013, Année internationale du quinoa Pour la Bolivie, principal producteur mondial de quinoa, l’engouement mondial suscité par la pseudo-céréale andine est porteur d’espoir. L’organisme international estime que les dépenses des pays développés dans le secteur des aliments sains et naturels continueront de soutenir la demande au cours des prochaines années. Car la « graine dorée » a tout pour séduire : elle offre plus de protéines que le riz, le blé ou le maïs, et contient huit acides aminés essentiels ainsi que d’importantes quantités de fer, de calcium, de magnésium, de potassium, de phosphore et de zinc.
L’élevage de lamas en net recul. La transition alimentaire : une vachement bonne idée. Quand on parle de transition, vient immédiatement à l’esprit de chacun la transition énergétique, la transition économique et sociale, la transition agricole.
Ces transitions sont liées les unes aux autres, sont incontournables, mais elles sont très lentes à se réaliser, en dépit des bonnes volontés. Les causes en sont multiples : coûts de mise en œuvre, changements organisationnels, résistances des lobbys … Mais le principal frein au changement reste la modification des habitudes individuelles et de l’échelle des valeurs que les transitions impliquent. Or il est une transition plus simple à réaliser et individuellement faisable : la transition alimentaire vers une alimentation moins riche en protéines animales.
Or tout cela est dû à une évolution culturelle, récente, en faveur des protéines animales, qui ne sont pas nécessaires en telle quantité pour le bien-être de l’homme. Du Chlordécone dans les lasagnes ? Ah non, dans les bananes. Je méconnais les règles de la physique médiatique, mais assurément elles existent.
Comment expliquer sinon, que certaines nouvelles pèsent des tonnes et que d’autres pèsent moins qu’une plume ? Pourquoi par exemple, un tel engouement des rédactions sur « la crise des lasagnes de cheval » et à peine un bruissement d’ailes sur le dossier du chlordécone ? Le trébuchet médiatique est terriblement injuste. « Chlordé… quoi ? », me direz vous ? Résumons. Liberté de polluer pour les Békés Mais voilà : suite à des cyclones qui causèrent d’importants dégâts pour les bananeraies des Antilles, les planteurs de banane réclament du chlordécone pour lutter contre le charançon. Mais comme, visiblement, la liberté de polluer est inscrite dans la déclaration des droits de l’homme et du béké, les planteurs obtiendront encore pourtant deux dérogations successives leur permettant d’utiliser le funeste pesticide jusqu’en 1993.
Lasagne au cheval : le suspect est un anti-écolo militant. Barthelemy Aguerre, président de la société Spanghero impliquée dans le trafic de viande de cheval, sévit de longue date dans le Pays basque : partisan des OGM, d’une nouvelle deux fois deux voies, patron de choc, opposé à la chambre autonome d’agriculture...
Ainsi donc, le ministre Benoit Hamon se serait montré « très léger » et même "extrêmement imprudent" en pointant la responsabilité de la société Spanghero dans le scandale de la viande de cheval qui se fait passer pour du boeuf. C’est en tout cas l’avis de l’intéressé, un certain Barthélémy Aguerre, président de l’entreprise, qui veut bien cependant consentir une « négligence ». Mais Barthélémy Aguerre est un franc du collier, maire et conseiller général Modem, qui a toujours clamé ses intentions en barrant la route aux défenseurs de l’environnement, aux promoteurs d’une agriculture paysanne et aux syndicats. Droit dans ses bottes, Barthélémy Aguerre a pourtant déjà été au cœur d’un scandale de viande, avariée cette fois. La spéculation alimentaire, nouveau risque de réputation pour les banques - Débats - investissement socialement responsable. Les prix alimentaires mondiaux en baisse de 7 % en 2012.
Les prix alimentaires mondiaux ont baissé de 7 % en 2012 par rapport à l'année précédente, selon l'indice de la FAO publié jeudi 10 janvier, qui s'est replié en décembre pour le troisième mois consécutif.
Pour 2012, l'indice s'établit à 212 points, soit 7 % de moins qu'en 2011, précise la FAO, qui se félicite de voir ainsi écarté tout risque de crise alimentaire. Selon l'organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation, cette baisse sur l'année est principalement due au repli des prix du sucre, des produits laitiers et des huiles. L'indice des prix alimentaires, calculé sur un panier moyen de denrées de base, a continué de baisser en décembre pour le troisième mois consécutif, en repli de 1,1 % à 209 points pour le dernier mois de l'année – contre 263 points en septembre, dernier mois de progression des prix avant le repli du dernier trimestre. En décembre, la baisse des prix des principales céréales et des huiles et graisses amorcée à l'automne s'est confirmée. L'huile de palme à usage alimentaire reste menacée.