"La Russie rachète l'industrie allemande, une... Considéré comme la « grand-messe russe » tentant de concurrencer le Forum de Davos, le Forum économique de Saint-Petersbourg 2009, qui s'est tenu du 4 au 6 juin, a été placé sous le signe de la crise mondiale et de celle de la Russie.
L'occasion de revenir sur la situation économique de la Russie avec Thomas Gomart, directeur du centre Russie / NEI à l'Institut français des relations internationales (IFRI). Il était présent à ce rendez-vous et a participé à une table ronde sur le thème des relations Russie / Union européenne. Quelle est la situation actuelle de l'économie russe ? La Russie a pris conscience de l'ampleur de la crise après tout le monde, dans la seconde quinzaine d'octobre. Pour les Russes, qui avaient jusque là un sentiment de puissance avec un baril à 120 dollars et la victoire en Géorgie, la crise était américaine et européenne. La production industrielle a chuté de 16% en janvier 2009 par rapport à janvier 2008. Quelles sont les causes de la crise ? «Un nouveau front pour le Kremlin»
Iounous-Bek Evkourov, le président d’Ingouchie, une république du Caucase russe proche de la Tchétchénie, a été grièvement blessé hier dans un attentat.
Libération a demandé à Thomas Gomart (1), directeur du centre Russie/Nouveaux Etats indépendants de l’Institut français des relations internationales (Ifri) d’expliquer les raisons de ce regain de violence dans une région connue pour son instabilité. Sait-on qui est derrière ces attentats : mafias, règlements de compte ou islamistes ? Dans cette région, la limite est souvent floue en ce qui concerne l’idéologie religieuse, les liens familiaux ou les mafias, il est donc difficile de désigner un commanditaire. Le Kremlin a, lui, tendance à placer tous les mouvements rebelles sous le vocable fourre-tout de wahhabisme. Mais, il est clair que les attentats qui viennent d’avoir lieu étaient ciblés, qu’ils touchent des représentants de l’Etat ou ceux des siloviki [structures de force, à savoir justice, police, services, ndlr].
La Russie et la Chine prennent leurs marques. Six ans après l'année France-Chine, débute aujourd'hui l'année France-Russie.
Pour Moscou comme pour Pékin, ces manifestations s'inscrivent moins dans une logique bilatérale que globale. La Russie et la Chine conduisent en effet des stratégies de marque, destinées à construire une image basée sur une symbolique de puissance, en maniant des leviers culturels, politiques, militaires et économiques. Les trajectoires des deux pays présentent des analogies. Pilotées au plus haut niveau, leurs stratégies graduelles de marque impliquent un accès privilégié aux réseaux globaux de communication. Créée en 2005, la chaîne Russia Today diffuse en quatre langues sur plusieurs continents. Cette ambiguïté se retrouve dans le tandem au pouvoir en Russie, Janus aux deux visages : celui d'un Medvedev souriant et conciliant et d'un Poutine impassible et martial. Les dissimilitudes sont révélatrices des orientations des deux pays. Pour l'Europe, il faut apprendre à décoder ces positionnements de marque.
Sur Russie-Ukraine. Sur USA-Russie. Sur UE-Russie. Sur France-Russie. Moscou revoit radicalement sa politique étrangère.