"C'est bien un mouvement sans précédent que nous vivons là pour la Tunisie" Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Marion Solletty "Mon nom est un pseudo, mon e-mail est une adresse électronique jetable et je ne suis pas professeur. Pour vous écrire, je suis passé par un proxy. " Les mots d'"Ahmed*, professeur", 45 ans, l'un des nombreux Tunisiens à avoir répondu à l'appel à témoignages du Monde.fr, sont révélateurs de l'ambiance qui règne dans le pays. Sites Internet bloqués, policiers en civil dans la rue, établissements scolaires fermés : les autorités surveillent comme le lait sur le feu une population dont la mobilisation est sans précédent depuis le suicide d'un jeune vendeur ambulant à Sidi Bouzid, dans le centre du pays. Lors de son inhumation mercredi, une foule estimée à 5 000 personnes a marché derrière son cortège funèbre en criant sa colère. Plus de trois semaines après son geste désespéré, les heurts secouent toujours Thala, une petite ville de l'intérieur du pays, à 250 km de Tunis et à une centaine de kilomètres de Sidi Bouzid.
Sidi Bouzid : “Cet article a été censuré en Tunisie. Partagez-le” » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Les manifestations qui ont suivi la tentative de suicide d’un jeune chômeur [fr] à Sidi Bouzid, voici deux semaines, puis le suicide par électrocution de Houssine Ben Faleh Falhi, 25 ans, et celui de Lofti Guadri, 34 ans, également à Sidi Bouzid, ont aujourd’hui atteint les grandes villes tunisiennes et la capitale, dans un mouvement qui ne réclame plus seulement du travail et des perspectives d’avenir, mais la remise en cause du “système Ben Ali”, président au pouvoir depuis 23 ans.
Les vidéos des premiers rassemblements, organisés par les avocats, les journalistes, les syndicats tunisiens, au début de cette semaine en Tunisie, pouvaient sembler modestes de l’extérieur, avec des slogans mesurés, mais étaient déjà exceptionnelles dans le contexte tunisien. Le blogueur tunisien Anis, qui faisait au début des manifestations le bilan politique d’une jeunesse tunisienne dans “J’ai 31 ans et je n’ai jamais voté“, a titré son dernier billet du 30 décembre : “Dorénavant, on n’a plus peur“.
Tunisie: Campagne de piratage des comptes Facebook par la police tunisienne (?) » Nawaat de Tunisie - Tunisia. De nombreux indices faits avérés me laissent croire que depuis quelques jours nous vivons ce qui ressemblerait fort à une campagne de piratage des comptes Facebook par la police tunisienne. Il s’agit vraisemblablement d’une campagne destinée surtout à subtiliser les log et mot de passe des utilisateurs afin de fouiner dans leurs messages privés. Par ce moyen, la police, en quête de renseignements, chercherait à s’infiltrer dans les comptes des utilisateurs pour savoir qui communique avec qui et sur quel sujet.
Il s’agirait en somme de chercher à démanteler ces réseaux de journalisme citoyen qui se sont constitués spontanément suite aux mouvements de contestation de Sidi-Bouzid. Depuis les événements de Sidi-Bouzid qui ont montré, en effet, l’importance des réseaux sociaux quant à la circulation de l’information, des perturbations récurrentes du réseau ont été constatées. Pour le cas de Facebook, les connexions en HTTPS notamment pour se logger sont souvent impossibles à établir. Recherche Twitter - #sidibouzid... Internet, miroir de la crise tunisienne. La censure répond aux troubles Les troubles sociaux gagnent plusieurs régions tunisiennes depuis le 17 décembre. Ce jour-là, un vendeur ambulant de 26 ans, Mohamed Bouazizi, tente de s'immoler à Sidi Bouzid, dans le centre du pays, après que la police lui a confisqué ses marchandises.
Il est décédé mardi 4 janvier. Les troubles auraient déjà fait 58 morts selon la FIDH, des blessés, et entraîné l'arrestation de dizaines de personnes. Le cas de Mohamed Bouazizi et les manifestations qui ont suivi sont symptomatiques du "malaise des jeunes lié au chômage qui les frappe en très grand nombre", estime Khemaïs Chammari, ancien député de l'opposition et membre du "comité Sidi Bouzid".
Un article de LEXPRESS.fr bloqué Face à ce mouvement de contestation, les autorités répondent en dénonçant "l'instrumentalisation politique" du mouvement... et en resserrant la surveillance de l'information. Une censure généralisée La censure est déjà largement pratiquée par le régime tunisien. Kader A. Pourquoi les médias ne parlent-ils pas de la Tunisie ? - enréfléchissant sur LePost.fr. Tunisie 04/01/2011 à 20h10 - mis à jour le 05/01/2011 à 08h23 | vues | réactions Depuis plus de deux semaines en Tunisie d'importantes manifestations ont lieu et une répression digne des évènements ayant suivi l'élection présidentielle en Iran il y a un an sévit.
On fait d'ailleurs état de plusieurs morts et un journaliste est en soins intensifs suite à une attaque par des policiers alors qu'il couvrait une manifestation à La Chebba. Plusieurs journalistes de radios couvrant les évènements contestataires ont été arrêtés et manque toujours à l'appel Ammar Amroussia, porte-parole du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (parti illégal ) et correspondant du journal Al-Badil, arrêté le 29 décembre 2010 au matin à Gafsa. Alors que la censure et la répression durent depuis déjà deux semaines, les médias commencent juste à couvrir l'évènement (environ 600 articles recensés sur Google actualités pour la recherche "Tunisie Sidi Bouzid"), tout simplement en commençant leurs articles par :