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Internet et démocratie

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Démocratie participative et municipales : petit guide pratique à l’attention des candidats. Le mandat 2001-2007 vit l’essor des conseils participatifs en tout genre, le suivant fut le temps de la remise en question et de l’adaptation. En dehors des questions théoriques, que peuvent concrètement attendre électeurs et candidats du mandat à venir en matière de participation du citoyen ?

Mieux associer le citoyen à la vie démocratique de la commune : posé en ces termes, l’enjeu de la démocratie participative n’est guère contestable. Pourtant, l’expression semble peu présente dans le discours des candidats aux élections à venir, sans doute en réaction à un terme si galvaudé dans les années précédentes qu’il finit par être contre-productif électoralement. Les limites des dispositifs traditionnels, dont le conseil de quartiers est l’emblème, sont désormais bien connues. Au sein du personnel politique comme des candidats, le besoin de concertation, de prise en compte de la parole et des attentes du citoyen, n’en reste pas moins présent. Une fois élu : procéder par ordre. Des plateformes communautaires encouragent le développement d’un management urbain participatif. Le développement d’outils digitaux d’interpellation citoyenne favorise l’émergence d’un nouveau modèle de démocratie urbaine. A l’occasion de la présentation annuelle du FT/Citi Ingenuity Award in Action Award à San Francisco, plusieurs startups plaçant au cœur de leur projet des mécanismes simples et réplicables améliorant le mode de vie des citadins à travers le monde ont débatu d’un futur paradigme urbain.

Parmi les finalistes, SeeClickFix propose aux citoyens des grandes villes américaines de détecter et signaler les défaillances urbaines aux autorités publiques grâce à une application mobile. Développé en 2008 à New Haven pour sensibiliser les pouvoirs publics à la multiplication des graffitis, cette plateforme est devenue une interface mondiale collaborant directement avec les gouvernements locaux.

En permettant aux citoyens d’exprimer leurs attentes, ce type d’initiatives renforce les mécanismes de contrôle des autorités publiques et esquisse un mode de gouvernance participatif. Des citoyens connectés, dans des villes déconnectées de la réalité d'Internet. Cette semaine a eu lieu à Paris, la 15em remise des labels "Ville Internet" en présence de Bertrand Delanoë, Maire de Paris, et de Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires, pour récompenser les initiatives numériques de nos communes avec un label qui va de @ à 5@ et que vous pouvez fièrement afficher sur un panneau d'entrée de ville.

Quinze ans déjà que ces labels ont été lancés, et qu'ils ont été attribués à 945 collectivités locales, dont 268 en 2013. L'Ile-de-France, Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Lorraine et Aquitaine, étant les régions recueillant le plus de villes ayant reçu un label. Cette année 187 villes restent au même niveau, pour ne pas dire stagnent, 27 progressent d'une @, 5 de deux @. Tous les détails dans un document de 7 pages mis en ligne sur le site du label Ville Internet. Tout ça pour ça! Car GreenSI est loin de partager le satisfécit qu'il règne autour de ces labels "Ville Internet". La fracture numérique entre les villes et les citoyens est en marche. La cyberdémocratie. Cyberdémocratie : le temps des citoyens.

Inventons une cyberdémocratie pour accompagner la civilisation du numérique. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Joël de Rosnay (scientifique, prospectiviste, conseiller de la présidence d'Universcience) et Anne-Sophie Novel (journaliste ) Comment changer d'ère et préparer l'avenir quand tout semble morose et compliqué ? Quand les structures sociétales, complexes, semblent organisées pour résister au changement, dignes du phénomène, bien connu en biologie, qu'est l'homéostasie (du grec homeos, "même", et stasis, "état de rester") ?

N'est-il pas temps de changer de paradigme pour épouser enfin le monde d'après ? La société informationnelle qui s'installe depuis l'avènement d'Internet en 1995 bouscule nos sociétés industrialisées. Les indicateurs économiques, sociaux et environnementaux si redoutés lors du Sommet de la Terre de Rio (1992) sont maintenant dépassés. Comme le dit Michel Serres : " Ce n'est pas une crise, c'est un changement de monde. " Force est de constater que nous sommes déjà dans le mur, et que nous devons nous en extirper. Est-ce que le numérique permet d'élargir la participation démocratique ? Description courte Le rôle d'internet et des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le renouvellement des formes de démocratie et de participation citoyenne est au centre de nombreux débats depuis plusieurs années. Internet permet-il réellement un renouvellement de la participation citoyenne ?

La démocratie y gagne-t-elle vraiment grâce aux nouvelles formes d'engagement ? Ne sont-ce pas toujours les mêmes qui s'expriment, à l'encontre de avis et des positions des mal-connectés ? Description Acteurs Dates clés Références Dominique Cardon, la démocratie Internet, promesses et limitesLa participation démocratique toujours en question : nouveaux paradigmes de l'action citoyenne, Bastien Kerspern : Le débat public en ligne : une ouverture des espaces et des acteurs de la délibération ? Démocratie, participation, numérique. Faire la loi, ensemble. A TED Global en juin 2012 (vidéo), Clay Shirky (@cshirky), faisait une stimulante présentation sur ce que la programmation open source pouvait enseigner à la démocratie.

Clay Shirky y rappelle d’abord la valeur de la contribution, comme il l’a fait dans ses deux livres. Il prend pour exemple le blog de la jeune Écossaise Martha Payne qui documentait chaque jour d’une photo et de quelques commentaires ce qu’elle mangeait à l’école… Jusqu’à ce que son professeur lui demande d’arrêter… et que le tollé de cette censure fit reculer l’école et la municipalité. Si la mise en circulation d’une foultitude d’idées par les technologies de diffusion transforme la société, estime Shirky, plus il y a de débats, de passions… plus elles ont tendance à générer des tensions qu’autre chose, comme ce fut le cas entre Martha et son école.

Si c’est très bien que les tensions de la société génèrent plus de débats, génèrent-elles pour autant un « meilleur débat » ? Comment ? Ouvrir la fabrique des lois ? Outils de délibération. Comprendre les nouvelles formes de citoyenneté à l’heure du numérique. Par Hubert Guillaud le 12/09/12 | 8 commentaires | 6,445 lectures | Impression Nous vous faisions part, la semaine dernière, des bons conseils d’Ethan Zuckerman pour utiliser intelligemment le financement participatif pour mener à bien des projets citoyens… Le chercheur, directeur du Centre des médias civiques du MIT, a récemment complété son propos à l’occasion d’une conférence donnée à l’université Flinders à Adélaïde en Australie qu’il a retranscrite sur son blog (vidéo). Pour lui, l’expérience de financement participatif de Jase Wilson qu’il évoquait (le développeur Jase Wilson a lancé une collecte de dons sur l’internet pour financer une ligne de tramway à Kansas City, un projet que la ville venait d’abandonner faute de financement) est un exemple de la façon dont les “natifs” d’internet utilisent l’internet pour exercer leur citoyenneté, et s’engager via de nouvelles formes d’outils dans la vie civique.

Ethan Zuckerman voit à la fois le potentiel et le risque de ces expériences. LA BOITE | A EXPÉRIENCES | A OUTILS | A IDEES | Pour une participation démocraTIC. Démocratie en réseaux 2011. Cinq expériences de démocratie 2.0. Les réseaux sociaux, médias en ligne, blogs redonnent-ils du pouvoir aux citoyens ? Le Forum mondial de la démocratie, cette semaine à Strasbourg, examine des initiatives à l'oeuvre sur tous les continents. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Anne-Sophie Novel (journaliste ) Du 23 au 27 novembre, à Strasbourg, les participants au Forum mondial pour la démocratie examineront des initiatives de démocratie participative à l'oeuvre sur tous les continents.

En voici quelques exemples. > Lire aussi l'entretien : "Internet renforce le pouvoir de la société civile" Depuis trois ans, les initiatives françaises de démocratie 2.0 se multiplient, avec pour objectif de stimuler la participation citoyenne aux instances démocratiques, qu'elles soient locales ou nationales. Sur Parlement-et-citoyens.fr, la co-élaboration des propositions de lois portées par les parlementaires est à l'honneur. Ciblant plus particulièrement les questions d'immigration, PBP mêle l'analyse quantitative aux éléments qualitatifs. Vouloir un web coopératif. Par Daniel Kaplan le 27/06/08 | 17 commentaires | 17,522 lectures | Impression En 2006, Time Magazine nous nommait, nous tous, “personnes de l’année“. L’explosion des blogs, des plates-formes de partage d’images, des réseaux sociaux, donnait le sentiment d’une prise d’assaut de l’univers médiatique par son propre public. Mais en page intérieure du numéro de l’année suivante, l’hebdomadaire reproduisait presque la même couverture, avec un autre titre : “Personne de l’année : Eux“, eux les médias, les puissants, les influents.

Que s’est-il passé d’une année sur l’autre ? MySpace est devenu un système pour vendre de la musique. Des élections en France et ailleurs ont montré que, si l’internet offre un puissant moyen d’organiser les convaincus, ce sont encore les médias qui convainquent les indécis. L’argent de la publicité n’a pas afflué vers les sites sociaux, entre autres, comme a pu le constater Facebook, parce qu’elle n’y est pas facilement la bienvenue. Portabilité, propriété Le décodage. Internet, un outil de la démocratie. Depuis qu’internet commence à se diffuser dans le grand public, une controverse réapparaît régulièrement : ce nouveau dispositif de communication favorise-t-il le débat démocratique ? Cette discussion a trouvé une nouvelle actualité avec l’apparition des blogs et plus largement des applications du web 2.0 qui permettent à l’internaute de s’exprimer encore plus facilement que précédemment. Internet, contrairement à la radio ou à la télévision, met en situation d’égalité l’émetteur et le récepteur, c’est donc, à première vue, l’outil idéal pour une démocratie participative où le citoyen pourrait intervenir très régulièrement dans le débat public.

Je me propose dans ce papier d’examiner comment cette question a d’abord été abordée au démarrage de cette nouvelle technologie, puis dans la période actuelle. Internet reproduit-il la concentration des médias traditionnels ou permet-il à de nouveaux acteurs de prendre la parole ? Agora électronique ou confusion Le consommateur et le citoyen.