[Bakchich : informations, enquêtes et mauvais esprit] L'attentat. Les commissions, et leurs destinataires, versées lors de la vente en 1994 de trois sous-marins au Pakistan n’ont pas intéressé que la justice, les médias et les barbouzes françaises.
Selon les informations glanées par Bakchich, le ministère de la Défense pakistanais s’est, dès 1997, fendu d’une drôle de démarche. Saisir le ministère de la Justice française pour connaître les ayant-droit des commissions de ce marché de 826 millions d’euros. Une étrange demande d’entraide judiciaire puisqu’à l’époque aucune enquête de la justice pakistanaise ne portait sur ledit contrat. Mieux, la demande, émanant de généraux, avait « tout d’une demande de renseignement et ne ressemblait absolument pas à une commission rogatoire internationale », décrit un magistrat en poste à l’époque des faits.